
ANNEXES
L’Afrique de l’Ouest, une région marquée par une longue présence de l’Islam, est aujourd’hui, l’objet de multiples influences et de pressions évolutionnistes exercées par diverses sources. Les questions en jeu dans le monde actuel et qui sont à la base de la configuration de l’avenir des sociétés musulmanes et de leurs relations avec les structures d’état ont inévitablement aussi des répercussions sur les musulmans de cette région.
Dans l’actuelle conjoncture globale, il est nécessaire de se faire une bonne compréhension des réalités historiques spécifiques liées aux contextes considérés, et de se doter d’un ensemble d’instruments analytiques communs dont on pourra se servir pour analyser et appréhender toutes les sociétés musulmanes, y compris celles d’Afrique de l’Ouest.
Comment les croyances et traditions musulmanes s’enracinent-elles pour définir leurs propres trajectoires dans le contexte d’un monde dans lequel les relations
internationales sont fondamentalement structurées par des préoccupations identitaires ?
En fait, depuis le 11 Septembre 2001, les interactions entre l’Occident et le monde musulman semblent réduites à un antagonisme polarisant essentiellement les Etats-Unis et le Moyen Orient. Des évènements remarquables telles la guerre en Irak, ou l’épisode récent des caricatures du prophète dans la presse danoise, révèlent une communauté internationale dont les relations semblent façonnées par l’incompréhension et des intérêts divergents. Le fossé entre les nations semble irrémédiablement se creuser depuis au moins la Révolution Iranienne de 1979.
Les enjeux interpellant le Monde Musulman, en outre, ne se limitent pas seulement aux relations avec l’Occident car il y a aussi les défis internes liés à la construction de la démocratie dans la période qui a suivi la fin de la Guerre Froide et la " vague " universelle de démocratisation qui a pris son élan dans les années 1990. Tenant compte de l’impact divergent de ces tendances, et adoptant une version d’une perspective Tocquevillienne, des chercheurs et universitaires comme Bernard Lewis ou Francis Fuknyama ont soulevé la question de la " compatibilité " des préceptes musulmans avec la démocratie. Ces penseurs, cependant, ont tendance à organiser le débat avec comme cadre unique de référence le Moyen Orient. Il est donc urgent de faire entrer l’Afrique Musulmane, et bien entendu, les autres régions du monde musulman, au cœur du débat.
Quel est l’impact du climat international actuel sur les population musulmanes d’Afrique de l’Ouest ? Et quelles réponses ces sociétés ont elles conçu dans leurs expérimentations récentes ou en cours des principes et exigences de la démocratie ?
En réunissant des chercheurs de sept pays de la sous-région Mauritanie, Sénégal, Mali, Niger, Ghana, Cote d’Ivoire, Nigeria) et plusieurs autres spécialistes de l’Islam venus d’autres horizons, cet atelier tentera d’explorer les visages actuels de l’Islam en Afrique de l’Ouest dans une perspective comparative. Les discussions et le débat s’organiseront autour de cinq thèmes majeurs.
1. l’Impact des facteurs internationaux : Quel a été l’impact de facteurs et d’événements externes (la Question Palestinienne ; le 11 Septembre ; la guerre en Irak ; les questions liées à la censure et aux valeurs culturelles telles qu’illustrées dans l’affaire Salman Rushdie ou dans les caricatures danoises etc.) sur les populations musulmanes en Afrique de l’Ouest ? Ce thème nécessitera aussi que l’on s’interroge sur le développement d’une variété croissante d’" Islam " dans l’espace Ouest Africain. Cette région qui, historiquement, a été la terre d’accueil d’un Islam majoritairement Sunnite et Malikite fortement marqué par les traditions Soufi, voit, de nos jours, s’implanter diverses autres formes d’Islam dénommées " Chiite ", " Wahhabite ", " Salafite " etc.
2. La démocratie, la laïcité et la dichotomie entre sphère publique et sphère privée : Le contraste entre les mouvements de l’" Islam civil " et de l’" Islam politique " traduit la diversité des expériences et cette divergence est entrain de façonner la nature des états actuels qui composent la région. Les réponses diverses apportées à la question de l’application de la Shar’ia consacrent la ligne de démarcation entre ces deux approches de l’Islam. Quelle est la relation appropriée entre la loi islamique et un état démocratique ? Quelles sont les implications à envisager lorsque des vies musulmanes sont régies et orientées par les législations d’un état laïc ?
