Célébration de la venue au monde de Cheikh Mouhammadou Fadilou Mbacké ou le Magal de Kazu Rajab

La communauté mouride se souvient de Ckeikh Mouhammadou Fadilou Mbacké dont sa naissance coincide au 27ème jour du mois de Rajab ou la nuit du Voyage nocturne (Al Isrâ) et de l’Ascension (Wal Mihrâj) du Prophète Mouhammed(PSL). Il sera célébré cet année dans la nuit du 21 au 22 Août 2006. Portrait de cet illustre fils de Serigne Touba dans ce présent dossier...

ECOUTEZ LE PORTRAIT DE SERIGNE FALLOU MBACKE EN FRANCAIS...

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ECOUTER LE PROTRAIT DE SERIGNE FALLOU MBACKE EN WOLOF...

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El Hadji Mouhammadou Fadilou Mbacké est le deuxième Khalife de son Vénéré Guide et Père entre 1945 et 1968 après Serigne Mouhammadou Moustapha Mbacké . En effet, il nous est parvenu en l’an 1888 à Darou Salam, exactement au 27ème jour du mois lunaire de Rajab coïncidant avec le voyage nocturne du Prophète (PSL) en compagnie de l’archange Gabriel d’où il nous ramena le rituel des cinq prières canoniques si fondamental en l’Islam.

La réaction du Cheikh quand il fut informé de cette naissance est sans conteste. Il exprima vivement sa gratitude à Dieu en concluant que si ce nouveau né n’était pas paru dans sa famille, il serait mis à sa recherche pour aller le retrouver où qu’il puisse être. Sa mère Soxna Awa Bousso appartient à la famille des Mboussobés qui sont d’éminents érudits ayant fourni plusieurs Imams à Touba.

C’est avec une aisance surprenante qu’il se mit à l’apprentissage du Coran sous le férule de Serigne Dame Abdou Rahman Lô à Ndam Alimul Qabîr. Dans un temps très réduit et avec son intelligence sans commune mesure, il mémorisa la Sainte Vulgate et en écrivit plusieurs dont le premier a été offert à son Vénéré Père qui apprécia tellement le geste et l’ouvrage à tel point qu’il lui demanda de rédiger un autre pour le Prophète Mohamed (PSL).

Son oncle paternel Serigne Mame Mor Diarra Bousso lui servit de professeur dans ses études de la théologie. Sa formation dans les sciences religieuses fut complétée par le Cheikh lui-même à son retour d’exil. Précisons qu’une partie de sa formation a eu lieu en Mauritanie à Saout El Maa (Khomak) où le Cheikh avait été déporté et où le rejoignit Serigne Fallilou Mbacké en compagnie de Serigne Mouhammadou Moustapha Mbacké et de Serigne Mor Rokhaya Bousso.

Aujourd’hui encore, la vaste érudition de Serigne Fallou en arabe est évoquée avec admiration, de même que ses talents de poète et de calligraphe hors pair. Il est crédité d’une quarantaine de copie du texte sacré dont 28 ont été directement offerts au Cheikh sous forme de dons pieux (Adiyya). D’ailleurs, c’est avec la même émotion qu’on évoque encore sa grande maîtrise de ce texte à la lecture duquel, il consacrait le plus claire de son temps. Cela n’est pas surprenant quand on sait qu’il a appris à maîtriser l’art du Tajwîd auprès de Serigne Mame Mor Diarra d’abord et Serigne Mame Thierno Birahim Mbacké par la suite.

Un autre point marquant de sa personnalité est son incommensurable dévotion, sa soumission inconditionnelle au Cheikh qu’il était loin de considérer comme son Père mais plutôt comme son Guide Spirituel, son Maître.

Pour comprendre cet attachement, cette soumission quasi indescriptible, rappelons un évènement qui eu lieu à Djoloff. Un matin, le Cheikh fut venir Serigne Mouhammadou Moustapha Mbacké, Serigne Fallou, Serigne Massamba et Serigne Mor Rokhaya Bousso et leur tint un discours qui peut se résumer ainsi : " je ne suis ni le Père, ni le frère, ni l’oncle d’aucuns d’entre vous. Je suis une créature vouée au service exclusif de Dieu. Ceux d’entre vous qui auraient choisis de m’accompagner sur ce chemin que j’ai réhabilité, ceux-là sont mes fils, neveux, frères et talibés... " Serigne Fallou et ses frères furent aussitôt actes d’allégeance.

Cette évènement fut la source d’un poème que Serigne Fallou dédia à son Maître et dans lequel on peut notamment lire : " Notre espoir est en toi, toi qui nous a ouvert les portes de la félicité. Je te vends mon rang de fils pour acquérir la gloire d’être ton talibé. Et quand tu m’auras donné cette gloire, je te demanderais de bien vouloir l’accepter comme don pieux... ".

