Les itinéraires du Paradis


1. AHMAD AL MBACKY, le disciple de son propre père, que Dieu le mette dans le plus haut Paradis 2. Avec tous les croyants sincères ainsi que tous ceux qui professent l’exclusivité de culte à Dieu, Amen

3. Celui-là : louange à Dieu Qui exige de nous la sincérité des actions, l’observance des règles de la conduite pieuse. (al adab)

4. Celui qui considère en nous le cœur et les qualités spirituels et non ce qui n’est qu’apparent

5. Ensuite la paix suivie de salut sur celui qui intercédera demain en notre faveur

6. Celui qui est paré des vertus de rectitude et qui est exempt des vices qui exposent au péril

7. MUHAMMAD, qui nous délivre de tristesse, salut et paix sur lui, sur sa Famille, sur ces Compagnons et sur toute la Communauté musulmane

8. Que cette paix et ce salut durent tant que quiconque lutte contre Satan, contre son âme charnelle et contre sa passion profane, obtient le Paradis

9. Tant que l’être qui purifie son cœur de tous vices et défauts, acquiert la lumière et l’agrément de Dieu

10. Tant que celui qui ne s’attarde point sur les choses de ce bas-monde, parvient à la ’’proximité’’ de Dieu, Vérité

11. Enfin, la théologie se divise en deux parties essentielles et par conséquent, il existe deux sortes de théologie 12. La première est verbale, consistant en paroles et la deuxième en connaissances et clairvoyance

13. Celle-là est générale, nous avons déjà consacré un ouvrage en vers 14. A celle qui est générale, nous avons déjà consacré un ouvrage en vers

15. La prose en ayant été faite par AL SANÜSSÏ, l’arrière petit-fils de l’Envoyé très saint de notre Seigneur

16. Que Dieu lui accorde en salut, paix et agréments, autant que le nombre des contingents existants dans le monde

17. Quant à celle qui est particulière, c’est à elle que nous consacrons ce présent ouvrage en vers

18. Les docteurs de la loi y ont déjà fait des ouvrages de valeur qui ont leurs secrets

19. Tel que notre Chef spirituel, le rénovateur et grand Imam AL GAZÄLÏ, l’éminent IBN ATA

20. Notre clairvoyant Chef appartenant à la famille KUNTA, le sauveteur des créatures, ’’pôle du Moulin’’

21. Notre Chef, le Calife appuyé sur la Vérité du Seigneur des créatures, connu sous le nom de MUHAMMAD

22. Notre Chef commentateur du Coran : MUHAMMAD qui appartient à la tribu des DEYMANI

23. Ainsi que d’autres Grands parmi les illustres Chefs de cette science Que Dieu nous réunisse avec eux, le jour de la résurrection

24. Mais leur ouvrages, à cause de leur étendue démesurée, (ou de leur ancienneté), ont été abandonnés par la plupart des lecteurs de cette génération

25. J’ai, quant à moi, choisi, tout en comptant sur l’assistance de Dieu, la mise en vers de l’ouvrage en prose de AL YADÂLI

26. Cette prose, étant le complément de la mystique (le sceau de la mystique), avait réuni tout ce que les anciens ont écrit

27. J’ai fait un ouvrage contenant le remède de tout homme dont la passion mondaine a terni le cœur, l’a rendu spirituellement malade

28. Ce livre en vers abonnit l’état de tout débutant et même de celui de l’expérimenté qui n’est pas jaloux

29. Car un jaloux ne tire jamais profit des avantages d’un contemporain et il ne le suit jamais

30. La seule chose qui lui ferait plaisir, c’est d’apprendre sa mort subite dans les plus brefs délais

31. Que Dieu nous protège du jaloux, de tout ennemi et du négateur sceptique

32. Dans cet ouvrage, j’ai vivifié ce que les gens, dans leur sommeil d’ignorance, ont rendu lettre morte

33. Espérant avoir, comme récompense, le plus grand bien avec mon frère prédécesseur AL-YADALI, dans les plus hauts lieux (du Paradis) 34. Je sollicite des prières de la part de tous ceux qui regarderont notre ouvrage, qui le liront et surtout de ceux qui l’étudieront

35. Que toute personne y jetant un coup d’œil fasse, en notre faveur, la meilleure des prières jamais faite pour un serviteur

36. Car la prière profite au morts, dans sa tombe, profite au vivant et procure de belles récompenses aux serviteurs de Dieu

37. Je lui ai donné comme titre : LES ITINERAIRES DU PARADIS dans la versification de la prose faite par AL DEYMANI

38. J’ai donné ici en vers tout ce que ce dernier a mentionné dans son ouvrage intitulé Hâtimat-at-tasawwuf, ’’le complément du soufisme’’

39. Ensuite j’ai puisé dans l’ouvrage mystique intitulé Al dahab al ibrîz (l’or pur) des questions très utiles pour compléter et hausser la valeur de cet ouvrage que les deux livres précités

40. Il m’arrive d’ajouter, quelque fois, d’autres ’’mas-ala’’ puisés dans d’autres ouvrages que les deux livres précités

41. Parmi d’autres tels que la ’’Revivification des sciences de la religion’’ et celui intitulé Junnalt-al-murîd du saint personnage, (le chef estimé) 42. Mais quand je prononce le mot ’’il dit’’ sans expliciter un nom c’est du célèbre GAZÄLÏ qu’il s’agit

43. Quand il s’agit d’un autre parmi ces chefs notables, je le cite nommément

44. Partout où j’écris : ’’je dis’’, il s’agit de choses que je consigne selon l’esprit d’un texte de l’un de ces auteurs

45. Tous ce qui se trouve dans cet ouvrage est bien authentique. Suis-le donc avec confiance

46. Que ma faible renommée dans cette génération ne te pousse pas à refuser cette œuvre pie

47. Ne te laisse pas abuser par ma condition d’homme noir pour ne pas en profiter

48. L’homme le plus estimé auprès de Dieu, est celui qui le craint le plus, sans discrimination d’aucune sorte

49. La couleur de la peau ne saurait être cause de l’idiotie d’un homme ou de sa mauvaise compréhension

50. O toi qui es intelligent, n’abandonne jamais mes vers sous prétexte que je ne l’applique par moi-même

51. Ne fais pas des avantages que Dieu donne, une exclusivité aux seuls anciens, car tu serais ainsi borné et égaré

52. Car il arrive qu’un homme d’époque récente connaisse des secrets qu’ignorait un homme plus ancien 53. "Une fine pluie peut en devancer une abondante, mais l’avantage est pour l’abondante et non pour la fine"

54. Toi qui méprises mon livre, n’oublie pas le texte du hadit qui dit : ma communauté est comme la pluie ; on ne sait quelle est la partie qui est meilleure ; est-elle la première ou la dernière ? 55. Je l’ai mis en vers dans le but de servir les frères musulmans tout en espérant l’agrément de Dieu

56. C’est Dieu, mon Seigneur, très généreux que je sollicite d’agréer mes actions

57. J’implore son pardon et sa miséricorde, ici-bas et à l’au-delà pour toute la communauté

58. J’espère que le Très-Haut dirige les masses dans la bonne voie, par cet écrit ; Il est le tout-puissant qui favorise Ses serviteurs 59. C’est de lui seul que j’attends la bonté de rendre ces vers tel un bouclier pour ceux qui les lisent contre tout blâme

60. De faire que cet ouvrage soit cause de notre salut et notre paix contre l’interrogation et la panique du rassemblement du jour du jugement

61. Que cet ouvrage nous procure les deux lumières par la Grâce et la Clémence de Dieu, dans ce monde et dans l’autre

62. Que Dieu Très-Haut nous procure davantage, la droiture, la connaissance ésotérique et l’inspiration, grâce à cet ouvrage

63. C’est auprès de lui que je sollicite la protection contre les défauts et le blâme

64. C’est auprès de lui que je cherche la force pour appliquer sans faille, la Tradition de l’Elu d’ALLAH, le meilleur adorateur

65. Que Dieu lui accorde salut et paix, qu’Il l’accorde à sa Famille, à ses Compagnons et à tous ceux qui l’on suivi

66. Nous cherchons refuge en Dieu, au nom du Prince des "Poles" contre IBLIS, le Chef des damnés

67. Contre tout autre créature qui se rebelle, contre le mal provenant d’un jaloux qui agit

68. Contre le mal de l’œil et de la langue d’un être humain et contre toute créature capable de nuire

69. Et de lui, le Très-Haut qui satisfait la créature qui se dirige vers lui, animé de désir

70. Que je sollicite le salut pour quiconque lit notre livre, pour celui qui y médite

71. Pour celui qui l’obtient (en possession), qui le loue, pour celui qui y médite

72. Je le sollicite au nom de notre ami, l’intercesseur, AHMED que Dieu lui accorde, tout le temps, salut et paix

73. Qu’Il les accorde à sa Famille, à ses Compagnons et à tous ceux qui suivent ses traces jusqu’au jour des épreuves

74. Cet ouvrage se compose de trois chapitres précédés d’un préambule, il faut les considérer tous ensemble

75. Le premier chapitre traite des différentes sortes de comportements des personnes, énumérées et détaillées, selon les mystiques, et leurs rapports avec la Vérité (DIEU)

76. Le deuxième chapitre étudie les graves défauts intérieurs ou extérieurs des personnes partout où elles se trouvent

77. La troisième analyse les règles de la bonne conduite légale ainsi que les vertus qu’elles visent ; il faut les distinguer pour en tirer profit

78. Voici le moment d’aborder notre sujet, nous sollicitons le secours du Seigneur qui a nom "SALAM" 79. Nous disons, après avoir commencé par la "basmala" la louange à Dieu, la prière sur le Prophète, puis la "hawqala"

PREAMBULE

80. La science se divise, selon les savants, en deux parties, ésotérique et exotérique.

81. L’exotérique régit l’action des hommes, l’ésotérique, les états d’âme

82. La première est connue sous le nom de "fiq.h" ou jurisprudence et la deuxième est appelée "tasawwuf" ou soufisme

83. Puis il est obligatoire à l’homme de commencer par le "fiq.h" avant d’aborder le soufisme

84. Quiconque omet le "fiq.h", périt ici-bas par le jugement des docteurs de la loi

85. Celui qui omet la deuxième, périra demain par le jugement du Seigneur Très-Haut

86. Il est donc obligatoire à tous les serviteurs de les rallier afin de réaliser la récompense escomptée

87. Celui qui applique le "fiq.h" et fait fi du soufisme, est un véritable fripon. Il faut le savoir 88. Celui qui l’inverse, est zindîq (hérétique), affirme-t-on

89. Mais à qui arrive à réunir les deux, (le fiq.h et le tasawwuf) est un beau modèle ; il faut suivre son exemple

90. Cette affirmation a été faite par le grand Imam MALICK (que Dieu lui fasse miséricorde et lui accorde son agrément)

91. Sache que la science et l’action constituent les deux moyens pour atteindre le bonheur éternel, oui !

92. Soucie-toi de ces deux principes en te débarrassant de tous les défauts, restant dans la pureté la plus absolue

93. Que tu sois sincère dans chacun de ces deux principes avec un culte exclusif. De la sorte, tu posséderas de belles particularités

94. Tu bénéficieras d’être compté parmi ceux qui suivent la Tradition de l’Elu de Dieu, (que le Créateur lui accorde salut et bénédiction)

95. Qu’il les accorde à sa Famille, à ses Compagnons et à tous ceux qui suivent leurs traces en les imitant

96. Efforce toi d’accomplir habituellement les dures et bonnes actions avec vigueur et éloigne toi de la paresse

97. Conduits -toi de la manière dont tu te serais conduit si tu savais que ta mort est très imminente

98. Si tu supporte ici, pendant un laps de temps, une quelconque peine dans la réalisation de ces deux principes

99. Tu seras sauvé, mon cher ami et tu te réjouiras éternellement demain dans le Paradis du Maître des cieux

100. Sache qu’une érudition accompagnée d’action constitue une illusion quand on est entaché de défauts, mais l’abandon de ces deux principes (science et action) sous la crainte

101. Des défauts ou avec manque de recueillement (le cœur non touché) font partie des illusions les plus dangereuses

102. L’ajournement du repentir pour crainte de récidive, constitue un piège tendu à l’homme par Satan, le rebelle (qui se rebelle contre Dieu)

103. Sache, frère, que la science est mieux que l’action, étant son fondement. Heureux est celui qui l’a acquise ! 104. Mais cette science ne peut porter de fruits qu’avec l’application par la partie, essaie donc de réunir les deux (science et action)

105. Un peu de bonnes actions fondées sur la science, a plus de récompense, sans doute, que beaucoup d’actions avec ignorance

106. La seule science utile est celle que la personne a apprise et enseignée exclusivement pour l’amour de Dieu Très-Haut

107. Mais non celle qu’elle a apprise pour les disputes et controverses, ni pour la gloire, et le prestige ou autre vanité

108. Non plus celle apprise pour des objectifs purement mondains, tels l’amour de l’autorité et l’accession à de hautes charges 109. Ni celle apprise, ayant pour but d’attirer les cœurs vers soi dans l’amour de ce bas-monde

110. Quiconque a étudié la science (religieuse), fournissant les efforts nécessaires pour les objectifs précités

111. S’il ne se repent pas avant sa mort et sa vieillesse, s’il ne rectifie pas ses erreurs de jeunesse

112. Celui-là n’aura, le jour de "l’interrogatoire" et du règlement des comptes, que malheur, blâme et châtiment

113. Car, sa science deviendra un argument contre lui ; il faut craindre et éviter cet argument

114. La science utile est celle qui inspire au savant la crainte de Dieu, le Créateur des serviteurs

115. C’est cette science qui inspire l’humanité, l’ascèse, la bonne conduite, le sentiment de son insuffisance et l’attachement à Dieu

116. C’est celle qui purifie son cœur, dompte sa passion mondaine et l’empêche de commettre de péchés, de transgresser les prescriptions du Créateur des mondes

117. La science qui n’a pas ces qualités, ne protège personne d’être jetée demain dans les feux de la Géhenne

118. La meilleure des sciences dans leur ensemble, est sans controverse, celle qui traite de la théologie (profession de foi musulmane)

119. Puis vient l’exégèse coranique et ensuite la science de la Tradition prophétique (hadît), c’est opinion de AL DEYMANI

120. Après les trois précitées vient la jurisprudence "al fiq.h"

121. Et ensuite , viennent les connaissances culturelles qui sont des instruments telle que

122. La grammaire arabe, la prosodie, la rhétorique, la langue arabe, etc...

123. La meilleure des actions (religieuses) est celle dont le profit est multiple touchant le plus grand nombre possible de personnes, telle la science

124. Qui éloigne l’ignorance, écarte le mal et l’imperfection, ainsi que tout ce qui profite à l’homme sage dans sa foi

125. Aussi, l’action qui purifie le cœur et celle accomplie avec persévérance, fut-elle en faible quantité. Tel est l’avis du sage

126. Et toute action pénible et dure sur l’âme charnelle telle que la dépense des biens par rapport à une personne avare

127. Le jeûne pour un vorace, la discrétion (le fait de cacher ses bonnes actions et ses qualités) pour une personne qui a la soif de célébrité et précellence

128. La pire désobéissance ( le péché le plus néfaste) est celle qui endurcit le cœur et fait oublier Dieu et Son adoration

129. La meilleure mention des Noms de Dieu (dikr) est la lecture du Livre de Dieu (le Coran), avec compréhension et réflexion

130. Un seul verset lu avec réflexion est plus méritoire que la lecture de tout le Coran sans réflexion

131. Que cette lecture se fasse, le texte sous les yeux, ou en priant et à haute voix, s’il ne risque pas de tomber dans l’ostentation

