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L’Aïd El Kébir sera célébrée à Touba le mercredi 16 octobre 2013

Lundi 07 octobre 2013 : Début du mois de Dhûl Hijjah.









La fête de l’Aïd El Kébir sera célébrée à Touba le mercredi 16 octobre 2013 soit le 10ème de Dhûl Hijjah 1434 H.

L’annonce a été faite par la commission chargée de scruter le croissant lunaire dans la ville sainte de TOUBA.

Elle s’est réuni le dimanche 6 octobre après la prière du crépuscule et a confirmé l’apparition de la lune dans plusieurs localités du pays.


La fête de l’Aïd El Kabîr sera célébrée donc le mercredi 16 0ctobre soit le 10eme de Dhûl Hijjah 1434 H. à Touba. C’est ce qui ressort du communiqué fait par la commission chargée de scruter la lune sous la présence de l’imam de la grande Mosquée de Touba Serigne Mouhammadou Mamoune Bousso.

Par la voix du porte parole Serigne Abdou Diop, la commission est entrée en relation avec Serigne Mountakha MBACKE et le khalife Général des Mourides Cheikh Sidy Moukhtar MBACKE qui ont confirmé la nouvelle .

Ils ont par ailleurs confirmé que la lune a été aperçue par plusieurs musulmans et dans de nombreuses localités du pays. Dans son adresse, le porte parole est revenu sur les bienfaits que renferment les dix premiers jours du mois de Dhûl Hijjah, particulièrement les huitième, neuvième et dixième jour. Il n’a pas manque d’exhorter les fidèles à des actions dévotes comme le jeûne surérogatoire.

Sur la célébration de la fête de l’Aïd El Kabîr, il a fait un rappel important sur les pratiques cultuelles et relatives aux aspects du sacrifice tout en respectant les recommandations de la loi.


La fête du sacrifice appelée ’Idul Adhâ, ou Aïd El Kabîr

La fête du sacrifice appelée ’Idul Adhâ, est célébrée chaque année au 10ème jour du mois lunaire de " Dhul Hijjati " par les musulmans du monde entier. C’est une recommandation Divine. Elle est plus connue au Sénégal sous le nom de Tabaski. Quel est le sens d’une telle célébration ?

C’est justement un geste de haute portée à travers lequel le musulman commémore l’acte de Foi qui a conduit le Prophète Abraham à accepter de sacrifier l’unique enfant dont le SEIGNEUR l’avait gratifié, lorsque, pour l’éprouver, Il lui ordonna de procéder ainsi.

En effet, ayant atteint l’âge de quatre vingt ans sans avoir jamais eu d’enfant, il prit l’engagement de sacrifier à la face du Seigneur, le premier des enfants qu’Il voudra bien lui accorder. Ainsi, quand Ismael, ce premier né, eut l’âge de l’accompagner dans les alentours de la Mecque, le Seigneur lui rappela dans un songe la promesse qu’il LUI avait faite. Il dit alors à son fils :

" Ô mon fils, je me vois en songe en train de t’immoler. Vois donc ce que tu en penses " . (Ismael) dit : " Ô mon cher père, fais ce qui t’est commandé : tu me trouveras, s’il plaît à Allah, du nombre des endurants ".(Coran, S37 V102).

Et le Coran qui rapporte ce dialogue, poursuit en ces termes :
" Puis quand tous deux se furent soumis (à l’ordre d’Allah) et qu’il l’eut jeté sur le front, voilà que nous l’appelâmes : " Abraham ! Tu as confirmé la vision (...)"
"Et nous le rançonnâmes d’une immolation généreuse " (S37, V103-104-105-107).

Il s’agit d’un bélier que Le Bon Dieu a dépêché par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel, et qui fut sacrifié à la place du longanime Ismael. Et le Seigneur de dire :
" Ainsi récompensons-nous les bienfaisants " (S37, V110.)

De cet événement naquit une tradition qui, au demeurant, est une recommandation divine : désormais, le musulman devra commémorer cet acte mémorable de foi par le sacrifice d’un bélier. D’ailleurs le Coran dit :
" Et nous perpétuâmes son renom dans la postérité " (S 37, V108)

Le musulman, en célébrant ce jour, se rappelle nécessairement cet acte de foi, la grandeur d’âme, l’esprit de sacrifice, la confiance ferme en Dieu, toutes qualités qui ont animé le Prophète Abraham dans l’accomplissement d’une aussi noble action.

S’il demeure que la commémoration de la fête du sacrifice consiste à l’immolation d’un bélier pour son aspect symbolique par rapport à l’historique de l’évènement, il est cependant permis de recourir, selon les moyens du croyant, à l’utilisation d’un autre animal (chèvre, bœuf, chameau, etc.), pour perpétuer ce sacrifice.

Ainsi, le sacrifice du mouton, du point de vue de la jurisprudence islamique, incombe à tout musulman majeur qui a les moyens d’acheter une bête qui correspond aux normes exigées pour un évènement aussi important. Il serait peut-être bon de préciser à ce sujet que la préférence va à un bélier. A défaut, dans l’ordre de la hiérarchie définie par l’Islam, on peut immoler une brebis, une chèvre, un bœuf, un chameau ou même un coq, en tout cas une bête qui ne souffre d’aucune infirmité.


La rédaction de www.htcom.sn



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