
La noblesse de caractère de Serigne Massamba n’est pas surprenante. Comment un homme éduqué par Serigne TOUBA pourrait être autrement ?
Serigne Massamba était le prototype de l’ascète qui vit parmi ses pairs et qui sert de miroir à chacun d’eux. Il n’était point un anachorète retiré sur lui-même. Il vivait dans la société parmi les hommes de son temps.
Ses qualités intellectuelles et morales et son sens des relations humaines faisaient que le Cheikh l’envoyait souvent faire le tour des disciples dans l’ensemble du pays pour raffermir leur foi. Il sillonnait alors le pays en éducateur humble ; les disciples le recevaient et il les entretenait de DIEU et de son Prophète et leur rappelait les vertus qui sont les seules aptes à faire d’eux des mourides sincères. Pour Serigne Massamba les recommandations de Serigne Touba sont des recommandations de DIEU donc il les respectait scrupuleusement et les faisaient aussi suivre à l’ensemble de ses disciples. Partout où ils passaient il semait la foi, l’amour du travail dans le sentier de DIEU.
Pendant cette période les mourides numériquement inférieurs subissaient toutes sortes de vexations et de provocations mais avec une seule causerie de Serigne Massamba, les disciples emmagasinaient une force morale telle qu’ils restaient dans les zones les plus hostiles sans fléchir ni faillir d’un iota.
Educateur hors pair mais aussi un homme pieux et généreux, sa générosité est légendaire. Il donnait tout ce qu’il avait et s’endettait pour satisfaire les autres. Quand il payait ses dettes il le faisait aussi sans compter. Il ne pouvait connaître le désarroi d’un musulman sans tenter de lui apporter des solutions.
Serigne Massamba ne gardait jamais quelque chose pour le lendemain. C’est comme si les biens de ce monde lui brûlaient les mains ; il s’empressait de satisfaire les nécessiteux et soulager les mourides dans la gêne.
Lors des travaux de la Grande Mosquée combien de simples passants ont bénéficié des repas qu’il apportait quotidiennement pour les travailleurs.
Pendant le mois de Rajab 1361h /1942, il vint dire au Khalif Serigne Mouhammadou Moustapha : " il me reste trois années à vivre sur terre ; je viens aujourd’hui te les concéder pour que tu les ajoutes à ta longévité afin de parachever ta mission ".
Quelques jours après cet entretien avec le Khalif, précisément le 10ème jour du mois de Rajab 1361 H. il s’éteignit.
Serigne Massamba ! Les générations présentes et futures s’inspireront toujours de ta vie combien pleine d’agrément.
Ton amour ardent pour le Cheikh, ton dévouement sans borne et ta serviabilité à jamais sont gravés dans la mémoire des mourides.



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