Lorsque le Cheikh exprima sa volonté d’ériger la Grande Mosquée, Serigne Fallou s’engagea corps et âme dans l’entreprise.

Ainsi, en 1926, alors que le Cheikh mobilisait les forces de sa communauté pour la réalisation de son projet, Serigne Fallou eut le bonheur, après de longues recherches, de découvrir la carrière de Ndock, susceptible de fournir les matériaux pour la construction de l’édifice. Les échantillons qu’il envoya à Diourbel rencontrèrent l’agrément du Maître qui, à cette occasion, l’exhorta à considérer au même titre que son frère aîné Serigne Mouhammadou Moustapha, la construction de la Mosquée comme une mission incompressible.

Lorsqu’en 1927, le Cheikh est rappelé à Dieu, Serigne Fallou en bon talibé, reporta sur son frère cadet devenu premier khalife, toute sa dévotion et son affection. Autant qu’il était attentif aux moindres désirs du Cheikh, autant il se mit au service de Serigne Mouhammadou Moustapha Mbacké, dans lequel il retrouvait leur Père, au demeurant.

C’est d’ailleurs sous le Ndiguël de Serigne Mouhammadou Moustapha qu’il accomplit le pèlerinage à la Mecque. C’était pour concrétiser un projet de Cheikh Ahmadou Bamba. En effet, le Cheikh avait un jour exprimé sa volonté de se rendre aux lieux saints. Il avait même désigné les compagnons avec lesquels il souhaitait accomplir ce pèlerinage. Dieu en décida autrement et le Cheikh rejoignit le paradis avant avoir accomplir ce vœu.

Alors en 1928, Serigne Mouhammadou Moustapha Mbacké chargea Serigne Fallou de concrétiser ce vœu de leur Père. Ces compagnons étaient Mame Cheikh Anta Mbacké, Serigne Mbacké Bousso, Serigne Moulaye Bousso, El Hadji Mayora Fall, Serigne Mandiaye Diop et Serigne Ibrahima Dia. Les péripéties de ce voyage furent tellement riches en événements, quasi miraculeux, que la communauté mouride n’est pas loin de croire que Serigne Fallou est en réalité une réincarnation de Serigne Touba.

En 1945, Serigne Fallou, devenu second Khalife, se consacra corps et âme à la poursuite des travaux de la Grande Mosquée. Il eut l’insigne bonheur, le 7 juin 1963, d’en présider à l’inauguration et d’y diriger la première prière.

La Grande Mosquée porte sa marque indélébile. Elle lui doit ces cinq majestueux minarets qui la signalent à des kilomètres à la ronde et dont la plus grande est dénommé Lamp Fall, en hommage à Cheikh Ibrahima Fall.

Sous son magistère, la Ville de Touba a connu un développement très important. En effet, il a fait procédé au lotissement et à l’électrification de la cité tout en améliorant les infrastructures existantes. Il a fait bitumé les routes et a installé le premier forage de Darou Manan pour l’approvisionnement en eau de la Ville.

Suivant l’exemple de son Maître et de Serigne Mouhammadou Moustapha Mnacké, le premier Khalife, il a aussi crée de nombreux village (Daaras) très prospères dont nous retiendrons Ndindy, Alieu, Madinatu Salam, Touba Bogo, Same Yabal,...

Serigne Fallou était crédité du don de Dieu de voir se réaliser toutes les prières qu’il formulait. Combien de fois a-t-on fait état de paysans venus solliciter ses prières pour déclencher la pluie à un moment où une trop longue pause pluviométrique avait commençait à installer l’inquiétude dans les cœurs, se voient regagner leur village au triple galop sous la bourrasque de la pluie alors que quelques instant auparavant, rien ne laissait présager un tel phénomène ?

Le guide charismatique a laissé le souvenir d’un homme convivial, doté d’un très grand sens de l’humain et particulièrement doué pour trouver le bon mot destiner à détendre l’atmosphère et à mettre à l’aise ses interlocuteurs.

Il a eu également l’intelligence de consacrer le Grand Magal dès 1946 à Touba et créa alors un engouement, un enthousiasme populaire sans pareil qui sûrement a contribué au développement du Grand Magal de Touba.

La force spirituelle de Serigne Fallou se voit également concrétiser avec le maintien de Senghor à la tête de la Présidence du Sénégal, lui qui avait accepté de lui porter son concours à l’édification de la Grande Mosquée et du développement du Mouridisme en général.

Cet être exceptionnel à la dimension spirituelle incommensurable, nous a quitté en 1968 pour rejoindre les rangs des vertueux et bienheureux combattants de Bedr.

Serigne Mouhammadou Fadilou Mbacké était un homme de vaste culture, un altruisme inimitable, d’un caractère et d’une approche si facile que quiconque pourrait accéder à lui .

Puisse Dieu nous faire bénéficier du charisme et des bienfaits découlant du rappel de la vie de cet infatigable Serviteur de Borom Touba.

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La Rédaction

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