3. Citoyenneté et transformation des cadres traditionnels religieux : Les transformations de ces structures sont notables dans l’utilisation de nouvelles formes de média pour les prédications et sermons, la création de sites web et l’utilisation très répandue des nouvelles technologies de la communication et le rôle de l’immigration dans la promotion de nouvelles manifestations de religiosité. Quel rôle la spiritualité joue-t-elle lorsque les structures religieuses traditionnelles fonctionnent de plus en plus comme des leviers politiques ou deviennent des structures essentiellement sociales.
4. Modernité et question de genre : Au centre même du concept de la modernité - et aussi de la démocratie - figurent la présence fondamentale de la femme, ses préoccupations, son engagement politique et la nécessité d’élaborer un système de droit de la famille. Quelles démarches est ce que les Etats ont adopté sur cette question ? Dans quelle mesure la quête de la modernité nécessite une nouvelle exégèse des textes religieux et l’actualisation effective de l’ijtihad.
5. Relations et dialogue inter-religieux : L’Afrique de l’Ouest est composée d’Etats au sein desquels cohabitent Musulmans (majoritaires ou des minorités puissantes), Chrétiens et les adeptes des religions traditionnelles. Tout en reconnaissant que la coexistence a été, en général pacifique - et ce en dépit de quelques manipulations de la religion - il y a lieu tout de même de constater une dégradation des rapports inter-confessionnels qui ont, quelquefois, entraîné des manifestation de violence. Comment les dynamiques internationales actuelles et les expériences démocratiques affectent-elles les relations entre Musulmans et non-Musulmans de la région ?
Ibrahima Ado-Kurawa, Cabinet du Gouverneur Exécutif, Etat de Kano, Nigeria.
M. Ado-Kurawa est présentement Directeur Général de la Recherche et de la Documentation, dans le cabinet du gouverneur exécutif de l’Etat de Kano, Government House, Kano, Nigeria. Il est titulaire de diplômes en Entomologie de l’Université Bayero, Kano, et a aussi fait des études à l’Université Al Azhar du Caire, Egypte. En tant qu’écrivain et chercheur, il a fait beaucoup de publications sur des sujets et thèmes très divers, en particulier, sur l’histoire et la société du Nord Nigeria ainsi que sur les débats récents relatifs à l’application de la shari’ah au Nigeria. Son livre intitulé United States Society and the Muslim World est le résultat de sa participation à l’initiative " International Visitors’ Program " du Département d’Etat américain en 2004. Sa plus récente publication (2005) s’intitule : Nigerian Politics and the National Political Reforme Conference (La Politique au Nigeria et la Conférence Nationale sur la Reforme du Jeu Politique)
Anna Bigelow, Assistant Professor, Département de Philosophie & Religion, North Carolina State University .
Anna Bigelow a eu son Master à Colombia University et son Doctorat en Etudes Religieuses à l’Université de Californie Santa Barbara avec comme spécialisation : l’Islam en Asie du Sud. Sa thèse " Sharing Saints, Shrines, and Stories : Practicing Pluralism in North India, " a eu le prix de la meilleure thèse du Département des Etudes Religieuses de l’Université de Californie Santa Barbara. L’étude a porté sur une communauté Musulmane majoritaire du Pendjab indien et la manière dont elle partage ses lieux sacrés et son environnement avec d’autres communautés. Son programme de recherches prévoit une étude plus poussée sur les sites sacrés et les espaces communautaires multiconfessionnels litigieux et coopérativement gérés dans cette communauté ainsi que sur les dynamiques inter-religieuses susceptibles de compliquer ou d’améliorer ces relations dans les communautés plurielles. Elle a aussi fait plusieurs communications sur l’extrémisme religieux, les religion et les conflits, et le rôle de l’Islam dans le monde moderne.
Jonathan E. Brockopp, Associate Professor d’Etudes Religieuses et d’Histoire, Pennsylvania State University.
Jonathan Brockopp a eu son Master et son Doctorat à Yale University. Il enseigne l’histoire de l’Islam et la religion musulmane, et s’intéresse dans ses recherches à la Loi Islamique (Sharia) ; l’étude comparative des religions ; l’éthique religieuse ; de même que la langue et la littérature arabes. Diplômé de l’université de Yale, il a plusieurs publications concernant la Loi et l’éthique Islamique. Parmi ses ouvrages les plus récents on peut noter : Judaism and Islam in Practice : A Sourcebook, écrit avec Jacob Neusner et Tamara Sonn, and Islamic Ethics of Life, une co-publication qui traite de l’avortement, de la guerre, et de l’euthanasie du point de vue de l’Islam. A l’heure actuelle, il dirige deux projets de recherche sur le monde islamique contemporain. Le premier est un prolongement du travail qu’il a déjà effectué sur l’éthique qui traite aussi des questions liées à l’éthique biomédicale. Quant au second c’est un projet plus théorique axé sur le rôle de l’autorité charismatique, en particulier en rapport avec la Loi Islamique.
