
Jawharu - n - Nafîs (Jurisprudence) Le joyau précieux
AVANT - PROPOS
Le début de cette œuvre est béni, sa fin est agréée - AU NOM DE DIEU, LE CLEMENT, LE MISERICORDIEUX Que la Bénédiction de DIEU se répande sur notre Maître MOUHAMMAD, Son Prophète, sur Sa famille et sur ses compagnons et qu’il leur assure la Paix. SEIGNEUR ! accorde une Issue Heureuse à la Communauté de MOUHAMMAD ; que la Bénédiction Divine et le Salut soient sur lui. SEIGNEUR ! dissipe l’angoisse de la Communauté de MOUHAMMAD ; que la Bénédiction Divine et le Salut soient sur lui. SEIGNEUR ! accorde Clémence à la Communauté de MOUHAMMAD ; que la Bénédiction Divine et le Salut soient sur lui. Nous implorons Ton Secours, ô Toi Qui secours providentiellement et c’est auprès de Toi que nous cherchons Assistance - il n’y a ni moyen, ni puissance si ce n’est en DIEU le SUBLIME, l’INCOMMENSURABLE. DIEU nous suffit ; quel BON GARANT !
1. Ahmad, l’indigent spirituel, fils de Habîb dit : je rends grâce au MAÎTRE DES CREATURES, d’une gratitude qui perdure
2.J’adresse mes prières au plus Compétent Juriste, le Guide, MOUHAMMAD et à tout persévérant
3.Sachez qu’à présent, je me fixe comme but de versifier l’œuvre en prose de Al Akdari, le Grand Maître
4.Afin qu’elle soit plus accessible à quiconque voudrait la mémoriser parmi les jeunes de l’époque contemporaine
5.Je m’incline très humblement devant tout érudit scrupuleux, spécialisé en grammaire, en prosodie et en lettres
6.Je sollicite auprès de DIEU, mon SEIGNEUR, pour ce travail, l’agrément, l’assistance, la réussite et la conjonction spirituelle
7.Et qu’il soit plus pratique pour les adolescents et pour celui qui, des adultes, en éprouve le besoin
8.Je l’ai intitulé : "LE JOYAU PRECIEUX, DANS LA VERSIFICATION DE LA PROSE DE AL AKDARY LE CHEF"
9.Le principe de base des devoirs que le MISERICORDIEUX assigne infailliblement à tout individu responsable de ses actes (Mukallaf) est la Foi
10.Ensuite acquérir une connaissance qui lui permet de s’acquitter convenablement de l’ensemble des obligations individuelles (farâ’idul Cayn) ; sois donc perspicace
11.Telles que les règles du Jeûne, de la Purification Légale, de la Prière Rituelle Obligatoire, des Prières Surérogatoires, du Pèlerinage et de l’Aumône Légale
12.Ensuite il lui incombe de prendre garde strictement des limites de la Loi du MAÎTRE DU TRÔNE, le TRES-HAUT, le TRES-GRAND
13.De respecter Ses Prescriptions et Proscriptions et de se consacrer tout le temps au repentir, en faisant son méa culpa
14.Pour la FACE de son SEIGNEUR - Que Sa Grandeur soit Exaltée ! -avant que Son Courroux ne s’abatte sur lui un instant
15.Et il est parmi les clauses d’un tel repentir, le fait de regretter ses fautes précédentes, quelles qu’elles soient
16.Et de prendre la résolution, pour le reste de sa vie, de ne jamais , récidiver sur tout ce qui est préjudiciable 17.Et il doit s’abstenir de pécher, s’il est transgresseur et ce, sans délai
18.Mais il ne doit jamais retarder le repentir, ni le remettre, il ne doit non plus dire "J’attends,
19.jusqu’à ce que le REPECHEUR me mette sur la Bonne Direction" ; c’est là un signe d’abandon (de la part de DIEU) (khidhlân)
20.De damnation et de ternissure du cœur ; je cherche refuge auprès de mon SEIGNEUR contre ces deux malheurs
21.De même, la réparation de l’ensemble des injustices commises auprès des victimes compte parmi les clauses du repentir, selon l’avis de l’obéissant
22.Car cela est une Obligation Divine et quiconque y renonce par négligence, a désobéi à son MAÎTRE
23.Et quant aux dommages causés, ils sont de deux sortes le dommage matériel et le dommage moral, en dehors de toute erreur possible
24.Il doit réparer les dommages matériels des ayants droit, au cas où ces derniers seraient encore trouvables, sans tricheries
25.Au cas où ils sont introuvables, il devra les rembourser à leurs héritiers, sans hésitation aucune
26.Mais à défaut de trouver les héritiers, il disposera la redevance en aumône, en leur nom, c’est ainsi que l’a rapporté celui qui est véridique
27.Puis il doit se décharger du dommage moral qu’il a causé à la personne d’autrui par médisance, offense, ou diffamation tangible
28.Si la victime est présente ; mais si elle est absente, il doit multiplier ses œuvres pies, afin d’avoir
29.De quoi acquitter le droit de chacune d’elles (les victimes), en demandant pardon pour ses fautes, espérant la Grâce de son SEIGNEUR
30.Puis il doit préserver sa langue de l’obscénité, des paroles impudiques et de la polémique
31.La vraie parole impudique est ce qui, dans ton langage, est susceptible de porter atteinte à ta déférence ; sache-le
