PORTRAIT PHYSIQUE ET MORAL

PORTRAIT PHYSIQUE ET MORAL DE CHEIKH IBRAHIMA FALL

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PORTRAIT PHYSIQUE

Au physique, Cheikh Ibra Fall était d’un teint très noir et avait une abondante
chevelure. Il avait un visage toujours serein, qui reflétait une douce paix intérieure.

Dans ses yeux illuminés par une douce lumière, se lisait la profonde détermination
d’un homme qui avait trouvé le sens de sa vie et qui entendait opiniâtrement
se consacrer à la réalisation des objectifs que cela impliquait.

Sans être extraordinaire,
sa forte stature imposait le respect.
Cheikh Ibra Fall était en réalité un homme très soigné de sa personne. Ceux qui
l’ont connu ont attesté que si sa vêture n’était pas particulièrement élégante,
elle était du moins très propre.
La vérité est que Cheikh Ibra était tellement accaparé par son objectif de servir
DIEU à travers Cheikhoul Khadim que les questions liées aux beaux vêtements et à l’apparence
physique n’ont jamais été sa préoccupation.

Très au fait des exigences et des
préceptes de l’Islam, il était très propre, de corps et d’esprit. Au
travail, Cheikh Ibra était impressionnant : tunique bariolée, ceinturon
vissé à la taille,
dégoulinant de sueur et abattant opiniâtrement une tâche que d’aucun
croyait impossible.
Cheikh Ibra avait une réputation d’extrême sobriété. Il se contentait
de très
peu de nourriture et était très résistant à la soif, sans préjudice
aucun pour son extraordinaire efficacité au travail, pour le service
de Serigne Touba.

PORTRAIT
MORAL

Quant aux traits moraux de Cheikh Ibra, le survol de son périple à la
recherche d’un Maître, révèle une persévérance et une opiniâtreté sans
faille. Quand cette lumière intenable de la recherche d’un Maître
spirituel jaillit dans son cœur, Mame Cheikh, de contrée en contrée,
inlassable se rendait partout où il entendait parler d’un homme de DIEU.

Plein de discernement, il savait dès le premier contact savoir que
ceux qu’il rencontrait n’étaient point celui qu’il recherchait. Le
discernement, notons le, est une qualité dont sont doués les sagaces.
Homme de conviction, il s’en est remis en tout à Khadimou Rassoul et
plus rien d’autre ne peut plus entrer en ligne de compte. Son attachement à son
Maître et
sa volonté de le servir a vite
tourné en ferveur obsessionnelle, à un point tel, que certains en sont
venus à considérer
qu’il ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales.

Pour Cheikh
Ibra, on ne peut obtenir l’agrément de DIEU qu’en renonçant au repos,
aux biens terrestres, aux douceurs de la vie en famille, etc. Seule
la renonciation
pour la face de
DIEU et la constance dans son service peuvent nous valoir le bonheur
au jour de la rétribution, car le monde et ses chimères ne sont que
mirages. Ce faisant Cheikh Ibra est un grand soufi. Les honneurs de
ce bas monde,
l’amour de la renommée,
les mondanités, n’avaient aucune prise sur lui.

Cheikh Ibra au travail
n’avait point le temps pour les futilités ; la psalmodie de la formule
sacrée " La illaha
illalah
" (mention de l’unicité de DIEU) restait son compagnon
lors des durs labeurs, mais aussi lors de ses pauses.
La fidélité de Cheikh Ibra mérite d’être comptabilisée au nombre de
ses vertus morales. En effet durant tout l’exil du Cheikh, Cheikh Ibra
n’a
cessé d’être
aux côtés de sa famille. Le fruit de l’ensemble de ses récoltes et
de ses tractations commerciales allait à l’entretien de la famille.
Il rendait le plus souvent visite à Mame
Thierno Birahim Mbacké à qui le Cheikh avait confié la famille, et
s’assurait toujours que les greniers n’étaient pas vides.

Cheikh Ibra était aussi un champion quand il fallait collecter des
fonds pour la réalisation des grands projet du Maître telle que la
construction de la Grande Mosquée de TOUBA. A lui seul, pendant la
phase de collecte des fonds, il a réuni
plus de 800 000 F à cette époque. Pour lui les biens de ce bas monde
son futiles et périssables et ne doivent avoir d’autre objet que la
recherche de l’agrément
de DIEU en les mettant au service de son maître sous forme de dons
pieux. Sa sincérité est comparable à celle du véridique Aboubacar (l’Agrément
de Dieu sur lui). En aucun instant il n’a douté. Il n’a jamais douté que
le Cheikh sortirait victorieux de sa confrontation contre l’ennemi
numéro
1 de l’islam, Satan en l’occurrence. Il ne s’était jamais douté qu’il
reviendrait de l’exil malgré les
rumeurs qu’on faisait circuler sur sa disparition.

C’est Cheikh Ibra
Fall qui a révélé aux hommes, la vraie dimension de Khadimou Rassoul.
Sans sa clairvoyance, personne n’aurait bénéficié de ses immenses bienfaits.
Voilà pourquoi il été appelé LAMP FALL, lui qui est cette lampe, ce
phare, qui a éclairé la ruée des hommes vers leur Maître. De là lui
vient également
son sobriquet BABOUL MOURIDINA. En effet, n’a-t-il pas été la porte
d’accès
vers les bienfaits du fondateur de la Mouridiyyah ?

 


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