
Touba, il est près de 10 heures. La ville Sainte grouille de monde, de voitures bref d’une ambiance qui annonce un événement. En effet, c’est le Magal de Porokhane : le rendez-vous annuel en ziarra à la mémoire de la vertueuse Soxna Mariama Bousso " Jâratul Lâh " (La Voisine de DIEU ).
La détermination des pèlerins, leur amour pour Mame Diarra et l’importance qu’ils accordent à la destination Porokhane se mesure par la variété des moyens de transport utilisés :
cars, mini bus, camionnettes, camions, eh oui ! sont tous visibles dans les différents convois tout le long du trajet.
Un aperçu sur le nombre de pèlerins serait obtenu par le nombre de véhicules croisés mais aussi et surtout les longues foules en attente sur la route de Touba à Porokhane .
Aussi, les embouteillages consatées à Kaolack, à Nioro et à l’entrée de Porokhane où les les voitures étaient obligées de rouler " pare-choc contre par-choc " tellement le trafic etait dense. Cette même situation était valable sur l’ensemble des itinéraires menant vers Porokhane Touba, Ziguinchor, Gambie etc...
Un fait important est remarqué, c’est le flux des voitures qui quittent Porokhane pleins de pèlerins ayant effectuées leur Ziarra et qui rentrent sans passer la nuit. Dans ce lot on note des autorités religieuses, des élèves et autres travailleurs pour diverses contraintes socioprofessionnelles. A Porokhane on rencontre des responsables de dahiras venant de la sous-région (Guinée , Mauritanie , Mali etc..) mais aussi des autres continents pour la ziarra.
Une fois sur les lieux on pourrait en déduire que la réponse à l’appel est tellement massive, spontanée qu’on serait tenté d’en conclure que tous les mourides qui en ont la santé et la disponibilité considèrent comme une obligation le pèlerinage de Porokhane
Aussi dans les résidences Cheikhoul Khadim se trouvant à l’extérieur du Sénégal (Europe, Amérique, Afrique ) de plus en plus, ce jour de ziarra dédié à Sokhna Diarra y est célébrée dans le respect des principes de l’Islam (mention du nom de DIEU, réceptions et prières à la mémoire de Sayyidatunâ Mariama Bousso " Jâratul -lâh " .
Lorsqu’elle fut inhumée dans cette terre de porokhane, en 1863, une localité enclavée loin de toutes les grandes routes ou lieux d’habitation, village abandonnée qui pourrait penser à ce rendez-vous ? Tout esclave qui se consacre entièrement à DIEU, c’est DIEU qui s’assigne la pérennité de son œuvre. Cette vérité s’est vérifiée amplement dans cette journée de Ziarra. Nous dirons Diarama Mame Diarra, ton Agrément est sacramentel !



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