32.Il est toléré qu’elle soit intelligible à l’adresse du crétin, s’il ne perçoit pas l’euphémisme qui ferait comprendre
33.La vraie polémique, pour celui qui est objectif, consiste à nier la vérité après sa mise en évidence
34.Et à la rejeter par vanité et avec adversité, méprisant d’être rabaissé aux yeux des gens
35.Ensuite, il ne doit pas ridiculiser ou réprimander un musulman, ou l’injurier pour le confondre
36.De la même sorte, il ne doit pas l’accabler de crainte, sauf pour une exigence légale ; ne viole pas (la Loi)
37.Par contre, Si c’est par sanction et par correction, cela est légitime, selon l’avis des vaillants modèles
38.De même, jurer "par la répudiation" (de sa femme) est prohibé - mais cette opinion ne fait guère l’unanimité -
39.En vertu de l’énoncé qui interdit le serment "par l’affranchissement" et "par La répudiation , dans la source explicite
40.Celui qui est habitué à le faire, doit subir une peine correctionnelle
41.Car ne jure, en général, "par la répudiation" ou "par l’affranchissement" que le libertin
42.Il (le Mukallaf) doit préserver son regard de ce qui est prohibé ; il ne doit pas regarder ce qu’il n’est pas licite de voir
43.Comme le regard porté sur le musulman et qui le toise, mais non celui dirigé sur le pervers, ou le transgresseur
44.Mais il est un devoir pour lui (le Mukallaf), d’après la Législation, de manifester à celui-ci une froideur, dans le but de l’aider à se corriger
45.Il est interdit de porter le regard sur des femmes avec qui on n ’a aucun lien sacré, de même que sur tout ce qui est charmant
46.De n’importe quelle forme, en vue d’en tirer une jouissance (profane), comme la fraîcheur d’un jeune homme imberbe ; garde-toi de cela !
47.Dans cette perspective, il est interdit de jeter sur quelqu’un un regard de dédain, comme celui de menace, ou de réprimande
48.Celui dont le regard est maléfique "Al Ca’in", est toutefois responsable des conséquences du péril qui en découle, selon ce qui est rapporté par le Chef
49.Mais on met en résidence forcée le sujet réputé pour son maléfice (Al miCyân), retiens cette information
50.Il (le Mukallaf) doit préserver ses membres le ventre, la langue, le sexe, les jambes, les yeux et les mains
51.Leur septième est constitué par les oreilles ; celui qui les préserve de la désobéissance, réalise entièrement son objectif
52.Car chacune de ces sept parties - ô mon ami ! - fait face à une des portes de la Géhenne, selon la référence immuable
53.Quiconque les sauvegarde, n’entrera par aucune de ces portes, d’après ce qui est rapporté
54.Celui des membres par lequel tu désobéis, c’est par la porte infernale correspondante que tu entreras dans la vie future
55.Puis, (le Mukallaf doit) aimer un sujet par respect à DIEU à Qui appartiennent les êtres et ne doit le haïr que pour la FACE de DIEU et non pour un avantage matériel
56.Aime le croyant pour sa foi, puis déteste le mécréant pour son infidélité
57.Même Si celui-là (le croyant) t’offense et que celui-ci (le mécréant) te comble de richesses suffisantes
58.Il (le Mukallaf) doit recommander la Droiture et interdire le contraire, dans un but purement salutaire
59.Mais l’application de ce devoir requiert trois préalables mentionnés dans le commentaire de notre Maître, lui qui cerne la branche
60.Je veux dire dans le domaine de ce qui est permis et de ce qui est obligatoire ; retiens donc le nombre (de ces préalables) dans l’ordre respectif
61.A savoir : il doit (d’abord) connaître ce qui est détestable, (ensuite) ne point entraîner vers le pire
62.(Enfin), celui qui commande doit être à même de venir à bout du mal qu’il veut enrayer et ce, incontestablement
63.Il est stipulé comme préalables aussi, qu’il doit recevoir la permission de l’autorité religieuse et faire preuve de probité morale, sans artifice
64.D’aucuns disent que ces deux-ci ne sont guère deux autres préalables requis pour ordonner (la Droiture) ; cesse de conjecturer
65.Il est en outre tel que le principe du blâme doit être fondé sur la flagrance de l’acte, en dehors de toute forme d’investigation délibérée
66.Et de toute écoute sournoise, non plus en humant une odeur (par présomption), comme agirait un hypocrite
67.Il n’est non plus pas permis de fouiner, pour découvrir ce que l’individu voile dans ses habits, ou dissimule dans sa boutique, certes
68.Ou ce qu’il cache dans ses mains, ou dans l’enceinte de sa demeure ; en vérité, chacune de ces investigations est illicite, on l’interdit donc
69.Sache qu’entre le fait de prescrire et celui d’interdire, il apparaît une corrélation, discerne-la !