132. La prière facultative dans sa chambre a un avantage prestigieux, mieux dans la nuit et surtout dans sa dernière partie

133. La chose la plus souhaitable, aux yeux de morts, est de pouvoir revenir à la vie 134. Ne serait-ce qu’un tout petit laps de temps qui serait , pour eux, l’occasion d’accomplir un bienfait qui leur serait utile à leur retour dans l’autre monde

135. Profite donc du reste de ta vie en regrettant le passé non utilisé dans les bonnes actions et précipite-toi dans la direction des œuvres pies

136. Avant qu’il ne soit trop tard ; ne néglige pas d’améliorer ton for intérieur en prenant soin de ton caractère

137. Sois, cher frère, parcimonieux dans l’emploi de ton temps, mettant à profit chaque instant de ta vie et chaque respiration

138. Sachant que le temps même d’une respiration de personne vaut une pierre précieuse sans égal

139. Avec quoi on peut acheter un trésor immense

140. Laisser passer ce temps sans bonnes actions est une grande perte le jour du Jugement dernier

141. Si par malheur tu le passes dans la désobéissance, voilà la plus grande catastrophe, c’est un dommage irréparable

142. Vivifie les heures de ta vie par les actions facultatives, après avoir accompli les obligations, en fuyant la négligence

143. Par les jeûnes et les répétitions des Noms saints de Dieu, par la méditation avec persévérance.

144. Par l’aumône, par les dépenses au profit des nécessiteux, tout cela exclusivement pour l’amour de Dieu, notre Maître

145. Fais toujours du bien, notamment dans les jours excellents et préférés, envers les plus proches et aussi envers les Grands (les hommes du mérite)

146. Il convient de t’évertuer, tout le temps, dans les actions, avec la bonne intention, sans jamais te lasser 147. Il est de même considéré comme acte méritoire, le fait de faire parvenir la joie et les bonnes nouvelles aux musulmans, mais jamais la mauvaise nouvelle ou le mal

148. Réserve-toi, le jour du Jugement dernier, un viatique qui te serait utile, en pratiquant un des innombrables "wirds"

149. Fut-il peu, qui te serait demain d’un profit quelconque au jour de l’angoisse et de la peine 150. Il faut avoir soin de le faire discrètement, à l’insu des autres, tu seras ainsi félicité et loué le jour de la rétribution

151. Car la plupart des actions exhibées n’ont relativement pas assez de mérite ce jour-là

152. Satan le maudit, dis-je, a abusé des gens, c’est pourquoi ils s’occupent des choses qui ne peuvent leur attirer que du malheur

153. Ils s’occupent de la connaissance de choses qui ne leur seront d’aucune utilité, ni dans la tombe, ni dans le rassemblement de la résurrection

154. Il s’occupent de choses qui ne les préservent guère du châtiment de leur Seigneur, le jour de l’angoisse et ils persistent dans leur insouciance et leur plaisir

155. Toute science n’est pas utile, tous les érudits ne sont pas égaux

156. Il y a des sciences qui endurcissant le cœur, provoquent la fierté du savant et lui font oublier le Seigneur

157. De même, il y a des savants qui n’auront pour récompense, le jour du Jugement, que châtiment et réprimande

158. On lit dans le poème de notre Cheilkh AL-HILALI, (que Dieu Très Grand soit satisfait de lui)

159. "La vraie science est celle qui engendre la crainte de Dieu l’Omniscient celui qui n’acquiert pas cette science n’est qu’un ignorant blâmable"

160. La science apprise dans le dessein d’être admiré ou loué, ne sert rien au serviteur le jour de la résurrection

161. Non plus celle apprise dans l’esprit de compétition, de rivalité ou de mystification

162. Ni celle apprise pour le plaisir de dominer, d’être seul à informer et à porter des jugements nuisibles

163. Ni celle que l’homme avait cherchée dans l’intention de tenir ses frères croyants en servitude

164. Ni celle avec laquelle on passe le temps à jouer et à se divertir, ô mes frères, rendez-vous bien compte de la pertinence de ces propos 165. Ni celle qui remplit le cœur de jalousie, de rancune ou de fierté et qui éloigne le savant de la rectitude

166. Ni celle qui incite à la haine sourde ou manifeste, à la dispute, aux polémiques et controverses

167. Ni celle qui pousse l’homme à la folle présomption, à l’égoïsme, ou qui engendre la querelle et la dissidence

168. Ni celle qui suscite la colère, l’obstination dans l’erreur et dans l’égarement, dans l’antipathie et dans la lutte

169. Ni celle qui sert d’intrique, de moyen pour détourner ou soutirer les biens d’autrui, de thésauriser l’argent et susciter du bavardage

170. Non ! la science utile est celle qui fait connaître à l’homme ses propres défauts de manière claire

171. Qui l’incite à la longanimité, à la générosité, à la bonté, à la pureté, à l’honnêteté et au scrupule 172. A aimer la vérité, la retraite spirituelle, la méditation, la réflexion, et à l’application rigoureuse des règles de bonne conduite

173. C’est celle qui donne à l’homme les bonnes qualités morales intellectuelles et spirituelles

174. Celle qui l’ouvre à la crainte de Dieu, le dispose à l’abandon (à Dieu), à l’ascèse, à l’espoir bien fondé, à l’éloignement du grand monde, à l’attachement à Dieu, de manière indéfectible 175. Celle qui exclut les désirs excessifs, l’envie et la pleurnicherie

176. Celle qui bannit la jalousie, la fierté, l’égarement, la haine et la présomption

177. Qui incite l’homme à la sagesse et à entretenir de bonnes relations avec les frères musulmans, sans jamais se lasser

178. La science ne peut que conduire l’homme vers la sagesse ou le pousser vers la perdition

179. Quiconque aide un chercheur de sciences ou de tout autre chose pour l’amour de Dieu, aura sa part dans tout ce que celui-ci aura acquis comme récompense

180. De même, celui qui aurait vendu une arme à un brigand embusqué qu’il connaît, tremperait dans les crimes et exploits de ce dernier

181. La qualité de savant n’est pas attribuée à l’homme pour le grand nombre des relations qu’il débite, mais la science est une lumière résidant dans le cœur

182. Cherche-la ayant uniquement pour but la Face de Dieu, Très-Haut, tu aurais pour récompense des jouissances permanentes

183. Certes, celui qui ne craint Dieu, n’est pas âlim quand bien même épuiserait-il toutes les disciplines de la science

SAGESSE PROFONDE EN CITATION

184. Si tu jouis des biens procurés par Dieu tout en restant détourné de sa voie 185. Et que tu t’obstines dans cet égarement, sans te repentir résolument, tu sera, à coup sûr, jeté en enfer

186. N’utilise jamais les biens de Dieu, ta vie durant, tout en adorant autre chose en dehors de lui

187. Multiplie tes bonnes actions pour l’amour de Dieu autant que tu as besoin de Son aide

188. Agis pour ce bas -monde en fonction du séjour que tu y feras par rapport à l’autre monde. Es-tu assez lucide ?

189. Agis pour l’autre monde en fonction du séjour que tu y feras. Celui qui fausse ce principe, est en perdition 190. Agis pour l’Enfer (en désobéissant) dans la mesure de ta patience à supporter sa température si tu y étais jeté

191. Si tu crains ton Seigneur l’Un, comme il se doit, chaque être vivant te craint pour cette raison

ACTES DE DÉVOTION PAR LESQUELS ON VIVIFIE LE TEMPS

192. On recommande avec insistance, la prière facultative de six ou de deux "rakas" après celle obligatoire du coucher du soleil, cela est de l’autorité du meilleur Prophète

193. De même quatre "raka" avant et après la prière du début de l’après midi (zuhr), quatre avant, mais non après celle du milieu de l’après-midi (al asr)

194. Ainsi, après celle de la pleine nuit (isà, les deux "rakas" dit "Tahiyyat al-masjid" (salutation pour la mosquée) par celui qui pénètre dans une mosquée, toutes ces prières sont bien appréciées

195. Le "wître" est encore plus recommandé que tout autre Tradition prophétique, assurément, selon une opinion très répandue

196. Les deux "raka" du "fajr" (salat-al fajr, prière) qui, seul, parmi les prières traditionnelles, peuvent faire l’objet d’un rappel, son rendu très désirables. Cela est connu

197. On peut les rappeler dans le temps situé entre la levée évidente du soleil et le milieu du jour (voir AL HILALI)

198. Celui qui récite dans ces deux "rakas", les deux "surates" commencées chacune par le mot "alam" (alam nasrah et alam tara) celui -là obtient une garantie contre tout ennemi qui pourrait lui nuire

199. Prière deux, six, ou huit "rakas" après la levée du soleil, est un acte très apprécié, comme prière surérogatoire

200. Celui qui prie deux "rakas" après la prière obligatoire du coucher du soleil, celui-là aura, pour ce fait, agi comme les élus

201. Celui qui en prie six, en ce moment, sans l’interrompre par quelque chose qui ne sied pas

202. Son action lui vaut, aux yeux de Dieu, l’adoration agréée de douze ans

203. Celui qui prie successivement quatre "rakas" avant et quatre après le "zuhr" (prière du début de l’après-midi)

204. Cela lui confère une garantie contre Géhenne et demain il ira vite au Paradis

205. Si tu prends l’habitude de prier quatre "rakas" avant la prière du milieu de l’après-midi, le Seigneur Tout-Puissant te fait miséricorde

206. Celui qui observe régulièrement la prière de la levée du jour (a" ...du hâ" ou yoor yoor) Dieu le protège et améliore son sort

207. Car cette prière se présentera le jour du Jugement dernier et le recommandera au Seigneur, il sera heureux

208. Elle dira : "Seigneur, celui-ci m’a observée dans le bas-monde, il faut le protéger aujourd’hui"

209. Mais si tua négliges ici-bas, elle dira au Seigneur : "Celui-ci m’a négligé dans le bas-monde, il faut l’humilier pour cela"

210. Il est blâmable, aux yeux de certains docteurs, de prier plus de huit "rakas" après la levée du soleil

211. Car, disent-ils, cela n’est pas conforme à la Tradition du Prophète suprême, salut et paix sur Lui 212. Sur sa famille, sur ses Compagnons, et sur toute la Communauté, que ce salut dure tant que le sage obéissant es au-dessus du pervers

213. La prière se fit la nuit à haute voix, et le jour, à voix basse (comme les prières obligatoires)

214. On tient, comme blâmable, de parler après la prière du matin "su-bha" jusqu’à la levée, encore plus nuisible de dormir

215. Si tu fais la prière du matin "subh" en assemblée et reste assis mentionner et évoquer les Noms de Dieu

216. Jusqu’à la levée du soleil, tu as le même mérite qu’une personne ayant accompli les pèlerinages majeur et mineur d’une manière parfaite

217. Si tu observes le respect absolu du Seigneur dans les deux moments extrêmes du jour, il te protège durant le temps existant entre ces deux moments contre tout mal (contre toutes contraintes)

218. Il existe une divergence d’esprit pour savoir quel est le meilleur ; est-ce le grand nombre de prosternations ? est-ce la longueur des stations ?

219. Les uns préfèrent l’un, les autres, l’autre, mais chaque groupe avance des arguments probants

220. Le nombre de prosternations est cause de la rédemption de nos péchés, d’après la relation du connaisseur

221. Les péchés s’effacent chaque fois qu’il s’incline ou se prosterne avec humilité et recueillement selon la relation d’un informateur bien renseigné

222. Ses péchés tombent de dessus ses épaules et de sa nuque. Heureux celui-là qui réalise cette action un grand nombre de fois 223. On rapport aussi, cependant, que la meilleure manière de prier est d’effectuer de longs rakas (de longues poses)

CHAPITRE DU JEUNE

224. Quant à l’action de jeûner, elle est parmi les moyens les plus efficaces de chercher l’agrément et les faveurs de Dieu

225. Car il existe parmi les portes du Paradis une qui ne sera accessible qu’aux seuls jeûneurs ; sois laborieux dans les actions pieuses

226. MALICK, notre Imam, avait l’habitude de jeûner chaque mois trois jours

227. Cela lui fait, grâce à la multiplication par dix que Dieu accorde par sa bonté, comme s’il jeûnait tout le temps

228. On juge très désirable de jeûner sept jours, je parle de ceux-là qui sont disséminés dans l’année

229. A savoir le dix (10) du douzième (12e) mois lunaire, le vingt sept du septième (7e), le trois (3) et le dix (10) du premier (1er)

230. Le vingt cinq (25) du onzième (11e), le quinze (15) du huitième (8e), le huit (8) du douzième (12e) ; sois attentif à cette énumération

231. Quiconque s’habitue à jeûner ces jours-là, aura tout ce qu’il désirera

232. On rapporte du Prophète, l’Elu d’ALLAH, sur lui la bénédiction de Celui qui l’a dirigé et choisi

233. Qu’il y a des avantages au profit de celui qui les jeûne : avantages que nous ne pouvons énumérer ici ; tâche de les réaliser

234. On a recommandé comme désirable je jeûne de tout le mois de Rajab (le septième)(7e), de mêle que le Muharram, le premier mois, le (Tamkharite)

235. Ainsi les neufs premiers jours du douzième (12e) mois et tout le mois de Sabâne le huitième. Réfère-toi aux sources "le tamkharit" étant considéré comme le premier mois lunaire

236. Ils sont unanimes sur la précellence du "A’suraa", dixième (10e) jour du premier (1er ) lunaire sur le tâ su âa (la veille , neuvième, 9e)

237. Car la récompense y est plus grande ; tache de les jeûner tous sans discontinuer

238. On a rapporté des choses qu’on dit avoir été tenues du Prophète, Chef des créatures, qu’il faut y pratiquer

239. Que le Seigneur vers Qui tout retourne, lui accorde le salut et la paix, à sa Famille, à ses Compagnons, et tous les Sages qui ont suivi son exemple

240. A savoir le jeûne, la prière, les visites d’amour entre parents le bain, l’aumône, la coupe des ongles, l’application du collyre

241. Aller voir un malade, rendre visite à un érudit, l’action de caresser la tête d’un orphelin musulman

242. La récitation de la surate Al Ihlaas (mille fois, "1000"), la douzième (12e) des recommandations est le fait de préparer à la famille un repas copieux et succulent

243. On rapporte que le bain dans ce jour éloigne de nous la maladie et que le fait de l’application du collyre y écarte la cécité

244. Le festoiement de notre famille accroît et multiplie nos chances pour l’acquisition des biens, par la volonté de Dieu

245. Puis, le dixième (10e) jour du premier (1e) mois possède des particularités qui lui sont propres, selon le rapport du connaisseur

246. C’est le jour où notre Seigneur avait pardonné à ADAM, le père des créatures humaines qui le premier prophète

247. C’est dans ce jour que l’Arche de NOE, nous a t-on dit, s’était immobilisé sur la montagne dite Jodi

248. La mer fendue en faveur de MOISE, JESUS CHRIST naquit ce jour

249. C’est dans ce jour que FARAON fut noyé, de même la sortie des entrailles du poisson

250. Qui obtient aussi le même jour, le pardon de Dieu

251. Encore la sortie de JOSEPH du puits et ABRAHAM l’ami de Dieu y fut sauvé du feu qu’on avait allumé à son passif

252. L’ascension de l’éminent IDRIS et celle de Son Esprit (de Dieu) fidèle, JESUS, fils de MARIE

253. C’est ce jour que Dieu a accordé à DAVID la rédemption de tout ce qu’il avait commis

254. C’est également ce jour qu’on habille la maison sacrée d’ALLAH que salut et paix soient accordés à tous ces Prophètes