Abdourahmane Idrissa, étudiant doctorant en Science politique à l’université de la Floride.
Recipient d’un bourse du Social Science Research Council, Rahmane Idrissa est actuellement en train d’effectuer des recherches de terrain sur les associations libérales et islamiques au Niger, dans le cadre de son projet de thèse de doctorat. Il a eu sa license et sa Maîtrise de Philosophie , aussi bien qu’un DEA de Sciences Politiques, l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il a reçu un Masters de Science politique à l’Université du Kansas avec un financement Fulbright, avant d’avoir son admission au programme doctorale de l’Université de la Floride. Il a publié quelques essais sur les démocratisations en Afrique et sur l’Islam politique en afrique. Ce sont ces thèmes que son travail de recherche actuel vise à approfondir à travers une collecte de données empiriques systématique sur les associations libérales et islamiques, et leurs rapports avec les institutions de gouvernement de l’Etat du Niger et des organisations internationales.
Ousman Kobo, Assistant Professor, Departement d’Histoire, Ohio State University
Le Docteur Ousman Kobo, de nationalité ghanéenne, est titulaire d’une maîtrise en Relations Internationales de City College of New York (CUNY) et d’un doctorat (PhD) en histoire africaine de l’Université du Wisconsin-Madison. Ses activités de recherche portent sur les relations entre les transformations politiques et culturelles et la montée des mouvements islamiques actuels en Afrique de l’Ouest. Il s’intéresse aussi aux conditions et modalités par lesquelles la religion constitue une base et un fondement pour la négociation d’identités culturelles et ethniques dans des sociétés où les Musulmans sont une minorité religieuse ou ethnique. Sa thèse intitulée "Promoting the Good and Forbidding the Evil : A Comparative Historical Study of the Ahl-as-Sunna Islamic Reform Movements in Ghana and Burkina Faso, 1950-2000", adopte une approche comparative et multi-disciplinaire pour examiner le développement de mouvements islamiques contemporains au Ghana et au Burkina Faso. L’étude montre que les conflits intra-religieux chez les Musulmans pendant la période post-indépendance, étaient causés par les tentatives des Musulmans de négocier un équilibre ambigu entre l’orthodoxie religieuse et la modernité afin de surmonter le handicap de leur marginalisation par une culture religieuse et politique dominée par les valeurs chrétiennes et occidentales. Il a aussi fait des communications sur ces questions dans le cadre de nombreuses rencontres scientifiques internationales et a fait de nombreuses interventions sur des sujets liés à l’Islam et à l’identité culturelle. Mr Kobo enseigne au Département d’Histoire de Ohio State University à Columbus, Ohio, USA.
Yakouba Konaté, Professeur Titulaire de Philosophie à l’Université d’Abidjan-Cocody, Côte d’Ivoire.
Né le 4 mai 1953 à Katiola en Côte d’Ivoire, Yacouba Konaté est Professeur Titulaire de Philosophie à l’Université d’Abidjan-Cocody. Il a soutenu sa thèse de 3è cycle et sa thèse d’Etat à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, respectivement en 1980 et 1988. En 1998, il est Fulbright Visiting Scholar à l’Université de Stanford en Californie. Il est membre du collège scientifique de l’Académie des Sciences, des Arts et des Cultures d’Afrique et des Diasporas (Abidjan), membre du Bureau du Conseil d’Administration de l’Association Internationale des Critiques d’Art (Paris), membre du comité scientifique de la revue Politique Africaine (Ed Karthala, Paris), et commissaire général de l’édition 2006 de la Biennale de Dakar. M. Konaté est auteur de plusieurs études, publications et livres sur l’art et la politique en Afrique
Professor Penda Mbow, Departement d’Histoire, Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Professeur Penda Mbow enseigne l’Histoire du Moyen âge musulman et Occidental à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Sa thèse de doctorat soutenue en 1986 à l’Université Aix Marseille I a porté sur une étude comparée entre l’aristocratie militaire des mamelouk d’Egypte entre les XIVes et XVes. Elle a en outre travaillé sur l’esclavage dans le Proche orient de la mort du Prophète à la fin de l’empire abbasside (XIes). Ses publications pour l’essentiel portent sur l’histoire intellectuel dans le monde musulman, le soufisme, la problématique femme/Islam. Madame Penda Mbow a, en outre bénéficié de nombreuses bourses parmi lesquelles on peut citer : le senior fulbright à MSU en 1992-93, Rockefeller Fondation à Bellagio en 1996, ISITA à Northwestern et récemment le fellowship du National Endowment for Democracy pour le projet : "Citizenship and the Secular State in Muslim countries : Bringing Africa into the Debate."