70.Quiconque interdit une chose dans un cas concret, en ordonne simultanément le contraire
71.Il lui (le Mukallaf) est défendu d’être orgueilleux, de faire preuve d’ostentation, de mentir et de calomnier, sache-le bien
72.le vrai sens de l’orgueil Kibr écrit avec la voyelle brève "i" sous la lettre "kâf’ et l’apocope "sukûn" sur la lettre "bâ" est, sans divergence, le suivant
73.Dis : c’est le fait d’être imbu de soi-même, de déguiser la vérité, de se prendre pour quelqu’un d’important et de sous-estimer les autres créatures
74.Le vrai sens de l’ostentation (Riyâ), aux yeux des érudits les plus compétents, c’est d’accomplir un acte de dévotion, en ayant pour but les créatures
75.Et elle est (l’ostentation), selon le point de vue de notre Guide Ai Ghazâli, le fait de multiplier les pratiques religieuses et de déployer les bonnes qualités
76.Afin d’obtenir, dans le cœur des gens, une marque d’estime admirable, à travers son dessein
77.Le vrai sens du mensonge (Kidhb), c’est le fait de rapporter ce qui, en fait, n’est pas conforme à la réalité, c’est cela l’avis des savants
78.Il (le mensonge) est un vice grave, qui attire, s’il est manifeste, la Malédiction du MAîTRE DE LA GRANDEUR, selon ce qui est rapporté
79.Car il n’est d’individu qui commette un mensonge, sans que celui-ci ne sorte de sa bouche et s’élève au ciel
80.Pour aboutir au TRONE DIVIN (CArsh), qui est le PALAIS SUPREME et déclarer : "je suis le mensonge d’un tel..."
81.Puisse DIEU le maudire !" ; et le ROI - Exalté soit-Il ! - de le maudire en ce Lieu, de connivence avec tous les anges
82.En outre, les anges lui mentionnent l’équivalent numérique de la lettre "Cayn1’, soit soixante dix péchés et ce, sans faille
83.Chacun de ces péchés est aussi monumental que la Montagne de OHOD , d’après notre Directeur Spirituel, qui est le Patron
84.Mais il y’a certains Jurisconsultes qui divisent le mensonge en cinq catégories
85.Celui qui les a résumées dans une suite de six vers, magnifiquement bien agencés, dit que
86.Le mensonge revêt cinq aspects, dont un de louable et un autre d’obligatoire
87.Le louable est relatif à la guerre et à terroriser l’ennemi infidèle, en l’abusant par la fausse nouvelle
88.L’obligatoire est relatif à la délivrance du bien d’un croyant, ou de soi-même et surtout à la défense du sang (d’un musulman ou de soi-même)
89.Quant au licite, mon ami, il est relatif à la réconciliation des gens, il n y a aucun mal en cela
90.Le mensonge blâmable est relatif à la conjointe à qui on ment pour la rassurer ou à son fils, par affection
91.Le mensonge qui est illicite est celui qui ne comporte aucune utilité jurisprudentielle connue
92.Certains soutiennent que toutes les catégories de mensonges sont mauvaises et une telle opinion est le jugement authentique de notre Ecole juridique
93.Quant au vocable "Namîma", selon le réfléchi, il signifie : rapporter les paroles recueillies auprès de leur auteur
94.Dans le but de nuire ; en effet, une telle pratique est pire que la médisance, comme l’ont expliqué les Maîtres Spirituels
95.Car cet acte (Namîma) suscite la division, la haine entre les hommes et le malheur
96.Un tel vice est, aux yeux des Maîtres Spirituels, un venin mortel, dont on conjure le péril en se détournant de lui ; soyez donc intelligents
97.Puis la fatuité, la médisance, la haine, la jalousie et l’amour de la célébrité sont interdits par l’ABSOLU
98.Le sens véritable de la fatuité (Cujb), écrit avec la voyelle brève "u" sur le "cayn" et avec l’apocope (sukûn) sur le "jîm" (exempt de voyelle), sans faille
99.Est d’avoir une vive inclination envers soi-même et de se magnifier, oubliant le MAîTRE ABSOLU DU GENRE HUMAIN