255. Ensuite, sache que le jeûne ne consiste pas seulement à s’abstenir de manger et de boire ; ne t’abuse pas !

256. Que de jeûneurs parmi les gens, qui n’auront de leur jeûne, que la faim (et la soif)

257. La pratique du jeune doit occuper tous les membres, tous les organes, qui doivent s’abstenir de tout ce qui entache le jeûne

258. Abstiens-toi de regarder tout ce qui est prohibé, de marcher dans sa direction, de l’écouter quand on en parle ou d’en parler toi-même

259. De même, le jeûneur doit s’abstenir de toute mauvaise pensée au même titre que le manger et le boire

260. Ne te gave pas trop à l’aube, ni au coucher du soleil, n’abuse pas des mets, cela te prive force récompenses

261. Quiconque se remplit l’estomac d’aliments, l’arrose abondamment et dort profondément

262. Celui-là se rend l’égal des animaux car beaucoup de bien lui échappe ; il perd et périt

263. Certains mangent comme un taureau au moment de la rupture et à l’aube

264. Jusqu’à ce que leur ventre devienne lourd, et leur cœur "obstrué" et assombri

265. Détourné, de la sorte, de la mention de Dieu, il croit avoir jeûné, mais n’obtiendra rien, le jour de la résurrection

266. Que Dieu nous préserve d’illusion et de tout ce qui nuit dans le monde

CHAPITRE DU WIRD

267. Si tu ignores l’histoire des "wirds", sache que l’objectif en est fort important

268. La place qu’il occupe dans la pratique pieuse se situe parmi les plus éminents actes de dévotion aux yeux de tous

269. Sa définition d’après les informateurs (inspirés) : c’est un acte d’adoration déterminé dans un temps régulier

270. Et le vocable dérive du mot "wird" qui signifie : stationner sur un point d’eau pour boire ou puiser

271. Chaque "wird" conduit le pratiquant vers l’enceinte scellée de Dieu sans déviation

272. Peu importe que ce "wird" vienne d’AL JALALNI (cheik ABD AL QADIR), de AHMAD AL TIJANI ou d’u autre parmi les qutbs (pôle) que Dieu soit satisfait d’eux

273. Car ils sont tous dans la bonne direction

274. Chacun d’eux appelle les aspirants et les incite à l’adoration du Maître du Trône, où qu’ils soient

275. Tous les "wirds" sont dans la rectitude et la probité ; garde-toi d’en mépriser ou d’en critiquer aucun , dans ta vie

276. L’origine du "wird" est, ou la révélation, ou l’inspiration, que Dieu (SALAM) réserve à ses privilégiés à qui ils conviennent

277. La révélation est l’apanage du prophète, l’inspiration, celui du saint

278. Le "wird" a pour fondement Son Livre révélé où il est disséminé (en fragments) et la Parole prophétique transmise en chaîne (par chaîne de garants)

279. Chaque Saint est cramponné au pan d’un Prophète envoyé par l’Un, qui est la Vérité (Dieu)

280. Tout prodige opéré comme miracle par un prophète peut bien être opéré comme charisme par un saint

281. Car celui-ci est l’héritier de celui-là ; les prophètes constituent l’argument de Dieu contre les créatures, sache-le

282. Les saints sont les preuves de l’authenticité de Sa religion et de Sa vérité constante

283. Les prophètes du Très-Haut sont impeccables, ses saints, quant à eux, sont protégés et honorés

284. Ils bénéficient tous (prophètes et saints) de la garantie absolue de Dieu, le Clément, comme l’ont si bien mentionné le tenants de la gnose

285. Néanmoins, la garantie des prophètes est inéluctable à la différence de celle des saints

286. Ce sont là les propos du CHEIKH SEYYID AL MUKTAR dans son ouvrage intitulé "AL Kaw Kabal Waqqâd" (la planète lumineuse), cela, ne le conteste pas

287. Si tu prends "wirds" tu dois y vouer respect et considérations, ainsi tu gagneras les meilleurs avantages

288. Quant à celui qui nie l’importance ou l’utilité des "wirds" s’en moquant éperdument, et ce, par mépris ou par haine

289. Celui-là est un ignare borné, comme l’a affirmé Ibnou ATA dans le texte de "AL HIKAM" (Sagesses)

290. Celui qui ne fait rien en guise de "wird", perdant continuellement son temps

291. Celui-là n’aura, le jour de la rétribution des humains, que de la peine, de la tristesse et du mal

292. Les avantages du "wird" ne sauraient être méprisés que par un jaloux, animé de haine et d’antipathie ou par un ignorant

293. Comment pourrait-on dédaigner une répétition constante des Noms de Dieu qu’une personne effectue régulièrement et sans cesse ? (pour l’amour de Dieu)

294. Quiconque n’a jamais été éduqué (formé) par un directeur spirituel, rencontrera des épreuves (terribles)

295. Car celui qui n’ a aucun guide (valable), Satan se charge de le diriger, partout où il passe, dans les voies de la perdition

296. Si la paresse t’empêche de pratiquer le "wird", ne songe pas à nier son utilité à cause de parti pris ou par haine

297. Si tu n’es pas capable de franchir la distance qui te sépare du point d’eau, ne cherche pas à empêcher les autres d’aller puiser

298. Sache que la qualité et la quantité des récompenses sont attribués en fonction des qualités du "wird" et du recueillement (disposition du cœur)

CHAPITRE DE L’EVOCATION LE DIKR ou répétition du Nom de Dieu

299. Quant à la pratique habituelle de l’évocation de Dieu (par Ses Noms très beaux), elle est la meilleure action que l’aspirant peut s’évertuer à faire

300. Cela, je le dis hautement sans me soucier, un tant soit peu, des contestataires

301. Je détiens la réponse à quiconque m’interroge, dans le verset coranique qui précède immédiatement walâ tujâdilu, etc "ne controversez pas avec les "Gens du Livre"

302. Quiconque abandonne, dis-je, la répétition du Nom de Dieu, pour l’évocation d’autre chose , est crétin fantaisiste

303. Comment les créatures peuvent-elles oublier ou négliger la mention de Celui qui les a créées et façonnées

304. La mention du Nom de Dieu constitue le début de la sainteté et son abandon est le plus haut degré de l’égarement

305. Que Dieu nous mette parmi ceux qui ont passé leur vie en mentionnant Son nom et en méditant

306. Une divergence d’esprit surgit, à savoir s’il est mieux de le faire à haute voix ou à voix basse, entre les riants chefs spirituels

307. Préfèrent-ils la voix basse pour se mettre à l’abri du "riya" et la concentration dans la méditation pour celui qui veut bien le faire ?

308. D’autres préfèrent la voix haute pour en transmettre l’écho à celui qui serait tenté de l’imiter

309. Car au cas où quelqu’un l’imiterait, il réalisera du coup, deux récompenses par le fait d’avoir entraîné autrui à faire du bien

310. Chacun des sens de l’homme prend sa part dans les mentions (dikr) des Noms du Maître des créatures

311. D’aucun ont pris le juste milieu en donnant le détail suivant :

312. Si le fidèle craint de tomber dans le "riya", il récite à voix basse dissimulant sa mention pour échapper à ce vice grave

313. Car pour eux, préserver son action de ce danger, ne se réalise que dans cette condition

314. Mais au seul cas où il est affranchi de ce risque, ce, grâce à sa fermeté, sa perfection intérieure et sa pureté

315. Il a plutôt intérêt à réciter à voix haute pour réaliser l’avantage de l’imitation 316. Notre seih AL MUHTAR a choisi cette dernière opinion, que Dieu, notre Créateur, soit satisfait de lui

317. Référez-vous à l’ouvrage intitulé "junnat al Lurid" (le bouclier de l’aspirant ) de notre Seih, le Calife sage Muh HALIFA

318. Est compté parmi les règles légales de la bonne conduite pour qui veut se livrer à la répétition du Nom de Dieu

319. Le fait de s’asseoir sur un endroit propre, en position assise, les jambes croisées ou, accroupi à la manière de celui qui prie, la face tournée vers la KA’ba

320. Bien parfumé, vu que ces endroits ou se fait l’évocation de Dieu ne peuvent ne pas être fréquentés pendant le "dikr"

321. Par des anges et des génies "Djinn" croyants qui viennent écoute , d’après l’opinion du consensus

322. L’exclusivité du culte de l’adorateur dépend de la pureté de ses invocations qui doivent être exemptes de tout ce qui ne conviendrait pas

323. Si tu es débutant, c’est la formule exclusive, avec la glorification, qui te convient

324. Par la formule "Il n’y a point de Divinité si ce n’est Dieu" l’initié déjà expérimenté se contente du vocable "ALLAH" (Dieu)

325. Le dévoilement des secrets qui découlent de cette pratique, ne sied pas dans ce cadre, car l’immensité de son secret confine à celle d’un océan profond

326. Celui qui désirerait le pénétrer, n’a qu’à répudier définitivement ce bas-monde

327. Ses secrets providentiels sont trop sacrés pour être écrits dans les pages d’un livre, à la portée de n’importe qui

328. On le communique, certes, verbalement à quelqu’un, de bouche à oreille, mais on ne l’obtient pas par le biais de disputes et de controverses

329. On l’acquiert "à la pointe de l’épée" avec la foi absolue et non par la contestation ou dans l’oisiveté

330. On l’obtient en contrariant la passion et l’âme charnelle en non en méprisant les personnes avantagées (par la bonté divine)

331. La meilleure des paroles est la formule de la "Sahada" dite témoignage de l’islamisme (la profession de foi musulmane)

332. Toute personne qui la prononce, convaincue de son contenu, ira demain au Paradis

333. Il suffit de se rendre compte qu’elle est appelée "le prix du Paradis de notre Seigneur"

334. Et qu’on l’appelle la forteresse de Dieu, Très -Haut (contre tout mal) prononce-la sans discontinuer !

335. Il suffit comme preuve aussi, de savoir que quiconque refuse délibérément de la prononcer, n’aura aucune excuse

336. Car on le met d’office à mort en tant qu’impie et non en tant que musulman fauteur

337. Les érudits exaltent la grandeur de la "basmala", de la "hawqala", du taKbir", de la "adbala" et de la "hamdala" (cf Lexique)

338. Ajoute la "sakat ala-n-nabi", la "hasbala", ainsi le "istigfâr" qui les suit

339. Chacune de ces formules comporte des avantages particuliers pour celui qui la pratique avec assiduité

340. Chacune renferme des secrets que les érudits ont explicités dans leurs ouvrages La HASBALA, c’est habuna-làhu wa ni ma-l wakîl

341. Chacune a des fruits qui satisfont celui qui les cueille

342. Le fruit du "tahlîl" (la formule : il n’y a de Divinité que Dieu) est l’acquisition du "tawhîd (force de la foi orthodoxe qui est fondamentale aux yeux des érudits)

343. Car le "Tawhîd" des tenants de l’apologie défensive est plutôt vulgaire, étant connu de tout musulman

344. Le fruit du "Takbîr" et du "hamd" est l’acquisition du réel sentiment de la grandeur de Dieu et de la reconnaissance envers lui pour Ses bienfaits avec remerciements et témoignages

345. Encore l’acquisition de l’amabilité et la fermeté dans l’espoir, car tout bienfaiteur est aimé

346. Quant aux fruits de la "Hawqala" et au fruit de la "Hasbala" selon l’opinion du consensus 347. Ce sont l’abandon à Dieu, Très-Haut, et la forte volonté de compter sur lui et de lui faire confiance, retiens-le

La HAWQALA : lâ hawla walâ quwwata illâ bil-lâhil-âzim La HASBALA, c’est hasbunà-làhu wa ni ma-l-wakîl

348. Quant à la prière sur le Prophète, que Dieu lui accorde salut et paix

349. Son fruit est d’aimer passionnément le Prophète, d’appliquer sa Tradition et d’en tirer profit

350. Quant au Istigfâr (la formule de demande de pardon à Dieu), chaque fois que tu demandes parton à ton Seigneur l’Un, Il te procure une réelle crainte de Dieu

351. Et tu acquiers la force nécessaire pour l’observation permanente des conditions du repentir, cela est rapporté

352. Mais toutes ces formules sont condensées, sont contenues dans une seule qui est obligatoire, notre Guide l’a affirmé

353. Cette formule est : "là ilâ ha illa-l-lâh" muhammadun rasùlu-l-lâchi (Il n’y a de Divinité que Dieu, Muhammad est l’Envoyé de Dieu

354. Que Dieu lui accorde salut et bénédiction, ainsi qu’à sa Famille, ses Compagnons et l’honore

355. Son contenu constitue, à la fois, le début et la fin des itinéraires, elle consacre la dernière étape des gens bien dirigés

356. Si tu récites dix fois la "Basmala" le matin suivies de la "Hawqala"

357. Tu sors propres de tous tes péchés comme tu étais le jour d e ta naissance

358. Le seigneur Très-Haut repousse et éloigne de toi soixante douze (72) sortes de malheurs

359. Dont les moins graves sont la lèpre et la ladrerie, cela est affirmé par l’unanimité des savants

360. Ensuite, le Seigneur te confie à soixante-dix (70) anges à partir du moment où tu te réveilles

361. Qui implorent le pardon en ta faveur jusqu’à la nuit, cela est tenu de meilleur homme

362. Cette action interpose une barrière entre nous et les génies

363. Quiconque la récite cinquante (50) fois devant un oppresseur, craignant son danger

364. Aura une garantie contre lui, car le Maître des créatures humilie cet oppresseur devant lui

365. Qui la récite la nuit vingt-et -une fois (21) ni moins, ni plus, avant de dormir, obtient

366. Une garantie contre toute mort subite et tout cambriolage dans cette nuit

367. Aussi contre tout démon - (Que Dieu nous préserve de leur mal et de tout autre esprit malin, d’où qu’il vienne)

368. Si tu la lis, tu acquiers pour chacune des lettres qui la composent

369. Quatre milles (4 000) biens et la rédemption d’autant de péchés

370. On t’élève à autant de "Daraja" si tu fais exclusivement pour le Face de Dieu

371. Le nombre de ses dix neufs (19) lettres est graphiquement égal à celui des anges dits "Zabbaniya"

372. On rapporte que celui qui la récite, sera protégé contre ces anges effrayants, selon un "hadit" du Prophète

373. Le meilleur salut et paix soient sur lui tant que celui qui donne de bons conseils obtient le plus grand bien

374. Quant un enfant la lit à l’école coranique, le Seigneur lui accorde

375. A lui, à ses deux (2) parents et à son maître une garantie contre l’Enfer ; ce profit n’est pas négligeable

376. Si en t’installant sur le dos de ta monture, tu la récites et ajoutes la "Hamdala"

377. Les anges du Seigneur te consignent un nombre de bienfaits égal à celui des pas que ta monture fera sous toi

378. Ses secrets sont trop nombreux pour être retenus et ses avantages ne sauraient être tous mentionnés

379. Quant à notre prière sur le prophète MUHAMMAD le meilleur des fils de LOUAYE

380. Elle est la plus méritoire de toutes tes préoccupations en dehors des obligations divines

381. Notre Seih AL SUNUSSI, le noble, que Dieu notre seigneur le Clément l’agrée

382. A noté qu’elle peut tenir lieu de guide spirituel, car il amène l’aspirant jusqu’à la proximité du Prophète aimé

383. Elle voile les défauts et Dieu pardonne les fautes, grâce à elle

384. Elle équivaut à l’affranchissement d’un esclave en récompense et elle satisfait tous les besoins de celui qui la pratique