Susan O’ Brien, Assistant Professor d’Histoire et d’Etudes Africaines, Université de la Floride.
Susan O’ Brien a eu son Master et son Doctorat en histoire africaine à l’université de Wisconsin-Madison. Sa recherche porte sur les relations entre les technologies curatives, la magie noire, l’Islam, et le genre dans le Nord du Nigeria. Elle a publié plusieurs articles sur ces sujets et vient de boucler un manuscrit intitulé : Power and Paradox in Hausa Bori : Contested Islamic Orthodoxies in Northern Nigeria. En 2007 elle retournera au Nigeria grâce à une bourse Fulbright, pour entamer des travaux de recherche sur la participation des femmes Hausa à la fois au mouvement islamique de réforme connu sous le nom d’Izala qui s’inspire du Wahhabisme et à plusieurs groupes pro - Shi’a à Kano, Zaria, et Kaduna.
Stefania Pandolfo, Associate Professor d’Anthropologie, University of California-Berkeley.
Stefania Pandolfo a fait ses études en Italie et aux Etats-Unis, et a passé une grande partie de sa vie au Maroc. Son travail a porté sur l’étude des formes de la vie, la subjectivité, et la mémoire, mais aussi et surtout, est marqué par un intérêt particulier pour l’Islam, le monde arabe, et la question du post-colonialisme. Ces dernières années ses travaux de recherche et ses publications ont traité de nouvelles formes du même thème et de l’éthique à l’interface des processus et des discours psychiques/psychiatriques, politiques et religieux, et dans le contexte de la renaissance Islamique. Ses projets de recherche en cours portent, entre autres, sur les migrations transnationales et les jeunes, les discours islamistes émergents et les pratiques liées au traitement des maladies mentales. Elle est l’auteur de Impasse of the Angels. Scenes from a Moroccan Space of Memory (The University of Chicago Press, 1997), et parachève un ouvrage intitulé : (The Knot of the Soul. Madness, Psychiatry, Islam). Cet ouvrage est inspiré de recherches effectuées dans un hôpital psychiatrique marocain ainsi que de méthodes de guerison traditionnelles et coraniques. Parmi ses nombreux articles on peut citer : "The Burning. The politico-Theological Imagination of Illegal Migration" (à paraître dans, Anthropological Theory) ; "Je veux chanter ici. Parole et témoignage en marge d’une rencontre psychiatrique" (Arabica, 2006) ; "The Thin Line of Modernity. Reflections on Some Moroccan Debates on Subjectivity" (in Questions of Modernity, T. Mitchell ed., The University of Minnesota Press, 2000.)
Robert Rozehnal, Assistant Professor, Département des Etudes Religieuses, Lehigh University.
Robert Rozehnal enseigne les Etudes Islamiques et l’étude comparée des religions d’Asie du Sud à Lehigh University (Bethlehem, Pennsylvania, USA). Il a eu son doctorat en Etudes Islamiques à Duke University, et un Master en Etudes Sud Asiatiques à University of Wisconsin-Madison. Outre ses études sur l’histoire et la pratique du Soufisme en Asie du Sud, ses recherches traitent aussi des rites, de la théorie post coloniale et du nationalisme religieux. Rozehnal est l’auteur de nombreux articles et d’un livre à paraître prochainement : Islamic Sufism Unbound : The Chishti Sabiri Order in 21st Century Pakistan.
Zekeria Ould Ahmed Salem, Professeur de Science Politique, Université de Nouakchott.
