

Dans l’avion qui me ramenait au pays, en provenance d’Italie, en compagnie de nombreux autres compatriotes, pour la circonstance du Magal 2006, je réfléchissais sur la réponse la plus` conséquente possible à apporter à l’appel de Serigne Saliou MBACKE, le Khalife Général des Mourides...
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Dans l’avion qui me ramenait au pays, en provenance d’Italie, en compagnie de nombreux autres compatriotes, pour la circonstance du Magal 2006, je réfléchissais sur la réponse la plus` conséquente possible à apporter à l’appel de Serigne Saliou MBACKE, le Khalife Général des Mourides.
Par l’Internet, j’ai pu suivre le sermon du Khalife valant appel au Magal. Dans ma tête, résonnaient avec acuité, les mots par lesquels le Saint Homme avait expliqué la genèse de la fondation de la Ville Sainte de Touba. J’ai particulièrement retenu son appel à contribution en direction des chantiers grandioses qu’il allait ouvrir dans le sens de l’amélioration de la voierie urbaine. Sans doute ces chantiers allaient donner à notre métropole sa véritable dimension de Cite de Cheikhoul Khadim.
Donc, bien avant de monter à bord de mon vol, ma résolution était prise : je ne laisserai personne me surpasser dans la pertinence de la réponse à l’appel du Khalife.
C’est donc le cœur léger, qu’aussitôt débarqué à Dakar, je pris la route pour Touba. Mais là, une surprise de taille m’attendait. Presque rien de mes habituels repères topographiques ne subsistait plus. Cela fait juste un an, qu’après le dernier Magal, j’avais regagné l’Europe mais c’est comme si j’abordais dans une contrée inconnue. La ville avait tellement grandi depuis mon dernier séjour que je ne reconnaissais pratiquement rien de ce que j’avais sous les yeux. Partout de nouvelles maisons toutes plus pimpantes les unes que les autres. Partout de nouvelles rues, larges et rectilignes, qui n’attendaient que leur revêtement de bitume. Et, de part en part, de gros tas de béton ou de latérite barraient la vue sans toutefois gêner la circulation. C’était là le signe des premières réponses des talibés à la harangue du Khalife.
La Grande Mosquée ! Ah la Grande Mosquée ! Au propre comme au figuré, elle est en passe de devenir une des merveilles du monde. Combien elle a gagné en beauté et en munificence en un an ! Serigne Saliou a annoncé plus d’un milliard d’investissement pour son extension et son embellissement. C’est sûr ; qu’à terme, elle continuera d’être la fierté de toute la Umma .
La nuit commençait à tomber et la ville était illuminée par des flots de lumière généreusement dispensée par de nombreux lampadaires ultra modernes et dotés de candélabres aux branches multiples et artistiquement travaillées.
Comme dans un tourbillon sans fin, je me laissai porter par un délicieux sentiment de plénitude. Comme j’étais fier d’être mouride. Comme j’étais plein de gratitude envers Khadimou Rassoul de m’avoir choisi comme membre de sa Communauté. Je pensai à Serigne Saliou MBACKE, l’architecte, le maître d’œuvre de toutes ces merveilles, et je sentis mon cœur défaillir de bonheur. Vraiment que DIEU lui donne longue vie et santé de fer. Que DIEU lui permette de réaliser, selon son rythme et sa planification, son grand dessein pour notre fierté commune : la Cite Bénite de Khadimou Rassoul.
Je suis sûr que la foule bigarrée et fervente que je voyais déambuler autour de moi partage mes sentiments de dévotion et de dévouement pour Serigne Saliou. Les khassaides diffusées par les hauts parleurs, les nombreux véhicules qui débarquent leur cargaison de pèlerins empressés, les bœufs, les moutons et même, ça et là, les chameaux à l’attache dans les concessions en vue des festins à offrir aux hôtes, tout cela, j’en suis sûr, dénote l’empressement de la communauté à répondre à son « ndiguël. »
Tous les signes sont là, pour affirmer, sans risque de se tromper, que le Magal 2006 fera date dans l’histoire du mouridisme





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