385. Elle conduit l’homme jusqu’au Paradis et l’éloigne de l’Enfer

386. Elle illumine l’extérieur et l’intérieur de l’homme, selon le consensus des soufis

387. Elle vaut à l’homme l’intercession de l’Elu de Dieu, le jour du Jugement dernier

388. Que le Seigneur lui accorde salut et paix, à lui , à sa Famille, à ses Compagnons ainsi qu’à ceux qui l’aiment

389. Il ne saurait être question d’énumérer ses avantages d’ici-bas et de l’au-delà, cela est au-dessus des forces de l’homme

390. Celui qui a l’habitude de la réciter , s’est cramponné à une corde incassable

391. Les élus ont écrit des ouvrages très précieux à ce sujet et ils ont tous révélé des réalités très profonde

392. Quant à l’ouvrage de notre Seih distingué, je veux parler de celui intitulé : Nafh at Tîb (l’exhalaison du parfum)

393. Cet ouvrage réunit, avec concision, tout ce que les anciens ont laissé en fragments

394. Heureux est celui qui le lit constamment ! tout ce que les anciens ont laissé en fragments

395. Mais celui intitulé Dala-il al hayr ât (indications des biens) on ne se de le dire à aucun moment

396. Quant à celui intitulé "AL Kunûz" (les trésors) il est le meilleur de ce que puisse lire un serviteur qui veut réaliser ses rêves

397. L’écrit du saint "qutb", ABDOU SALAM est des meilleurs moyens par lesquels un homme essaie d’atteindre un but élevé

398. Quelque ouvrage que tu prennes parmi ceux-ci, te procurera la satisfaction, si tu le lis sans discontinuer

399. Chacune de ses prières pratiquée constamment, donne le meilleur avantage, car chacun de ces érudits

400. Est comme une mer dont les vagues bouillonnent à chaque instant

401. Récite attentivement avant de dormir chaque nuit

402. Quatre (4) fois la sourate de "AL Fatiha" (1er S) et trois (3) fois AL Ihlàs (Sùrate de la pureté du Dogme)

403. El Al Bâqiyatou as Salihât quatre (4) fois et dix (10) fois le Istigfar comme indiqué ci-dessous :

404. Astagfiru-l-lâha-l-àzîma-ladî lâ ilaha illâ huwa l hayyul-qayyûm

405. Puis la prière sur le Prophète tel qu’il est indiqué ci-dessous " Allâhumma salli àlâ badri tamâmi, allâ humma salli à lâ nûriz -zalâmi, allâhumma salli àlâ miftâchi dâri-s-salâmi, allâ huma salli àla-s-safî fî i fî jamî i-l-anâmi"

406. Dix (10) fois, tu es alors considéré comme ayant donné à un pauvre quatre mille (4 000) louis d’or (comme aumône)

407. Cela te donne une fin de vie très heureuse et tu sera regardé comme quelqu’un ayant effectué, chaque année, deux (2) pèlerinages (mineur et majeur)

408. Et comme celui qui, quitte de ses plaignants quant à leurs droits (patrimoniaux comme extra patrimoniaux) a acheté le Paradis de son Seigneur. Cela d’après le récit du connaisseur

CHAPITRE SUR LA PRATIQUE DE LA MÉDITATION (FIKR)

409. Quant à la méditation, elle est aussi comptée parmi les plus précieuses pratiques partout où elle est bien pratiquée

410. Il dit (GAZALI) dans le Ihyà - sois attentif à ce que je dis : "certes, le meilleur des fruits que la religion puisse donner"

411. Dans ce monde, est l’acquisition des connaissances ésotériques et la familiarité avec Dieu par le diKr

412. L’intimité avec Dieu s’acquiert par la mention constante, quant à la gnose, elle se réalise par la méditation

413. On a rapporté la prééminence d’une heure de méditation sur l’adoration d’un an ; efforce -toi de réaliser cet avantage

414. Sache que la médiation tient lieu de miroir pour celui qui croit au Clément, le Très-Haut, où qu’il soit

415. La méditation d’un humain lui montre ses bonnes actions qui l’encouragent, de même qu’elle lui montre ses défauts (qu’il doit réprimer)

416. Elle constitue le qualitatif de toute personne qui espère obtenir la suprématie aux yeux de Dieu, le Très-Haut, Seigneur suprême

417. Son fruit, pour le tenant de la gnose, est l’arrivée de ce dernier à l’enceinte scellée du Clément

418. La méditation des ascètes sur la fin (disparition) de ce monde et son infidélité (inconstance)

419. A ces aspirants, cette méditation soutien le courage et assoit la rectitude

420. La méditation des adorateurs sur la belle récompense qui les attend et les avantages que Dieu procure

421. Accroît leur désir des bonnes actions et renforce leur ardeur, il importe d’être persévérant et laborieux

422. La méditation du savant ésotérique sur les biens et les délices que le Maître du ciel prodigue

423. Renforce son amour pour Dieu, qu’Il soit exalté ! qui est le Maître de toutes les création !

424. IBN ABI JAMRA, le héros de la piété, que Dieu l’agrée tout le temps

425. A affirmé que la méditation constante est la meilleure occupation pour un croyant

426. Car notre compréhension parfaite ne peut s’acquérir qu’après une profonde réflexion par un esprit lucide

427. De même que la conviction inébranlable ne se réalise que sur la base de la réflexion profonde

428. La certitude qui naît d’une méditation ne ressemble point à la croyance qui se fait d’emblée et tout d’un coup, la première étant la plus solide

429. On rapporte que la méditation d’un moment est plus utile que l’adoration de tout le temps, sous toute autre forme, sans contredit

430 . La foi de la personne qui se livre à la méditation gagne en force et en stabilité, comme on la rapporté de bonne source

431. C’est après cette méditation que la vérité lui apparaît clairement et, convaincu, il acquiert la pureté et la stabilité dans la foi

432. L’intensité de ta foi augment en fonction de la profondeur de tes pensées

433. Continue tes découvertes et acquisitions dans le miroir de la méditation dans l’esseulement, tout le temps

434. La vérité t’apparaîtra ainsi, car c’est par la médiation qu’ABRAHAM l’ami de Dieu, avait acquis sa conviction

435. Que Dieu, Très-Haut accorde à Son Prophète préféré, à ABRAHAM et à tous les Prophète meilleur salut

436. C’est par la méditation que l’homme peut acquérir, en une heure, une force de conviction qu’il n’aurait pu réaliser

437. Dans toute sa vie en adorant tout le temps sans méditation

438. C’est par la méditation que la voie de la religion lui apparaît nettement comme l’a si bien mentionné l’homme courageux et lucide

439. Je veux parler de IBN SAID, le héros perspicace, de Deymani que Dieu lui accorde, à tout moment, son agrément

440. Un certain Saint a répondu lorsqu’on lui a demandé par quoi connais-tu Dieu ton Seigneur ? :

441. "Je le connais par son fait de défaire toutes nos fermes décisions" (à mon grand étonnement) ; Qui médite acquiert

442. Les meilleurs sujets de méditation pour un humain, sont les cieux et la terre, selon l’enseignement reçu

443. Puis vient sa réflexion sur les bienfaits de Dieu, laquelle est très utile car ce fait augmente l’amour pour son Bienfaiteur

444. Réfléchir sur la récompense des croyants, demain, renforce le désir des musulmans portant sur

445. La dévotion et sur les efforts ; cela constitue le meilleur profit des serviteurs

446. Réfléchir sur le châtiment des impies dans la demeure des tourments, incite l’homme à se repentir et à réexaminer sa conscience ici-bas

447. De même il renforce sa crainte et empêche de commettre des péchés et voilà un grand avantage

448. Réfléchir sur la bonté qui a voilé nos péchés aux yeux du monde, nous incite à avoir plus de honte de lui, tout le temps

449. De même qu’il augmente notre espoir et notre désir de bien faire sans encourir de danger

450. Il faut beaucoup réfléchir sur les créatures après être instruit, mais non sur le Créateur lui-même

451. Ne pense pas à ton dénuement car cela te donnerait trop de soucis et de tristesse

452. Ni une injustice dont tu es victime de la part d’un autre, cela crée entre vous deux, une forte haine et de la colère contre lui - sois patient

453. Ne te fonde pas trop sur une longévité incertaine, cela t’incite à la thésaurisation qui est nuisible

454. Ainsi tu laisserais écouler ta vie sans profit, remettant sans cesse les bonnes actions au lendemain

455. Sache que le détachement du cœur et la probité viennent du fait de s’en occuper (du cœur) constamment en le vidant des innovations blâmables

456. Le meilleur "jihâd" (guerre sainte) consiste à empêcher l’esprit de s’occuper de ce qui ne lui incombe pas

457. C’est la chose la plus difficile, et celui qui ne la pratique pas en dehors de la prière ne pourra la pratiquer, dans celle-ci

458. Réfléchis donc constamment, ô mon ami, sur la terre, sur le ciel, les astres

459. Le soleil, la lune, les arbres, l’eau ; le feu, les pierres et autres tels que la nuit et le jour, tu acquerras ainsi la certitude du cœur et aussi des lumières

CHAPITRE DE L’AUMÔNE ET DE LA BONTÉ FRATERNELLE

460. Quant à l’aumône et les autres dépenses pour la face de Dieu, elles renferment tous les biens sans exception

461. De même que tout ce qui profite à un musulman ainsi que les bienfaits entre parents

462. On rapporte que le jour du Jugement dernier, quand le pont sera jeté par dessus l’Enfer qu’il surplombera

463. Et que les créatures se débattront dans l’angoisse et la tristesse, un crieur public lancera l’appel : Où sont ceux qui ont été au service des créatures ?

464. Et ceux-ci répondront : Nous voici ! on leur ordonnera d’entrer rapidement dans la demeure des délices

465. En leur disant : entrez au Paradis sans peine, ni épreuve

466. Rends donc tes précieux services à tous, pour l’amour de Dieu exclusivement, sans relâche ni mot déplaisant

467. Cache aux être humains tout ce qui leur déplaît et manifeste-leur ce qui est susceptible de procurer du plaisir

468. Quiconque te rend visite pour solliciter tes biens, comble-le de faveurs et de bonté si tu es riche

469. Mais ne thésaurise jamais ta fortune par crainte de pauvreté

470. C’est Dieu, le Très-Haut qui t’a offert cette richesse 471. Si tu la dépenses délibérément pour son amour, Il te restituera tout ce que tu auras dépensé

472. Les avantages de la dépense pieuse et de l’aumône sont très nombreux, selon le rapport des érudits

473. On rapporte dans une tradition prophétique, que Dieu donnera le Paradis , le jour de la tristesse et de la peur

474. Grâce à une bouchée de pain, une poignée de dattes ou tout ce qui peut être utile à un pauvre

475. Il fait entrer trois personnes au Paradis, cela (cette largesse) relève de la volonté du Seigneur des mondes

476. Ces personnes sont les suivantes : le maître de la maison qui a donné l’ordre à sa femme vertueuse, de donner cette petite aumône

477. Et le servant qui les sert, tout cela par la bonté du Seigneur, réfléchissez, ô croyants !

478. Quand un être humain donne l’aumône, Dieu le Clément le préserve de tout mal

479. Il préserve d’une mauvaise mort, de même de l’égarement et de l’injustice d’autrui

480. Il le préserve de la désespérance, de la disgrâce de ses parents, de la mort subite et d’une mauvaise fin

481. Une seule aumône peut écarter de lui soixante-dix (70) chefs de mort affreuse

482. Elle apaise la colère de Dieu, elle possède la vertu d’effacer les fautes de l’homme comme celle de l’eau à éteindre le feu

483. Celui qui la pratique, s’asseoit à son ombre (celle de l’aumône), le jour du Jugement en attendant le jugement des créature. Que son avantage est grand !

484. On guérit les malades par le fait de l’aumône et Dieu pardonne les pêchés grâce à elle

485. On purifie la fortune, écarte le malheur ainsi que toutes les maladies ; on note aussi

486. Qu’elle suscite la joie et le plaisir dans le cœur des croyants

487. Elle procure l’abondance, assure la bénédiction des biens et garantit contre tous périls

488. Elle rend aisé le règlement des comptes le jour de l’angoisse

489. Elle augmente la valeur des bonnes actions et par conséquent, la récompense, le jour du Jugement dernier

490. Elle facilite le franchissement du pont "Sirât" et élève l’homme au plus haut degré dans le bonheur

491. Elle comporte l’agrément de Dieu et l’angoisse de Satan le maudit égaré

492. Elle vaut au patient courageux qui la pratique, la prière des pauvres et celle ses nécessiteux

493. Elle entraîne l’accroissement du nombre des récompenses dans l’autre monde pour celui qui la donne exclusivement pour Dieu

494. Evitez de la donner à une personne, qui parmi les créatures, ne craint pas Dieu

495. On raconte que certains "Sûfis" donnaient quelque chose chaque jour pour aumône, fut-il modique, tel un biscuit

496. Et la discrimination est interdite dans l’attribution de l’aumône

497. Il est affirmé que celui qui fait de la discrimination en donnant l’aumône, commet un péché

498. Ne laisse jamais le proche pour aller donner à l’éloigné alors, que celui-là se trouve nécessiteux

499. La meilleure des créature nous a ordonné de commencer par nous-même et ensuite viennent nos voisins

500. Mais après nous et avant nos voisins, viennent ceux qui sont à notre charge

501. D’après une tradition prophétique : Dieu n’accepte pas l’aumône de celui qui la pratique avec discrimination

502. On rapporte que si des gens se donnaient à supprimer, pour aumône, un seul bien, l’un à l’autre jusqu’à soixante dix mille (70.000) personnes pour l’amour de Dieu

503. La récompense des derniers donneurs égalera celle des premiers

504. Ils ont rapporté que prier deux (2) rakas au grand matin, ainsi que le fait de pratiquer la justice et l’équité entre deux (2) personnes

505. Tiennent lieu d’aumône, de même qu’une glorification (Tasbiha) et une formule de louange (Tahmida) rendues à Dieu

506. Ainsi que chaque pas que l’on fait en marchant vers la mosquée pour prier et le fait d’ensabler un crachat rencontré au hasard

507. Le fait d’adresser de doux propos à un croyant, est aussi considéré comme une aumône d’après les anciens

508. De même que de balayer une mosquée ou d’allumer une lampe à l’intérieur

509. D’ordonner le bien, d’interdire le mal, de donner quelque chose pour sauver son propre honneur

510. Ainsi que de se tourner face à la Ka’ba en s’asseyant et le fait d’intervenir en faveur de quelqu’un

511. D’écarter un mal d’un chemin, de guider un aveugle égaré

512. Ainsi que tout ce que tu as prélevé sur ta fortune en vue d’une utilisation légale ; le fait d’apporter une bonne nouvelle à un croyant

513. Le simple fait de lui adresser la parole pour le complimenter ou de lui sourire au visage ; de se montrer affable et accueillant à son égard

514. Le fait de sourire en le saluant, de le féliciter en cas de bonheur (heureux événement)

515. Le fait de lui donner des renseignements utiles, celui de lui indiquer ce qui est bon en le conseillant

516. Le fait de l’aider à satisfaire un besoin légal selon tes possibilités et celui d’entretenir de bonne relations avec lui

517. De même que prier pour lui et implorer la rédemption de ses péchés ; de lui prêter de l’argent ou d’autres biens pour l’amour de Dieu

518. Le fait de vider ton seau d’eau dans son récipient pour la face de Dieu, le très-Haut

519. Le fait d’avoir le cœur contrit devant l’impuissance occasionné par un dénuement qui finit par être couvert par la suite