Dr. Zekeria Ould Ahmed Salem est Professeur de Science Politique a la Faculté des Sciences Juridiques et Economiques de l’Université de Nouakchott Il a eu le diplôme de Docteur en science politique de l’Université Lumière Lyon 2, France, en 1996. Il est l’auteur de plusiers articles qui portent sur des themes aussi divers que l’Islam en Mauritanie, les elections et la démocratie en Mauritanie et au Sénégal, et l’economie politique des pêches et transports maritimes. En 2004-2005 il a fait partie d’un equipe de recherches intenational sur le thème, "Islam, désengagement de l’Etat, et Globalisation en Afrique Subsaharienne. Son article : "Islam in Mauritania between Political Expansion and Globalization : Elites, Institutions, Knowledge and Networks" in B. Soares, R. Otayek (ed)., Muslim Politics in Africa, London, Palgrave McMillan, 2006, (a paraître), est un resultat de ce projet. Son dernier livre paru est : Les Trajectroires d’un Etat-frontière. Espaces, évolution et transformations sociales en Mauritanie, Dakar, Codesria, 2004
Professor Bintou Sanankoua, Ecole Normale Supérieure de Bamako.
Professeur Sanankoua a enseigné l’histoire à l’Ecole Normale Supérieure de Bamako, après avoir soutenu une thèse de doctorat sur " l’organisation politique du Maasina (Dina) " sous la direction de Yves Person, en 1982 à la Sorbonne. Ses nombreuses publications portent sur l’histoire politique du Mali, les droits de la femme et leur citoyenneté. Dr. Sanankoua est aussi connue pour avoir étudié l’enseignement islamique au Mali et la problématique des écoles coraniques , participé activement à l’élaboration d’un Code de la famille dans son pays. Femme engagée, elle a par ailleurs occupé de nombreuses fonctions et fut élue députée lors de la législature 1997-2002.
Ousmane Sene, Directeur du Centre de Recherche Ouest Africain (WARC) (Organisateur)
M. Sène a fait ses études universitaires du premier et du deuxieme cycle au department d’Anglais de l’Universite Cheikh Anta Diop. Apres l’obtention d’une maitrise, il s’inscrit a l’Université de la Sorbonne Nouvelle-Paris III, Paris, France et a l’Ecole Normale Superieure de Saint Cloud pour preparer les concours français et une thèse de troisième cycle. Il enseigne depuis 1983 au Departement d’Anglais de l’Universite Cheikh Anta Diop mais aussi dans plusieurs universités americaines. Il a ete recipiendaire de la prestigieuse bourse de recherche Fulbright et a ainsi sejourne pendant une année universitaire a l’Université de Floride, Gainesville. Le Professeur Sene est l’auteur de plusieurs publications et de communications dans des fora internationaux sur des sujets et thèmes lies aux litteratures africaines et de la Diaspora ainsi qu’aux questions sociales africaines. Ses activites de recherche sont presentement axées sur la litterature noire de la Nouvelle Orleans et sur l’oeuvre de Léoplod Sedar Senghor. Son implication active dans les echanges universitaires et les etudes à l’etranger pour le compte de l’Universite Cheikh Anta Diop et en qualite de Directeur Resident pour plusieurs universités americaines lui a permis de se constituer une solide experience sur les questions liées a l’inter-culturalité. Le Professeur Ousmane Sene est aussi un traducteur independant en Francais et en Anglais.
Leonardo A. Villalón, Directeur du Centre d’Etudes Africaines, Université de la Floride.
Leonardo Villalón est diplômé de Johns Hopkins University, de l’Institut d’Etudes Politiques à Paris, et est titulaire d’un Doctorat de University of Texas, Austin. Son travail de recherche a porté sur l’Islam et la Politique et sur la Démocratisation au Sénégal, au Mali, et au Niger. Il est l’auteur de Islamic Society and State Power in Senegal (Cambridge University Press, 1995), et co-auteur de The African State at a Critical Juncture : Between Disintegration and Reconfiguration (Lynne Rienner publishers, 1998), et de : The Fate of Africa’s Democratic Experiments : Elites and Institutions. (Indiana University Press, 2005), mais aussi de nombreux articles et chapitres d’ouvrage. Villalón a enseigné deux années durant en tant que Senior Scholar Fulbright à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal. Il a également enseigné à l’Université Gaston Berger de St Louis, Sénégal, en plus d’avoir donné des cours et dirigé des conférences et des ateliers dans ces universités et dans d’autres établissements dans de nombreux pays ouest africains. De 2001-05 Villalón a été le Président de l’Association de Recherches Ouest Africaine (WARA), la seule institution africaine subsaharienne membre du Conseil Américain des Centres de Recherches d’Outre-mer (CAORC), basé à The Smithsonian Institution.



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