100.Son remède est de savoir que toute œuvre, quelle qu’elle soit, est du ressort du SOUVERAIN SUPREME DE LA CREATURE, le TRES-GRAND, le TRES-HAUT
101.Et que tu ne cesses de faillir envers Lui et n’as jamais acquitté l’équivalent d’un naqîr
102.Sur ce qui t’incombe auprès du TRES-HAUT, tu n’as même pas accompli l’équivalent d’un atome ou celui d’un Fatîl
103.Et qu’aussi, celui qui se fonde sur autre chose que DIEU, sera abandonné par celle-ci et humilié au Jour de l’Angoisse
104.Et elle (ton action) est susceptible de ne pas être agréée, à cause des imperfections qui l’entachent, réfléchis
105.Très souvent, des pratiques religieuses abondantes se trouvent annulées d’un coup, à la moindre évocation de celui qui les a accomplies
106.Il n’est pas convenable qu’un esclave de DIEU vante le mérite de l’adoration qu’il voue à son SEIGNEUR, le DETENTEUR DES FAVEURS
107.Le vrai sens donné à la médisance (Ghîba), sans objection, consiste à émettre des propos sur quelqu’un, en son absence
108.Ou sur quelque chose le concernant, dont il serait désolé en l’apprenant, sache-le !
109.Mais Si tu l’accuses de quelque chose qui ne s’accorde pas à sa nature, on dit que tu diffames (Buhtân)
110.Il est également interdit d’en faire autant de sa présence, car cela aggrave l’inconduite et le péril
111.Celui qui défend le contraire de cela ne fait que conjecturer, il est abusé par son entendement et ne comprend rien du tout
112.Il te suffit en cela, dans le Coran, son assimilation (la médisance) au cadavre humain
113.Le Meilleur des Prophètes enjoignit avec insistance à l’Elue des femmes de vomir
114.Lorsqu’une femme lui parvint et qu’elle dit : "qu’elle est longue, la frange (de l’habit) de celle-ci !" ; elle vomit
115.Et rejeta un grumeau de chair et le Prophète - que DIEU lui accorde Son Salut aussi longtemps qu’il portera les Titres de Noblesse - de jurer que
116.Si jamais ce grumeau était digéré, c’est inévitablement à la Géhenne qu’elle irait à sa mort
117.Et point elle ne jouira, en ce moment, auprès du MAJESTUEUX, de son lien (conjugal) avec le Prophète
118.Médire d’un musulman est, selon les propos de celui qui comprend, pire pour toi que la consommation du cadavre d’un âne
119.L’anecdote du lapidé et des deux hommes te suffit comme avertissement, en toute franchise
120.L’histoire commença lorsque l’Envoyé de DIEU - sur lui le plus Pur Salut de DIEU -
121.S’en allait un jour et qu’un individu survint et lui dit : "Je suis perdu, ô Meilleur des Envoyés !
122.Le Prophète lui demanda pourquoi, l’homme répondit : "j’ai délibérément forniqué, après avoir consommé régulièrement le mariage"
123.Il lui ordonna d’appeler les gens à l’effet de sa lapidation ; il les réunit, encourut la peine, jusqu’à ce que mort s’ensuivît
124.A la suite de cela, deux personnes marchant derrière le Prophète se mirent à médire de l’homme lapidé
125.A la hauteur de la charogne d’un âne, le Prophète s’arrêta et dit : "vous deux, mangez la charogne que voici !" et Il jura :
126."Pour ma part, je le vois (le lapidé) traîner ses habits sur les partères du Paradis" ; et les deux hommes furent aussitôt confondus
127.Quant à la haine (bughd), elle est, pour l’élite, le fait de haïr un musulman sans aucun motif
128.Le justifiant dans le Code de vie (SharîCa) apporté par l’Elu, que DIEU lui accorde Son Salut et l’honore
129.Sentir une précellence sur autrui, la fornication, la raillerie, la plaisanterie, quels vices graves
130.Quiconque considère sa précellence sur les chiens, un chien est sans doute au-dessus de lui
131.Car l’origine de tout être humain est ADAM, et ce dernier est formé à partir du limon de la terre ; sachez-le !