520. Lui donner un lacet pour pouvoir nouer ses socques, lui donner une rallonge à sa corde

521. L’aider à monter à cheval en le soulevant de terre ou de choses semblables

522. Lui charger ses fardeaux sur sa monture ou des choses du genre

523. Refaire ta prière avec lui bien qu’ayant prié seul auparavant en vue d’obtenir une plus grande récompense

524. Marcher (à pieds) d’un pas alerte en compagnie de celui qui demande secours pour aller prêter main forte

525. Le fait de prêter à son frère croyant quelque outil ou autre chose, de visiter un malade

526. De marcher dans la procession d’un mort qu’on va enterrer, le fait de le porter avec les mains

527. De présenter des condoléances, de rendre visite à quelqu’un, de tenir compagnie à une personnes en solitude, comme le chef l’a dit

LECTURE DU CORAN ET QUESTIONS RELATIVES

528. Quant aux avantages de la lecture du Coran, AL YADALI les a déclarés très désirables

529. Quiconque veut parvenir à proximité de Dieu, doit lire le Coran sans jamais l’abandonner

530. Celui qui veut, dis-je, obtenir l’agrément de Dieu, doit lire et méditer le Coran

531. Attache-toi à la lecture de ce livre, fut-ce trois (3) "Hizb" (soixantième partie (60e) du Coran) chaque jour

532. N’abandonne jamais le livre d’ALLAH comme le font les étudiants de sciences

533. Certaines personnes qui se sont déclarées "Sûfis" et qui prétendent que ce qu’ils font est plus méritoire que la lecture du Coran

534. Ont avancé un argument faux, Satan les a trompés par là ; lis le Coran pour avoir l’agrément de Dieu

535. Le livre est la source de toutes les sciences dans le monde comme l’a dit le héros savantissime

536. Ne l’abandonne jamais, lis-le constamment, tu pourras en déduire tout ce que tu voudras

537. En fait de science comme l’ont fait le "Salaf" (les anciens vertueux) car chacun d’eux s’était abreuvé à son onde pure et profonde

538. Tâche de te parer de toutes les louanges que Dieu y a annoncées pour ses serviteurs en faisant des efforts héroïques

539. Toute conduite que Dieu y a vitupérée et interdite aux créatures, évite-la, tu serais sage

540. Car, certes, le Très-Haut ne l’a révélé que pour que les serviteurs l’appliquent , sois parmi ceux qui l’appliquent

541. On préférerait quelques versets qui soient bien compris et bien médités à de nombreuses sourates qui ne le seraient pas

542. D’aucuns disent que celui qui lit, mais ne réfléchit pas, ne sera pas récompensé par Dieu le maître des destinées

543. D’autres prennent le contre-pied de cette théorie et leur inflige un démenti formel, mais cette divergence d’esprit ne vise pas le cas du "Talib" (l’élève) qui apprend pour assimiler le texte

544. On rapporte d’IBN ABBASS (que le Maître des créatures soit satisfait d’eux)

545. La préférence de deux (2) "rakas" avec la méditation dans un bon état du cœur

546. A l’action de celui qui a prié toute la nuit mais avec distraction et négligence ; sois courageux !

547. Les règles de bonne conduite selon l’homme des DEYMANIDES, sont la pureté du corps et celle de l’endroit

548. De même que la réflexion sur les sens et les significations, l’observation du recueillement dans la componction (l’état respectueux) l’usage du cure-dent sont recommandés

549. Qu’il reste face à la Ka’ba avec dévotion et crainte, la tête baissée par respect pour Dieu, mais point d’infamie

550. Car on aime le "Tfhîm" (la gravité de la voix en lisant posément comme font les hommes)

551. Qu’il évite de lire d’une voix efféminée et d’inflexion chantantes ou bien avec des modulations à faire parade

552. Qu’il lise exclusivement pour la Face de Dieu sans chercher de fortune, ni faire de l’ostentation

553. Qu’il observe bien le règles de la bonne conduite devant le saint Coran, parole de son Maître,

554. Conscient qu’il s’adresse à son seigneur, ayant le sentiment de lire ce que le Très-Haut a révélé

555. Qu’il lise le Coran comme s’il voyait le Seigneur, (qu’il soit glorieux et exalté ! notre Seigneur unique !)

556. Car si vous ne le voyez pas des yeux, dit l’Apôtre, Il voit, quant à lui, tous les êtres

557. Aucun moment n’est interdit pour la lecture du Coran selon l’opinion de tous les hommes dignes de confiance

558. Quant à celui qui blâme sa lecture après la prière d’Al asr" (celle du milieu de l’après-midi), on ne doit point l’écouter

559. Son raisonnement est que ce moment là est le temps où les juifs se livrent à leurs études ; il faut réfuter son opinion

560. Le meilleur moment de réciter le Coran se situe pendant une prière surérogatoire de nuit et notamment dans sa dernière partie

561. De même entre le "magreb" (la prière du coucher du soleil) et le "isâ" (la prière après le coucher du soleil) et après le "subh" (la prière du matin, à l’aurore), comme la Sommité de cette communauté l’a affirmé

562. Le jour de lundi, le jour de "Arafa", le Vendredi, puis le Jeudi, cela est à retenir 563. Les "ulamâ" préfèrent la lecture sur le "mushâf" à réciter par cœur lis-le donc sur le livre

564. A chaque fois que tu lis dans un "mushâf" pour la face de Dieu, cette lecture allège

565. A tes deux (2) parents les peines du tombeau, si c’est la volonté de Dieu Tout Puissant

566. Si tu lis le Coran dans un "mushàf", Dieu le Maître des créatures te gratifie d’une bonne vision

567. Et de plus, cela atténue la peine à tes deux parents, fussent-ils des impies associateurs (dans leur tombe)

568. Douze (12) personnes parmi les Compagnons du Prophète ont affirmé unanimement que cette lecture est meilleure que l’accomplissement de beaucoup d’autres bonnes actions

569. Certaines avancent, comme motif de cette précellence le fiat que cette manière de lire (sur le "mushàf") s’occupe, plus que tout autre qu’elle, la langue et les deux (2) yeux

570. Elle occupe également son cœur, ses mains, ses jambes pliées, tout en méditant sur les sens et les significations

571. Si par contre, tu es plus concentré en récitant par cœur, contemplant et méditant mieux le sens

572. Plus que tu ne fais avec le "mushàf", il est plus avantageux pour toi, de le réciter par cœur

573. Le fait de ne pas regarder tous les jours le coran constitue un acte blâmable aux yeux des gens

574. Car un seul regard jeté dans le"mushàf" est mentionné au bénéfice du fidèle, comme acte de dévotion

575. Il y a divergence d’esprit sur le fait de savoir s’il est préférable de faire le "tartil" (prononcer doucement et clairement) ou de faire le contraire ; de chaque côté, on avance des arguments solides

576. Celui des premiers est puisé du texte coranique où Dieu dit : "Psalmodie le Coran"

577. Cependant la preuve de leurs opposants est aussi tirée du Coran : surate n° 33 "récitez beaucoup" : dikran Katîran"

578. Mais la base fondamentale et l’objectif principal sont la compréhension et la médiation ; oui

579. Ils sont tous unanimes que chacun de ces deux procédés représente une des traditions prophétiques, ne les oublie pas

580. "le meilleur des humains est celui qui, après avoir appris le Coran l’enseigne aux autres"

581. Le savoir par cœur du texte coranique est une obligation divine collective, tel qu’on nous l’avait transmis

582. Quand un nombre de gens suffisant pour assurer sa perpétuation s’en occupe, les autres en sont déchargés

583. Mais si un tel nombre n’assume pas cet "office" tout le monde pêche pour avoir manqué à son devoir

584. De même le fait de l’enseigner, fut-ce moyennant un prix quelconque ; l’Imam de Médina (MALICK) le déclare licite

585. Se basant sur son propos (du Prophète), que Dieu lui accorde le salut, à lui, à sa Famille, à ses Compagnons ainsi qu’à tous ceux qui le suivent

586. "le meilleur service pour lequel vous recevez un salaire, est le livre d’ALLAH que vous enseignez"

587. Rendu licite (l’enseignement rémunéré) aussi de peur de voir se perdre le livre de Dieu par le fait de ne plus être étudié et enseigné

588. Les érudits estiment fort bien le fait d’appliquer un baiser au "mushàf" de même qu’au petit enfant (qui n’a pas encore pêché)

589. Ainsi le fait de le poser sur une sorte de chaise par respect et de le parfumer aussi

590. Il est formellement interdit de poser la tête sur un "mushàf" comme on le ferait sur un oreiller ; cela n’est pas du tout permis

591. De même que de poser quelque chose sur lui, tels que livres de sciences, des morceaux de bois ou tout autre chose qui pèse

592. Il ne sied pas de tendre ses jambes vers le livre saint, ni de la porter sur soi de manière permanente pour quelque but que ce soit, tout cela est à éviter

593. On conseille, pour la Vulgate, une belle écriture qui soit bien lisible, et attrayante

594. De même une présentation et correction parfaites, point de mélange, ni de confusion ou amenuisement excessif

595. On juge blâmable l’usage de petites feuilles faisant un "mushàf" très minuscule

596. La voyellation du texte ainsi que la ponctuation et les autres signes diacritiques ont été inventés après, seulement, afin de préserver le livre des erreurs provenant des profanes

597. On tient comme blâmable le fait de le fragmenter en petites parties (en tous petits volumes) ; cette relation est tenue de MALICK

598. En raison de l’affirmation du Très-Haut dans le texte même du livre qu’Il soit exalté ! : "Certes, il nous incombe de le rassembler et de te le faire réciter"

599. L’énumération des relations afférentes à ce livre révélé nous mènerait trop loin !

600. Revenons à la versification des textes qui nous occupent manifestement ici, que le Maître des destinées nous accorde Son secours

601. Ce que je viens de dire suffit pour celui qui veut l’appliquer ; mettons maintenant l’accent sur le soufisme

CH 3 LES QUALITES ET LA BONNE CONDUITE (ou LES ADAB)

602. Quant au "soufisme" c’est des obligations divines individuelles aux yeux de l’Imam AL GAZALI 603. Parmi ses piliers, nous connaissons sept (7) qui sont : le silence, la faim, l’abandon des innovations blâmables ,

604. Le repentir, les veilles, l’esseulement et enfin la rectitude (rester strictement dans la bonne voie à tout instant) quelles belles qualités !

605. Notre Cheikh AL YADALI ajoute un huitième (8e) qui est la crainte de Dieu professe intérieurement et extérieurement

606. L’esseulement est obligatoire quand l’homme appréhende un danger pour sa foi en fréquentant le monde dans la société, d’une crainte bien fondée

607. Ou quand la société est jetée dans une confusion totale (dure épreuve) qu’il n’est point capable de résoudre ; mais dans le cas contraire, l’esseulement est interdit

608. Est-ce juste qu’en dehors de ces deux cas le mieux est de se mêler aux gens de la communauté pour l’acquisition des innombrables avantages

609. Ou bien est-il toujours mieux, pour lui, de s’isoler en vue d’une perfection (dans la pratique et la méditation) , à lui qui est un aspirant sincère et dévoué ?

610. Et à condition que l’esseulement lui procure des pensées précieuses alors qu’il supporte mal les conséquences de la compagnie des hommes

611. Mais cela à condition que l’esseulement ne se fasse pas par fierté et qu’on n’ait pas besoin de lui pour les intérêts et besoins de la société

612. Mais au cas où il supporte le mal de la société, ou que l’esseulement ne l’incite pas à méditer et à se recueillir, il doit fréquenter la société

613. Si l’esseulement a pour cause cette fierté ou la fuite des problèmes sociaux

614. Le fidèle doit demeurer dans la société des hommes, évitant toutefois les vices et dangers de cette société

615. Au cas où la société a besoin de lui pour réparer un mal cette fréquentation devient obligatoire

616. Obligatoire dans la mesure de sa nécessité tels que dispenser un enseignement, prier en collectivité, soigner des malades etc...

617. La vraie définition du repentir c’est l’abandon total, avec regret d’un pêché déjà commis, pour la crainte de Dieu exclusivement

618. Et cela délibérément et non malgré soi, tel un muet qui ne commet plus de pêchés par sa langue ou débauché qui ne commet plus d’adultère pour maladie vénérienne, et cela demeure valable aussi en cas de cécité ou de surdité

619. Il faut abandonner le pêché seulement pour le respect de Dieu et par craint de son atroce châtiment,

620. Avec le regret aussi de l’avoir commis, d’avoir été odieux parce que désobéissant et vicieux

621. La troisième condition est l’intention de ne jamais récidiver sa vie durant, de ne plus faire quelque chose qui déplairait au Seigneur

622. La quatrième est de restituer le bien mal acquis aux ayant-droits

623. Voyez ma versification du texte de AL AHDARI, vous y trouverez des explications suffisantes à ce sujet

624. Je dis que les générations de notre temps ignorent la science mystique et perdent par là beaucoup d’avantages

625. Ils ignorent que le soufisme constitue un chemin menant jusqu’à l’enceinte scellée ; leur perte est lourde !

626. Ils ignorent qu’il procure le meilleur viatique le jour de la désillusion, quand la grande peur frappe les créatures

627. Ils ignorent qu’il est la meilleure des sciences dans lesquelles l’homme passe sa vie entière

628. Ils ignorent qu’il confère à l’homme la droiture et la garantie contre le blâme

629. Certains d’entre eux vouent au soufisme une haine implacable par ce qu leur cœur est spirituellement malade

630. Certains le taxent d’extrémisme, d’exagération dans la foi et dans les actes de dévotion

631. Certains le blâment à cause de leur paresse, de leur amour du plaisir et de leur manque de courage

632. Certains désignent les soufis en s’écriant : "voilà des extrémistes égarés de notre communauté" alors que ce sont eux qui sont les vrais égarés

633. Certains se montre inexorables aux appels du mysticisme par négation et font comme s’ils avaient des oreilles complètement bouchées

634. Certains le critiquent sévèrement, manifestement tournant le dos aux ouvrages qui y sont consacrés

635. Mais s’ils en ignorent la sagesse et la bonne guidée des serviteurs de Dieu, s’ils ignorent l’avantage réel qui y réside

636. Sachez que le soleil n’est point voilé seulement parce que l’aveugle ne le voit dans le ciel

637. Les ténèbres de la conjonctivite ne cachent jamais la lumière de la pleine lune dans la nuit du quatorze (14) (du mois lunaire)

638. La grande voie ne saurait être abandonnée à cause d’une simple fourmi qui refuse d’y marcher

639. Non ! une personne pure ne saurait être véritablement souillée par la simple calomnie des être souillés qui s’exclament ainsi : "elle n’est pas pure" !

640. L’éminence des grands hommes lucides ne saurait être abaissée ni par la jalousie des hommes de sciences, ni par l’ignorance des idiots !

641. Dommage ! comment blâmer une science dont la connaissance fait fortune et bonheur au serviteur qui la pratique

642. Comment un homme doué de raison peut-il mépriser une science dont le début est le détachement des biens terrestres, et la fin, l’accession au bonheur

643. Comment nier des sciences réelles et utiles comportant tout le secret des gens de bien ?

644. Qui consacre les qualités propres aux Prophètes, celles des vertueuses créatures et celle des Saints

645. Quiconque continue de la critiquer, de la nier sans jamais se repentir

646. Celui-là mourra, plongé dans les péchés capitaux par la justice de Dieu

647. Et cela sans qu’il le sache, notre Seih l’a bien écrit, il importe de se réveiller !

648. Il faut lire l’ouvrage "Junnat al murîd" (le bouclier de l’aspirant) écrit par notre sauveur le Calife très sage

649. Que le Seigneur créateur soit satisfait de lui et tous les Elus bienfaiteurs

650. Puis vient l’origine du vocable "at-tasawwuf" qui est vivement controversée

651. Entre "sûfah", "saff", "sûf", "safw" etc, il faut suivre leurs différents avis

652. Un grand nombre d’autres ont émis d’autres idées, et chaque opinion est fondée sur un argument probant aux yeux de ses défenseurs

653. Leurs avis à ce sujet vont au-delà du millier, il nous semble peu pertinent de les énumérer ici

654. Le vrai sûfi est un savant, mettant réellement sa science en pratique sans transgression d’aucune sorte

655. Il devient ainsi pur de tout défaut, le cœur plein de pensées justes

656. Détaché du grand monde pour se consacrer au service et amour de Dieu, considérant à un pied d’égalité le louis d’or et la motte de terre

657. Semblable à la face de la terre, sur qui, on jette toutes sortes d’impuretés, faisant l’objet des plus dures traitements, mais qui ne donne jamais que du bien

658. Le scélérat, aussi bien que l’homme de bien, la foule aux pieds ; mais elle reste immobile et impassible

659. Comparable au nuage qui déverse partout des ondes, sans discrimination

660. Celui qui atteint ce stade est un sûfi, celui qui ne l’a pas atteint et qui se dit sûfi est un imposteur

661. C’est là où se termine le préambule du Livre, attaquons maintenant le premier chapitre.

CHAPITRE 1er : LES CRÉATURES

662. Sache - Que Dieu nous préserve de tout péril et nous guide tous dans le meilleur sentier du salut

663. Que le fait de se tourner vers les créatures, de les suivre ou de s’intéresser outre mesure à leurs affaires, constitue pour le dévot aspirant, une barrière qui le sépare de Dieu

664. La passion, aussi bien que Satan le maudit, fait partie de ces créatures ; tu dois contrecarrer tous les deux afin de te maintenir dans la bonne voie

665. Ta passion doit être maîtrisée et dirigée par ta raison, mais n’inverse jamais cette formule car alors, tu t’attirerais le courroux de Dieu Très Haut

666. Le vrai croyant est celui qui est guidé par sa raison, non par sa passion, vers l’agrément de son Seigneur

667. Quant au maudit, nous cherchons une protection en Dieu contre lui et contre tout transgresseur blâmable

668. Satan est un combattant qui attaque et livre bataille à chaque instant, irréductible, il ne connaît ni trêves, ni repos

669. Chaque fois que tu le terrasses, il se relève rapidement, plus résolu et plus dangereux que jamais

670. Il n’a d’autres occupations que de lutter, sans jamais désespérer, contre tout adorateur

671. Il incite le fidèle à négliger les actes de piété ; si , courageusement il résiste et agit, il l’incite à s’exécuter d’une si manière expéditive de ses obligations (religieuses) les entachant ainsi de vices

672. Si le fidèle lui résiste toujours, il l’incite à extérioriser ses actions dévotes dans le dessein d’être admiré ; s’il lui oppose encore une farouche résolution avec scrupule et discrétion

673. Il l’incite à la fierté et à avoir les idées avantageuses sur lui même et ainsi de suite jusqu’à ce que "l’orant" succombe sous ses coups

674. Sois vigilant, prêt à chaque instant à te défendre dans un combat héroïque, tu éviteras ainsi son danger

675. N’oublie jamais dans ton combat de t’armer de la répétition des Noms de Dieu, car Satan trouble l’esprit, mais avec cette mention du Nom de Dieu, tu acquiers de la sainteté

676. Réfugie-toi en ton Seigneur très généreux, ainsi tu seras à l’abri de sa dangereuse machination

677. Satan n’est qu’un chien que ton Seigneur excite contre toi, implore son secours contre lui ; ne te trompe pas !

678. Si tu lutte contre lui sans le secours de Dieu, tu deviens faible et impuissant

679. Si tu le méprises, il te tord le coup, si vous luttez seuls, sans l’aide de Dieu, il te jugule, te brûle la cervelle

680. Il suffit de penser à sa célèbre histoire encore fraîche dans les esprits avec "BIRSIS"

681. L’histoire de "BAL -A-M", le malheureux savantissime suffit pour avertir tout homme intelligent

682. Ne vous estimez jamais échapper à la machination de Satan avant la séparation de l’âme et du corps (avant le trépas)

683. Car, il vient au moment de la mort se présenter à la personne dans le but de la priver des suites heureuses de ses bonnes actions

684. Je me réfugie en Dieu mon Seigneur miséricordieux quand il m’assaille

685. Ton âme charnelle fait partie des créatures, c’est le plus dangereux des ennemis de l’homme comme on l’a mentionné dans la relation

686. Ne cède jamais à ses désirs, mon ami, ne lui rend jamais grâce ; traite-le avec dureté et soupçon

687. Certes l’honneur de l’homme (à l’au-delà) est évalué en fonction des déboires de son âme et de ses peines (dans ce monde)

688. Combats cette âme "charnelle" en exécutant l’ordre de Dieu pour élever sa voix si tu es intelligent

689. Demande -lui compte à chaque instant, ainsi tu facilites ton règlement le jour du compte devant le Seigneur

690. Rappelle-lui la mort, tout le temps, ainsi que la grande peur qui la suit et gare aux manquements !

691. Sois, tout le temps, vigilant, te méfiant d’elle, semblable à celui qui rencontre un lion qui s’apprête à l’attaquer

692. Cette personne reste, tout le temps, effrayé (à coup sûr) car la moindre négligence de sa part le mettrait à la merci du lion

693. Cette vigilance, cette méfiance à l’égard de l’âme charnelle constitue un bienfait en faveur de l’homme

694. Car c’est une situation qui l’oblige à recourir à Dieu qui est son Seigneur

SUBDIVISION

695. Il y a ce monde vil qui n’a aucune valeur, qui est méprisable aux yeux du Maître de la religion

696. Faut-il en laver les mains pour acquérir la qualité du détachement de cœur qui purifie tes adorations

697. Le véritable ascétisme, d’après la définition de l’analyste, c’est de ne jamais le viser dans ton cœur et cela pour l’amour de Dieu

698. N’éprouve ni joie, ni chagrin pour l’obtention ou la perte d’un bien mondain

699. Car la passion de ce bas monde est la cause ou, du moins le fondement de tout péril, mais cette réalité échappe aux humains 700. Tout mal émane de cela et c’est pourquoi le probe l’abandonne

V.E

701. Quand à ce qui est licite (parmi les choses de ce monde), il entraîne l’expulsion, le tourment, la dure privation, l’enténébrement, etc....

702. Ses biens (ceux du bas monde) douteux entraînent le blâme, le jour du Jugement dernier, et aussi les ténèbres, les querelles et les reproches

703. L’utilisation de ce qui y est licité dans l’ostentation, engendre un règlement de compte, son utilisation en vue de rivalités, est cause de châtiment demain

704. Son usage pour le simple plaisir, amènera demain, en dehors du règlement de compte, un emprisonnement, n’en doutez pas

705. Conserver les biens licites de ce monde pour s’assurer ou par commisération pour les êtres, dans le dessein d’assurer sa propre subsistance, pour ne pas avoir à recourir aux créatures (en cas de besoin)

706. Et laisser les gens en paix, sauvegarder sa foi et son honneur permettent de gagner la meilleure récompense

707. Rends-toi compte que posséder juste le strict nécessaire est plus avantageux que la pauvreté et mieux qu’une grande richesse, même acquise pour parer aux situations difficiles

708. Si le riche est reconnaissant envers Dieu, il est au -dessus du pauvre qui se résigne (pour l’amour de Dieu)

709. Comporte-toi quand tu prends nourriture, comme un humain contraint et forcé à consommer un cadavre par nécessité absolue

710. Et comme un voyageur gêné, en prison dans ce monde, endurant sans jamais se plaindre les différentes adversités

711. Car les malheurs de ce monde tels que le dénuement, la maladie et tous les autres maux qui frappent,

712. Comme les catastrophes, les déceptions, la faim, les cas difficiles, etc...

713. Tout cela constitue un bienfait de Dieu Très-Haut au bénéfice des serviteurs, AL YADALI l’a dit

714. Car, dit-il, celui qui en est exempt se plaît à ce monde qui devient son Paradis dans lequel il jouit et se réjouit

715. Il se met alors à abhorrer la rencontre avec Dieu en détestant lâchement la mort

716. Ces adversités obligent le pauvre adorateur à retourner vers son Seigneur et à mépriser de ce bas monde

717. Le meilleur des états d’un croyant qui œuvre pour Dieu, est l’état d’humilité et de contrainte à recourir à Dieu

718. Car cela lui ôte tout moyen et subterfuge si ce n’est de compter sur l’Unique miséricordieux

719. A l’instar du voyageur égaré, dans le désert désespéré dans la solitude, du solitaire noyé dans l’eau qui ne voit aucun moyen de se sauver

720. Le pire de ces états est celui où il est grisé de son propre honneur et de sa puissance ou de ceux d’une autre créature qu’il peut craindre ou espérer

721. Ou encore quand il s’appuie totalement sur un autre être, fut-ce à cause de sa science, de sa situation ou de ses actions

722. L’état d’humilité découlant d’un pêché commis, est plus louable qu’un état d’honneur qui le grise, résultant du sentiment de sa rectitude et de sa vertu

723. Le premier cas lui montre la faiblesse de son âme débile et méprisable, et son néant, lui donnant ainsi la peur de récidiver et de se rebeller contre la Toute-Puissance s’il est intelligent

724. Il dispose les âmes à se tourner vers l’autre monde et à désirer la récompense et ce avec zèle et entrain

725. Il engendre l’adoration secrète, la pureté du cœur et la sagesse, il entraîne aussi la disparition des vices

726. L’acte secret a plus de poids que l’acte manifeste, tel est l’avis de leur consensus

727. Il est moins supportable aux âmes parce que étant obscur et méconnus du grand monde

SUBDIVISION

728. Ces gens avec qui nous vivons, font partie des créatures pouvant handicaper l’aspirant qui les redoute ou qui s’appuie sur eux

729. Ne pleurniche jamais devant les créatures pour tes besoins, mais implore le secours du Tout-Puissant, le Créateur de toute la création

730. Tourne-leur le dos (dans ton for intérieur), te sont-ils favorables ou non et fie-toi au Créateur qui connaît ton état

731. Regarde-les toujours avec deux genres d’yeux : avec un œil de la "Sarîaa" en leur ordonnant le bien,

732. Leur interdisant le mal avec l’application des sanctions légales et en les remerciant pour les biens qu’ils auraient fait

733. Avec un œil de la "haqîqa" en acceptant leurs excuses quant ils sont en faute

734. Il ne faut pas leur garder rancune lorsqu’ils se montrent injustes, lorsqu’ils te refusent un service ou une faveur ou lorsqu’ils te font du mal

735. Sois conscient qu’ils sont sous l’empire du Seigneur et tenus étroitement dans sa poigne tout le temps

736. Certes, le maître de ta destinée, seul capable de t’assigner le bien ou le mal à son gré, c’est ton Seigneur Très-haut mais non les créatures

737. Evite de leur faire du mal ; reconnais-leur leurs droits ; sois patient et fais preuve de longanimité devant le mal qui t’atteindrait de leur part

738. Pratique toujours avec eux, cette politique, cette sagesse de conseil et de pitié sans jalousie

739. Perfectionne ton caractère et traite-les avec gentillesse tout en restant tout tourné vers Dieu dans ton for intérieur, montre-toi à tous, doux et bienfaisant

740. Purifie ton cœur, aime pour eux ce que tu aimerais pour toi-même, sois digne de confiance

741. Recours à ton Seigneur devant leur injustice, car cela tient lieu d’adoration

SUBDIVISION

742. L’action fait partie des créatures ; ne compte pas entièrement sur elle tant qu’elle est

743. N’en cherche pas une récompense ou un prix, cela à cause des nombreuses anomalies qui apparaîtront lors du "hisâb" (règlement)

V.E

744. Et que, considérable ou maigre, elle ne t’appartient pas, tu n’en es pas le véritable auteur, ne te laisse aux pièges du démon

745. Corrige tes actions sur la vérité et quand tu entres dans la maison de la vérité (le paradis de tes actions)

746. Dis :"tout ce qui est la volonté de Dieu s’accomplit, on n’y peut rien, il n’y a ni force, ni moyen si ce n’est en Dieu"

747. Le Pôle de la religion, notre Chef célèbre, IBN ATA ALLAH a dit dans le texte AL Hikam (Sagesses)

748. La diminution de l’espoir par suite d’une faute commise prouve que l’homme s’appuie sur son action

749. Il en est de même, ajoutons-nous, le fait d’être persuadé de son propre salut en raison de son propre ascétisme, sa probité et ses œuvres pies

750. Frères, partout où penche la décision de Dieu, tourne avec elle sans hésitation

751. Ne désespère pas à cause d’une faute ou d’une erreur commise

752. Le fait d’ajouter la bonne espérance à la crainte de Dieu, est le meilleur comportement du musulman, sans aucun doute

753. Toutefois, on préfère que l’espoir prenne le pas sur la criante lorsque la mort approche

754. Car on rapporte que la décision du Seigneur, se détermine conformément à la bonne ou mauvaise expectative du serviteur

755. Que d’actes de dévotion poussant leur auteur à la fierté ou à la présomption !

756. Et celui-ci finit par périr , par la justice du Créateur, à cause de sa présomption

757. Que de désobéissances qui ont poussé leur auteur à se repentir qui finit par acquérir la faveur de Dieu !

758. Et qui revient dans la bonne voie par la grâce de Dieu le Très-Haut !

759. La "manœuvre " de Dieu est subtile, incompréhensible aux humains, celui qui y médite, qui l’examine, n’arrive jamais à en découvrir le secret

760. Il engage dans la nuit son jour, comme il incarcère dans le jour aussi une nuit noire

761. Quand tu prends un engagement devant Dieu, dans sa religion, il faut éviter d’y manquer

762. Car chaque être perdu peut être remplacé hormis ton Seigneur Dieu qui n’est qu’Un

763. Fournis le maximum d’efforts possibles et sois sensibles aux menaces et avertissements de Dieu en améliorant ton comportement pour le mieux possible

764. Débarrasse-toi des vices et abandonne les projets lointains, la thésaurisation et combats la paresse

765. Préserve tes membres ainsi que tes organes de tout ce que ton Seigneur interdit

766. Attache-toi à examiner tes propres défauts et tâches de les guérir , repens-toi pour la crainte de Dieu

767. Attache toi aussi à accroître tes connaissances et tes bonnes actions, uniquement pour la Face de Dieu Très-Haut et Tout-Puissant

768. L’aspirant ne doit désirer que l’agrément du Clément partout où il passe

769. On lit dans un texte de notre Seih AL MUHTAR, le grand de la famille KUNTA très illuminé

770. Le fait de rechercher du repos dans ce monde traître engendre la honte au jour du Jugement dernier

771. Ne te lasse pas tromper par les propos flatteurs des hommes qui disent de toi : " cet homme est parmi les lucides croyants !"

772. Ne te laisse pas tromper par ce que Dieu voile toujours et cache ici-bas de tes graves défauts aux yeux des gens

773. Ne te laisse jamais tromper par les propos mielleux qu’ils te prodiguent sans rien connaître de toi, ni par le grand respect qu’ils te vouent

774. Ne te laisse pas tromper par le fait de les voir venir te solliciter, des pays lointains

775. Pour s’édifier pour ta science, pour ta bénédiction et pour te rendre visite par crainte du péril

776. Car ces gens ne connaissent rien de tes défauts, de tes vices cachés ou apparents

777. Ne te laisse pas tromper sur ton Seigneur honorable, par Sa grande clémence, Son immense bonté et Sa longue patience

778. Aies honte de ton Seigneur qui te voit, le fait de ne pas avoir honte est preuve de lâcheté !

779. Fais ton mieux et compte sur Sa bonté, mais non sur tes actions et crains-le réellement

780. Dirige tes efforts et tes soucis vers Dieu (vérité) qu’Il soit exalté ! mais jamais vers les créatures

V.E

781. La clairvoyance spirituelle est semblable à la vision de l’œil ; l’épaisseur infinitésimale d’un corpuscule quasi microscopique l’empêche de voir clair !