132.Tu n’as aucune précellence, mon frère, sur quelqu’un, ne sachant pas le sort qui t’attend dans l’Au-Delà
133.Faire semblant de témoigner de la considération à quelqu’un par ironie, est ce qui, selon les savants, est appelé raillerie (Sukhriyva)
134.Le vrai sens donné au vocable "CAbath" se rapporte à toute forme d’amusement condamnée par la Coutume du Prophète
135.Mais il y’a un jeu qui est licite, un autre considéré comme blâmable et celui qui est méritoire
136.Le licite consiste à plaisanter avec un ami, en toute loyauté et non pour
137.Le blâmable est la plaisanterie exagérée et excessive, car elle ruine les instants d’une vie
138.Le méritoire est la plaisanterie avec ta conjointe et ton jeune enfant
139.Il est permis de se divertir au tir à l’arc, d’entraîner son chien et de s’exercer à l’équitation ; tiens-toi à la source de référence
140.Jeter un regard lascif sur les femmes avec qui on n’a aucun lien licite de mariage, ou jouir de leur manière de parler, abandonne aussi bien l’un que l’autre !
141.User du bien des autres sans leur consentement est, selon les Docteurs de la Loi, une pratique interdite
142.C’est également une forme d’usurpation que d’arriver à l’improviste pour partager un repas auquel on t’invite par excès de civilités
143.Il est formellement interdit, selon le sage, de faire le "Hamz" et le "Lamz" d’après l’arrêt prohibitif
144.Le "Hamz" est la calomnie par un clignement allusif d’yeux et le "Lamz", par un signe de la langue ; distingue-les, toi le réfléchi !
145.Profiter (illicitement) de la religion, intercéder (une cause) par intérêt ainsi que retarder l’accomplissement d’un acte de dévotion (sont aussi prohibés)
146.Les pires des créatures sont celles qui font fortune par le prétexte de la religion et qui vivent délibérément de cela
147.Leurs ventres seront, dans la vie future, gigantesques comme des châteaux et des immeubles, sans légende
148.Des scorpions et des serpents y marcheront, les torturant sans qu’ils ne meurent
149.S’ils lâchent du gaz, l’odeur fétide provenant de leur ventre, nuit à tout pensionnaire de l’Enfer
150.Il (le Mukallaf) ne doit pas s’accompagner d’un crapuleux, ou avoir des rapports avec lui, sauf en cas de force majeure manifeste
151.Car celui qui partage avec eux (les crapuleux) leur bien-être Ici-Bas sera associé à leur malheur dans l’Au-Delà
152.Evitez donc de fréquenter ces gens, car le fait d’entretenir avec eux des relations est la pire des choses
153.Mais faire preuve de diplomatie envers eux est une chose méritoire, comme il est stipulé dans les Traditions Authentiques
154.Les limites de ce doigté consistent à transiger avec eux sans tomber dans l’interdit formel, le blâmable, ou - dis-le ! - le prohibé
155.Mais n’est habilité à le faire que celui dont le grade de Docteur est parfait, qui est intègre et qui ne triche pas
156.Mais il ne convient pas au savant déloyal de faire des compromis avec eux, au même titre qu’à l’ignorant, sois perspicace
157.Il (le Mukallaf) n’a pas à chercher l’agrément des créatures d’une manière qui déplaise au MAJESTUEUX, le CREATEUR DE L’UNIVERS
158.C’est auprès de DIEU et de Son Envoyé qu’il est bien plus méritoire de chercher l’Agrément, pour tous les croyants du monde
159.On note dans les propos de Ahmad l’Influent - sur lui la Paix et le Salut ; à tout moment
160.De son MANDANT, sur sa famille, sur ses compagnons et sur tous ceux qui lui prêtent foi, constituant sa faction -
161.La sentence suivante : "on ne collabore pas avec une créature dans la désobéissance au CREATEUR" ; honore donc le pacte de fidélité conclu avec Lui
162.Quant à moi, je dis que celui qui cherche l’agrément des créatures en provoquant le Courroux de DIEU, est un sot qui somnole
163.Et jamais l’agrément des créatures ne te profitera, Si tu n’obtiens pas l’Agrément de ton SEIGNEUR ; donc évite celui-là au profit de celui-ci !