782. Chacune (si petite soit-elle) des choses blâmables d’ici bas, dans le cœur, empêche les lumières de Dieu d’y pénétrer

783. Et le fait d’être sauvé des dangereuses illusions sataniques est parmi les choses les plus difficiles de tous les temps

784. Car la perdition peut provenir de la science comme elle provient de l’ignorance ; tel est l’avis des spécialistes de la matière

785. Un homme peut être abusé et égaré par sa science, par sa générosité, par son "jihâd" (guerre sainte)

786. A travers ces qualités, l’homme cherche le prestige et veut que l’on dise de lui "un tel est un savant au-dessus des autres"

787. L’homme fait alors le savantissime qui n’ignore rien, il inonde le milieu dans les flots de "logias" et d’informations sans même attendre d’être interrogé

788. Il consulte, sans discontinuer, les savants qu’il connaît afin d’être au-dessus de sa génération et d’atteindre les extrême limites

789. Et afin d’être en mesure de remporter des victoires sur tous ceux qui osent se mesurer à lui son existence durant

790. La science la plus utile au cœur est celle d’Al ubûdiyah" (la servitude envers Dieu pour s’exécuter de ses devoirs) et celle d’Ar rubûbiyah (concernant la Souveraineté de Dieu)

791. Certains fidèles s’efforcent de montrer leur munificence et leur disposition à bien faire, ne reculant devant aucun obstacle

792. Mais l’objectif qu’il vise derrière cela, est que l’on dise qu’il est très bon (très généreux) et qu’il ne garde rien pour lui-même

793. Il nourrit les pauvres et nécessiteux et comble les grands comme les petits

794. Alors qu’il se garderait bien de donner si ce n’était à cause des louanges qu’on lui adresse. Qu’il périsse !

795. Certains d’entre eux sont trompés par les guerres saintes qu’ils ont effectués et s’ils s’acharnent contre les êtres

796. Ils effectuent des raids continuels dans l’unique but d’obtenir de l’honneur et de la richesse

797. Ils prétendent ainsi élever la voix de Dieu alors que leur objectif n’est que la célébrité et la richesse

798. Ils en reviennent lourds de pêchés et de défauts qui couvrent toute leur armée

799. Certains parmi eux ont été trompés par leur pèlerinage à la Maison de Dieu et l’amour du prestige les aveugle

800. Ils y vont en soutirant l’argent des croyants par l’intermédiaire de l’autorité politique usurpatrice

801. On les voit très souvent frapper aux portes en quête d’un viatique opulent

802. Ils s’approvisionnent ainsi de biens mal acquis pour se rendre aux lieux saints de Dieu

803. Il arrive à l’un d’eux de manquer à des obligations divines à cause de la fatigue et cela entraîne sa perte

804. Quand il est revenu, il traite les musulmans avec hauteur et mépris parce qu’ils n’ont pas accompli le pèlerinage ;

805. Il croit avoir acquis tous les avantages du monde au-dessus des autres le jour de la Résurrection, alors qu’il n’aura que douleurs et déception,

806. Ignorant qu’il eût été mieux, pour lui, de rester chez lui tout en y pensant avec désir et bonne intention

807. Certains ont été trompés par Satan, que Dieu nous préserve du danger de sa perfidie

808. Se fiant à leur ascétisme, à leur grande probité, à leur prône influent et prestigieux à toutes les occasions

809. On les voit refuser de manger même ce qui est licite afin que les gens disent (de chacun d’eux "cet homme est probe et très pieux"

810. Les pauvres types ! s’ils savaient que cela n’est qu’une maladie qui a pris racine dans leur cœur !

811. Le fait de se nourrir de ce qui est licite est plus sain que de chercher des louanges par des moyens perfides

812. Les louanges des créatures ne serviront rien à l’homme s’il est en disgrâce auprès de Dieu Vérité

813. Le blâme des gens ne lui fait aucun mal si aux yeux de Dieu, il compte parmi les clairvoyants

814. User du licite tout en évitant la recherche du prestige, est plus avantageux si on le fait pour la Face de Dieu

815. Quoique tu fasses, mon frère, fais-le pour la Face de Dieu, dans le but d’obtenir Son agrément

816. Tout ce que tu refuses, biens ou autres, refuse-le craignant la disgrâce du Très-Haut

817. L’ascétisme n’est autre chose que ce que nous avons dit envers dans le premier chapitre

818. Si tu désires être probe, observe avec rigueur la loi de la Sariâ en toutes choses

819. Certains prédicateurs conseillent d’être laborieux alors qu’ils sont eux-même fort fainéants

820. Certains interdisent de désobéir Dieu, alors qu’ils sont, eux-mêmes, des pécheurs endurcis

821. Ils conseillent d’être sincère dans la dévotion alors que leurs actions ne sont qu’exhibition et vanité

822. Certains se répandent en brillantes prédications alors qu’ils ne sont même pas du tout touchés de ce qu’ils disent

823. Certains sont abusés par leurs études, leur érudition dans les sciences religieuses, craignant fort bien d’avoir des lacunes, très fiers du grand nombre de leurs disciples et des sages conseils qu’ils prodiguent

824. Alors qu’ils n’ont pas purifié leur cœur des défauts graves tels que la fierté, la haine, la jalousie etc... 825. Non ! bien plus, ils se croient dans les nues, au dessus de tous les autres

826. Aux yeux de Dieu, parce que, croient -ils, ils guident les gens dans le bon chemin

827. Or ils dorment profondément et ne se réveillent guère

V.E

828. Leur cœur s’est écarté de la bonne voie et ils ne savent pas que Dieu, (qu’il soit exalté !) soutient et fortifie

829. L’ordre de cette religion par un polisson scélérat, tout le temps

830. Leurs connaissances les trompent et s’ils s’appuient sur autre chose que Dieu ; ils se perdent

831. Est-il utile pour un affamé de tenir la faucille sans jamais cultiver dans les champs ?

832. Est-il utile à un assoiffé de posséder une corde sans jamais l’utiliser pour puiser de l’eau ? o mon ami !

833. Es-tu dispensé du devoir du pèlerinage pour le simple fait d’avoir vendu un viatique à celui qui accomplit ce devoir ?

834. Suffit-il ô mon ami, de faire l’ablution sans s’exécuter de la prière obligatoire ?

835. A quoi sert d’aiguiser une arme qu’on n’utilisera jamais dans la vie ?

836. La connaissance d’innombrables remèdes ne profite pas au malade

843. Sache que le Royaume de Dieu est fondé sur des traditions, comme nous le verrons plus loin 844. Il ne faut jamais aller à la chasse sans porter des armes tranchantes et bien affûtées, ni prendre ces armes sans faire la chasse

845. Il faut, à la fois, prendre l’arme et aller à la chasse, fais de ton mieux pour atteindre ton objectif

846. Eh quoi ? être sauvé du danger de ces illusions fatales - je le jure par la vie de mon Seigneur -, est parmi les plus difficiles des choses

847. Nous cherchons un refuge en Dieu, tout le temps, contre elles et contre tout ce qui conduit à la perdition

848. Notre Seih AL GAZALI, le grand rénovateur l’a expliqué en détails en ne laissant subsister aucune équivoque

849. Cherche-le dans son ouvrage "Ihya" tu le trouveras en prose très exhaustive

850. La plupart des défauts de l’homme ont leurs origines dans la crainte des critiques et dans l’amour des éloges

851. Et l’amour de ce bas-monde réside dans le désir de l’une de ces quatre choses ;

852. A savoir : le bien (richesse), la mangerie, le commérage, le sommeil

853. Celui qui aime naturellement un de ces quatre sans y être contraint, est considéré comme quelqu’un qui aime

854. Ce bas monde, car la richesse corrompt, de même que le sommeil fait oublier et distrait les hommes

855. Quand aux aliments, ils causent à l’homme la sécheresse du cœur, il faut méditer

856. Quant au bavardage, il distrait celui qui y est plongé sans évoquer le Seigneur et cela nuit

857. Sache que le détachement de ce bas-monde constitue le meilleur viatique que l’homme puisse mettre de côté pour l’au-delà

858. Tout homme qualifié d’ascète, est loué et exalté de toute bonne qualité

859. Parmi ses heureuses conséquences ; le repos du corps et de l’âme pour l’homme ici-bas et à l’au-delà assurément

860. Certes, ceux qui se sont détachés de ce bas-monde sont les vrais monarques et les vrais sages, sans ambages

V.E

861. Ils sont ceux dont la spéculation aboutit aux meilleurs résultats, et la contemplation, à l’édification et à la vertu parfaite qui les élève au-dessus des autres

862. On rapporte dans une tradition que : le moins heureux parmi les gens du Paradis

863. Aura mille serviteurs et soixante douze (72) épouses à l’abri des chagrins

864. Les vertus qui incitent à l’ascétisme sont au nombre de cinq (5) selon l’opinion du connaisseur :

865. Réfléchir sur la fugacité de la vie à côté des nombreuses occupations qui empêchent de méditer et de faire son examen de conscience

866. Savoir que l’amour de ce bas-monde abaisse l’homme aux yeux de Dieu

867. Savoir que son abandon constitue un acte de dévotion qui rapproche de Dieu et que son désir constitue un danger

868. Qu’il donne l’avantage d’être élevé, demain, à un rang supérieur, auprès de Dieu. Quel heureux avantage !

869. Que le désir de ce bas-monde jette l’homme dans l’angoisse et la gêne, rend pénible le règlement du jugement dernier

870. La responsabilité qui découle du devoir d’être reconnaissant envers Dieu aussi s’impose

871. Il lui confère l’agrément, la garantie contre la disgrâce, contre tout ce qui pourrait l’assaillir

872. Si l’ascétisme n’avait pour avantage que le seul agrément de Dieu, il suffirait aux croyants

CHAPITRE II : LES VICES GRAVES

873. Sache - (Que Dieu nous accorde la paix absolue qui, ni dans ce monde ni dans l’autre ne nous sera retirée)-

874. Que les vices qui sont eux-mêmes des pêchés, entraînent une sécheresse de cœur très dangereuse

875. Leur grand nombre attire au pêcheur, malheur, repoussement (disgrâce) privations et haine, leurs conséquences pernicieuses frappent immédiatement avant la mort de celui qui les a commis, oui !

876. Il en est que tout malheur qui frappe ce pêcheurs, est considéré, non comme une épreuve, mais comme un châtiment lui venant de Dieu, (donc sans récompense)

877. Et que tout ce qu’il peut obtenir comme bien ici-bas n’est qu’un piège, un appât du Maître du Trône pour le prendre au dépourvu

878. Au rebours du cas des vertueux, je te conseille de ne mépriser, un tant soit peu, un quelconque pêché, mais fais vite de te tourner vers Dieu

879. Par un repentir absolument sincère pour expier ce forfait, par exemple en priant sur

880. Notre prophète, que Dieu lui accorde le salut et la paix, à sa Famille et à ses compagnons tout le temps

881. De même les veillées pieuses et les précieux services rendus aux personnes vertueuses et obéissantes peuvent intercéder en ta faveur

882. De même le fait de s’asseoir avec ces gens pour l’amour de Dieu, qu’Il soit exalté ! ainsi que la fréquente imploration du pardon

883. Notamment par la formule dite "sayyid al istigfâr" très célèbre, la fréquence du "tasbîh" et de la méditation aussi

884. Principalement sa "salât" (sa prière) la plus bénie de toutes, comme l’auteur l’a rapporté :

Ch. DES VICES

885. Le "sûffi" a réparti ces "radâlil" (vices) en 2 parties : vices cachés et vices apparents

LES VICES APPARENTS

886. Ceux qui sont tout à fait extérieurs sont aussi formellement interdits, il faut s’en repentir le plus rapidement possible

887. Il est nécessaire à toute personne responsable de ses actes de les éviter par crainte du Maître du genre humain

888. Il en est de la médisance, de la calomnie, de la perfidie, du mensonge, du parjure, du fanatisme (esprit de parti) de la fausseté, de la turpitude et de tout ce qui est vain

889. Le fait de marcher vers le "harâm" (l’illicite), de le regarder, de même que tout ce qui est obscène ou nuisible dans l’expression

890. Il est interdit d’utiliser en agissant par le sexe ou par un autre membre, de prononcer des paroles interdites

891. Il est interdit de l’écrire, de l’écouter quand on en parle, notamment de le pratiquer, ainsi que de verser le sang ou d’utiliser illégitimement le bien d’un musulman ou d’un semblable

892. L’abandon d’un musulman pour une raison autre que celles reconnues par la "sariâ" (loi) tout cela est à éviter

893. Il est également interdit de le mépriser, de le ridiculiser. Le manque de sincérité et la trahison sont interdits

894. La machination et les controverses malsaines, la guerre froide ou toutes mauvaises relations entre musulmans

LES VICES SECRETS

895. Quant aux "radâ-il" "dissimulés, ils constituent des défauts de "l’âme charnelle"

896. On craint une mauvaise fin pour celui qui en est entaché s’il ne s’en repent vite sous la crainte de Dieu

897. Qu’ALLAH nous préserve de ces vices, de Satan, et tout séducteur

898. Ces vices se transforment, aussitôt après la mort, en scorpions et en serpents

899. Ils sont plus terribles que les premiers (défauts manifestes) car ils prennent leur source dans la nature de l’âme charnelle

900. Comme l’abandon de ce qui est prohibé est plus méritoire que l’exécution des ordres, selon les rapports authentiques

901. Ces vices, quelles que soient leurs ramifications et leurs nuances se répartissent en trois (3). Réfléchissez bien !

902. Sache d’abord que notre âme déteste par nature tout genre d’adoration de nature à satisfaire Dieu

903. Elle aime le repos, or cela altère l’état de la servitude envers Dieu

904. Si l’homme lutte, rompt ses attaches et agit pieusement, elle tente de gâter l’action par des incongruités et des vices

905. Or cela entache le culte exclusif qui doit être voué à Dieu, étant une forme d’idolâtrie. Sois sage

906. Si l’homme échappe à toutes ces machinations, Satan entreprend de le persuader de son mérite, de le faire croire à sa prééminence sur les autres

907. On ne pourra jamais parvenir au but sans avoir au préalable, franchi les étapes qui se situent en deçà du terme

908. Il importe alors, après avoir pris connaissance de leur existence et discerné leur nature, de s’évertuer à les franchir

909. Cela constitue l’un des plus nobles vœux que l’homme puisse jamais réaliser pour s’approcher de son Seigneur ; réveille-toi !