164.La désobéissance à quelqu’un ne te porte aucun préjudice, Si tu obtiens l’Agrément de ton SEIGNEUR
165.L’accomplissement d’un acte quel qu’il soit, sans connaître au préalable les Prescriptions que le MAÎTRE DES CIEUX en a établies
166.Fait partie de ce qui est défendu à toute personne responsable de ses actes (Mukallaf) ; il faut t’instruire d’abord avant d’adorer
167.Il est dit dans le Coran : "Interroge les gens du savoir" ; bonheur à celui qui se préoccupe du savoir et qui fait preuve de discernement
168.Celui qui s’engage à adorer le MAJESTUEUX, sans d’abord chercher à s’instruire est un sot qui ne raisonne pas
169.Celui qui étudie la science religieuse, sans le faire auprès d’un Maître attitré, celui-là est dans l’erreur
170.Persévérez dans la quête du savoir - ô mes frères ! - et dans l’obéissance au SEIGNEUR, sans perdre de temps
171.Celui qui délaisse la science religieuse et le culte rendu à DIEU, en pâtira sûrement à sa mort
172.L’adorateur doit suivre l’exemple de ceux qui appliquent scrupuleusement la Tradition de l’Envoyé, le Plus Louangé (Ahmad), l’Intègre (AI Amîn)
173.Notre Intercesseur - que la Bénédiction et le Salut de DIEU lui soient accordés et à tous ceux qui le suivent -
174.Ceux-là qui ordonnent l’adoration du CLEMENT et mettent en garde contre l’obéissance à Satan
175.Détournez-vous des tendances de l’âme charnelle, des innovations blâmables et préoccupez-vous à tout moment de suivre la Tradition Sacrée du Prophète (Sunna)
176.Car tous les Bienfaits sont réunis dans le fait de suivre la Tradition Prophétique et tous les préjudices, dans l’attachement aux innovations blâmables
177.Consacrez-vous toujours à dominer votre âme charnelle, à lutter contre Satan et à la quête de Droiture
178.Refusez pour vos personnes, vous qui êtes sensés, tout ce qui est agréable aux faillis, les gros perdants
179.Ceux-là qui ont épuisé leur vie dans la transgression et qui sont dépourvus d’Intercesseur en leur faveur
180.Combien étonnants je trouve leurs pleurs et leurs remords au Jour de la Résurrection, ainsi que leur blâme
181.La définition de la faillite (Taflîs), aux yeux de celui qui discerne, c’est le fait qu’un individu se présente Demain avec des œuvres pies
182.Tels l’accomplissement du Jeûne, la Consolidation des liens entre parents, la Prière, le Grand et le Petit Pèlerinages et l’Aumône Légale
183.Mais ayant parallèlement calomnié celui-ci, détourné les biens de celui-là et sacrifié une vie ailleurs
184.Ainsi on payera à l’aide de ses bonnes actions ceux qui ont été victimes des fautes qu’il a commises
185.Et en fin de compte, il finit par perdre tout et devient indigent. Et malgré cela, il n’est pas affranchi des fautes, alors on enlève aux victimes
186.Des péchés qu’ils avaient commis Ici-Bas et les majore à l’actif de ses délits
187.Ainsi, il se retrouve avec un lourd fardeau et n’aura après qu’on l’eût dépouillé, même plus l’équivalent d’un Fatîl (ce qui est dans le creux du noyau de datte)
188.Et après un tel jugement, on le conduit aussitôt au châtiment de l’Enfer
189.C’est ainsi que nous l’avons tenu du Chef, puisse DIEU nous préserver de la faillite
190.Nous sollicitons auprès du CLEMENT, notre SEIGNEUR, le MAJESTUEUX - j’exalte Sa Sainteté - la faveur d’être conformes à la Coutume Sacrée de l’Envoyé
191.MOUHAMMAD, notre Bien-Aimé, notre Maître, notre Intercesseur, notre Espoir, notre Prophète
192.Sur lui la Bénédiction et le Salut sans fin du MAîTRE DES CIEUX et sur quiconque est bien guidé par sa Grâce PREMIERE PARTIE



2014 © HTCOM. | Design by SINAPPS