910. La Compagnie des "Seih" authentiques les fera connaître grâce à leur lumière et par les précieux conseils qu’ils donnent

911. La compagnie des amis sincères te fait connaître tes vices et tes défauts, celle de tes ennemis peut être utile par leurs critiques et ta longanimité devant leur malveillance

912. Le seul moyen vraiment efficace pour échapper à tous ces maux est de te tourner vers ton Seigneur, très-Haut avec humilité et soumission

913. De même que ton retour vers le maître du chien (méchant) est plus juste et plus sage que de te charger de sa correction

914. La décision ferme dans le combat de la part d’un homme armé de faim pour conquérir le profit, fait partie de ses remèdes

915. Aussi le fait de priver cette âme (charnelle) des plaisirs et délices qu’elle convoite, tout le temps

916. En faisant peser sur elle le poids des œuvres pies, de même de fréquenter les gens du bien en suivant l’exemple

917. Ainsi le fait de ne manger que le pur licite, non le douteux, loin de l’usure et de ses semblables

918. O Ami, si tu manges n’importe quoi, tu fais n’importe quoi, si tu accompagnes n’importe qui, tu deviens n’importe qui (choisis donc ce que tu manges et celui que tu fréquentes)

919. Le fait de fuir tout lieu de tentation et de séduction afin d’être sauvé du pêché et de chercher un guide adorateur, fait partie des remèdes

920. Pour être sauvé de HINDE (nom de femme arabe symbolisant Satan ou ce bas-monde et de ses acolytes), il faut se garder à jamais de descendre dans ses vallées (de ne pas l’approcher)

CERTAINS REMEDES ET VICES EN DETAILS

921. Voici en partie les vices et les remèdes cumulativement, en détails

922. L’orgueil est le plus grave de ces vices parce qu’il entame la foi de l’adorateur

923. Les autres vices, en dehors de lui gâtent collectivement ou individuellement l’action du croyant

924. On compte, sans doute, parmi ces vices le "hayâ" (la honte), je veux parler de la honte naturelle et non de la honte légale

925. Comptez le fait de dissimuler ou de refuser la vérité, le fait de mépriser une quelconque personne. Laisse la fierté !

926. Le remède (de la fierté) est de te rappeler que ton corps est bâti de la même façon que celui de tous les autres

927. Tu n’es au-dessus de personne, car tu ignores comment finira ta vie et quelle sera ta destinée demain

928. Dans le livre d’ALLAH, des châtiments atroces sont annoncés au passif des orgueilleux

929. C’est cette même fierté qui fut cause de la perdition de Satan le maudit, nous nous réfugions en Dieu notre Seigneur contre leur mal (de Satan et de la fierté)

930. Jadis, tu n’étais qu’une goutte de sperme fétide et maintenant tu est porteur de souillure (matières fécales et autres)

931. Tu deviendras à la fin de ta vie, un cadavre souillé, puant , et exécrable

932. Vous êtes, tous, les fils d’Adam, sans exception, créés à partir de la poussière

933. Quant au remède de la présomption, d’après ce qui est rapporté, c’est de savoir que les actes de piété, en réalité

934. Ne lui appartiennent nullement et que, lui, il n’est qu’un instrument forcé à agir et ses actions peuvent, d’ailleurs, ne pas être agrées par Dieu

935. Il n’est ni parfait, ni impeccable, il est toujours insuffisant dans ses actions, il ne vaut pas le "naqîr" (la noix d’une datte) aux yeux de Dieu

936. A côté de ce qui lui incombe dans ses devoirs envers Dieu eh quoi ? il ne vaut ni atome, ni "fatîl) (matière blanchâtre à l’intérieur de la noix d’une datte)

937. Et que quiconque s’appuie sur autre chose que Dieu, verra cet appui fuir devant lui le jour de l’Angoisse et ne lui amener que "mal peste"et désagrément

938. Que d’actions pieuses rendues nulles par un seul regard d’admiration ! (de la part de celui qui les avait accomplies) !

939. Il ne convient pas à une créature de se targuer de l’éminence de ses avantages auprès de Dieu, l’auteur des bienfaits

940. La définition de la "Suma" selon les propos de celui qui fait autorité, est de raconter une bonne action dans un but mondain

941. Tel que : s’attirer des éloges ou de l’admiration dans les actions le "ùjb" et le frère du "riyà" dans leur fond

942. Quant à ce "riyà" " c’est le fait d’accomplir un bon acte pour obtenir, aux yeux des gens une certaine considération"

943. Pour s’attirer un bien ou écarter un mal telles l’acquisition de richesses, ou la crainte d’un dommage

944. Il y a divergence d’esprit au cas où il ne vise qu’un but exclusivement mondain, avons-nous là un cas de "riyà" pour un acte non religieux ?

945. Quant au cas où il ne vise rien qui puisse être considéré comme appartenant à ce bas-monde, c’est ce qu’on appelle le "Ihlas" (culte exclusif à Dieu)

946. Celui qui tient compte des créatures dans ses actes de piété, est un homme entaché de "riyà"

947. Oui, même s’il agissait seul et isolé dans un endroit , l’inverse de ce cas, est cas de de "ihlas"

948. Soit celui qui ne tient nullement compte des créatures ; il est "muhlis" (sincère) même s’il agissait devant tous, car leur présence est sans effet dans son cœur

949. On y compte l’action accomplie afin de prévenir à la proximité du Clément Miséricordieux. Les Elus l’ont dit

950. Il en est de même d’agir pour le plaisir que procure l’action, également d’agir pour parvenir à ce qu’on appelle le wusùl (être élu)

951. Pour obtenir la grandeur auprès des créatures, opérer des "charismes", se concilier les cœurs et gagner les sympathies, jouir d’un prestige auprès des contingents

952. Agir pour parvenir à la grandeur, acquérir les privilèges que Dieu accorde

953. De même que d’agir en souhaitant que les gens le sachent, en soient informés, ce dernier cas est appelé le "riyà" caché

954. Le fait d’abandonner un acte utile à cause de leur présence et non pour la crainte exclusive de Dieu, ainsi que de remercier pour gagner davantage

955. Le remède pour ces deux maladies est, d’avoir à l’esprit que toute chose dépend de la volonté de Dieu

956. Une créature ne peut se procurer par elle-même aucun avantage. Comment pourrait-elle le faire pour une autre ?

957. Et que l’avertissement est sévère, de la part de Dieu, pour ses deux graves défauts !

958. L’exemple du "murà-i" (qui fait le "riyà") et celui d’une personne possédant une perle très précieuse

959. Valant plusieurs milliers (de louis d’or) qu’il troque contre une piètre pièce de monnaie

960. Alors qu’il avait la possibilité de la vendre à des milliers de louis d’or s’il n’était pas idiot

961. Et aussi de celui qui a la possibilité d’acquérir l’agrément du Tout-Puissant par son action, mais qui la refuse, préférant celui d’un "pauvre diable"

962. Que deviendra-t-il lorsque le pauvre diable le détestera alors qu’il est déjà disgracié par Sa Majesté divine

963. Le pauvre le méprisera en s’apercevant que cet homme n’agissait qu’à cause de lui, dommage !son action est perdue !

964. Il faut agir pour Celui que, quiconque agit sincèrement pour son amour, gagne Son agrément

965. Agis pour Celui dont l’agrément te préserve, si tu l’obtiens, de tout ce que tu crains ici-bas et à l’au-delà

966. Agis pour Celui qui suffit à quiconque, cherche son agrément dans Ses actions, ainsi que tu pourras te passer de toute personne

967. Agis pour le Seigneur Qui, si tu lui obéis, te procure l’honneur et t’accorde la réalisation de tes objectifs

968. Souhaiter la disparition du bien d’un croyant est ce qu’on appelle le "hasad" (la jalousie )

969. C’est à dire s’il le souhaite seulement parce qu’il ne lui vaut pas du bien en aucun moment

970. Le jaloux s’attriste toujours et prend ombrage du bien de son frère ; il ne se réjouit qu’à le voir dans le malheur

971. Haïr les gens de la bonne direction, sans aucune raison valable aux yeux de la "sariâ" est la définition du "hiqd" ( la haine)

972. "cacher les défauts d’une chose ou d’une personne devant un intéressé dans le but de le faire chopper", est selon les rapports, ce qu’on appelle "giss"

973. Que ces défauts soient relatifs à ce bas-monde ou à l’autre

974. Tu luttes contre ta haine "hiqd" en l’abhorrant comme tu dois le faire contre tout mauvais comportement, afin de réussir

975. Repens-toi d’avoir aimé ce que Dieu t’a interdit et effectue de bonnes actions eu égard à ton bienfaiteur

976. Prie pour lui en son absence et souhaite-lui du bien et non du mal

977. Sache que qui déteste celui que Dieu aime ou celui qu’il estime, s’expose à Sa disgrâce

978. Il s’oppose ainsi à la Volonté du Créateur en concevant du dépit pour Sa (souveraine) décision

979. Son cœur souffre de l’arrêt de Dieu, il devient l’ennemi du bien de Son SEIGNEUR (qu’IL a souverainement octroyé)

980. Quel défaut ! quel mal ! Quelle catastrophe ! garde-toi à jamais d’être un misanthrope

981. Estime et respecte celui que Dieu a choisi pour le faire bénéficier de son immense bonté et évite la négation obstinée

982. Ne lui refuse pas tes faveurs, peur que Dieu ne te prive de Ses avantages

983. Quant à l’artifice et l’embellissement de l’extérieur avec la médiocrité de ton intérieur infesté de mauvaises pensées ;

984. Cet état doit être repoussé par la répétition continuelle des Noms de Dieu avec la présence du cœur, tu réussis alors

985. Embellis donc ton for intérieur, lieu du regard du Maître des créatures, au lieu de t’occuper de l’extérieur

986. Le seigneur considère le cœur et ses qualités alors que les créatures ne regardent que l’aspect extérieur

987. Si tu embellis l’intérieur à l’exclusion de ce qui est extérieur, tu obtiens une beauté sans artifice

988. Car celui qui perfectionne l’état de son cœur voit s’améliorer la qualité de ses actes et de ses paroles et il acquiert le bonheur

989. Quant à la recherche de la gloire, quant au souci du prestige, la soif d’autorité et l’esprit de compétition

990. Quant au désir de se distinguer des gens de sa génération, tout cela éloigne l’homme de Dieu le Clément

991. Cela , au cas où son objectif est ce but mondain, main non s’il s’en sert comme moyen pour chercher la Face de Dieu et Son agrément

992. L’esprit de rivalité, la volonté de faire fortune dans l’acquisition de la science religieuse, ou le désire d’en tirer gloire

993. D’en être fier ou d’en chercher prestige, tout cela le confond et le mène à la perdition

994. Car des avertissements solennels de châtiments atroces sont mentionnés dans le Coran

995. Remercie-le (le Très -Haut) pour avoir fait de toi (le cas échéant ) un réceptacle de la science qui te guide

996. Quant à la servilité ; la crainte et le désir voués aux êtres créées, quant au fait de fonder de l’espoir sur eux, de se soucier de la fortune

997. De se plaindre aux humains des calamités qui te frappent, pour tout cela, il suffit de savoir qu’ils sont impuissants comme pauvres créatures

998. Tu ne pourras obtenir que ce que Dieu t’a accordé (il faut le savoir) quel que soit ton désir, quels que soient ta volonté d’agir et ton courage

999. Car Il (Dieu) a fini d’"écrire" la "plume est séchée" de toute chose qui doit se faire et, Il a fini de partager

1000. Le Seigneur en a fini avec quatre (4) choses : la durée de notre vie ; notre créations, caractère, fortunes dis : oui !

1001. Quiconque cherche quelque chose qui n’a pas été décrétée, s’épuise toute sa vie et ne l’obtiendra jamais

1002. Et il n’y aura que ce que Dieu a voulu, quelque soit ton désir, ô aspirant !

1003. Le bien comme le mal ne vient que de Dieu, il faut rigoureusement observer Ses prescriptions

1004. Si toutes les créatures collaboraient pour te faire du bien ou du mal, leurs efforts seraient vains si ce n’est la volonté du Créateur

1005. Que dis-je, ? si elles se coalisaient toutes pour déplacer un seul atome dans le royaume de Dieu

1006. Elles ne pourraient rien faire sans la permission de l’Eternel

1007. Tout ce qui nous touche, le Très-Haut ne voulait pas qu’il nous manque

1008. Et tout ce qui nous manque, Dieu ne voulait pas qu’il nous touche

1009. Aie confiance en ton Seigneur et compte sur lui, cesse de tergiverser et de t’attrister

1010. Si tu t’abandonnes à lui, si tu comptes entièrement sur Sa Bonté, tu bénéficieras d’une joie sans mélange

1011. Mais si tu lui cherches un remplaçant, tu encours une perte évidente. Sois intelligent !

1012. Ne t’occupe jamais de la fortune aux dépens des actes de dévotion, de peur qu’on te prive de la quiétude et de l’intercession

1013. Dieu assure à tout être sa subsistance, il en est le garant assermenté

1014. Ne désespère point quand tu en es dépourvu, ne cesse de lui adresser prières et adoration

1015. Car Dieu, Très-Haut connaît l’état de toutes Ses créatures, il s’occupe de toutes dans leur ensemble et n’est point négligent

1016. Le Très-Haut est trop grand pour manquer à Sa promesse, il est bien au-dessus de l’impuissance et de l’oubli

1017. Tâche d’acquérir une foi correcte et solide, sois parfaitement convaincu des sentences du Très-Haut

1018. Dirige tes efforts et tes soucis vers la Vérité (Dieu) abandonne-toi à Sa providence avec honneur et honnêteté sans t’attarder sur les créatures

1019. N’accorde guère dans ton cœur plus de place au riche en te détournant de l’indigent

V.E

1020. Le Très-Haut, en ce sens, l’avait reproché à son Ami, et éminent Prophète, salut et bénédiction soient sur lui

1021. Car, toi pauvre créature, tu n’auras de cette richesse que ce que Dieu, Très-Haut t’a donné

1022. Le désir d’éloge qui ne fait que te tromper, la répugnance pour les critiques et la crainte de la honte

1023. Ton ignorance crasse, ton ineptie, ta distraction sont à l’origine de tout ce mal

1024. Celui qui laisse ce dont il est certain pour croire à ce que disent de lui les humains (qui ne le connaissent pas réellement ) est un somnambule

1025. Le fait d’avoir une mauvaise opinion sur les autres, et des idées avantageuses sur soi-même, a pour origine la faiblesse et la naïveté

1026. Le fait de se croire supérieur aux autres, est parmi les plus grandes illusion ; sache-le mon frère !

1027. Evite d’avoir des idées noires sur les autres humains soigne-toi de toutes ces maladies en t’accusant toi-même

1028. Tâche d’avoir, toujours, bonne opinion sur tous, concernant leur fin mystérieuse qui doit être laissée à la discrétion de Dieu jusqu’au jour de la Résurrection

1029. Guéris-toi des maladies, telles que la réticence, la remise au lendemain (des bonnes actions), la négligence et l’obstination dans les pêchés. Soigne-les

1030. Par la réflexion sur le châtiment douloureux (réservé aux damnés) et sur la félicité éternelle qui attend les bons dans l’autre monde

1031. Sache que Dieu ne néglige, ni n’oublie rien de nos actions manifestes ou secrètes en aucun moment

V.E

1032. Il demandera compte pour le poids d’un atome, et n’en omettra aucune, ni grande, ni petite

1033. Sache que la plupart des cris des pêcheurs demain dans l’Enfer, ont pour cause la remise au lendemain des actes pieux

1034. Tu ne sais si tu vivras jusqu’au lendemain, ni si tu seras en mesure de les accomplir comme tu le peux aujourd’hui

1035. L’abandon des activités utiles sous prétexte de s’abandonner à Dieu, tout en regardant les créatures d’un œil envieux, est le comportement des sots

1036. Sache que l’abandon à Dieu n’exclut nullement le "Kasb" (le travail pour gagner du pain). Ne perd pas ton temps

1037. Pour réaliser la qualité de l’abandon à Dieu, il te suffit de n’attendre ta fortune que de Dieu

1038. Le meilleur comportement est d’allier le "Kasb" à l’abandon à Dieu, bien qu’il y ait à cela un apparent divorce

1039. Dieu a établi un rapport de cause à effet entre nos actions et les conséquences qui en découlent, en faisant sa tradition, ici-bas avec les créatures

1040. Mettant ainsi, à la disposition de Ses créatures, des moyens et des possibilités, pour réaliser leurs objectifs et satisfaire leur besoins

1041. C’est ainsi qu’il fonda son royaume d’ici-bas sur cette tradition, Gloire à lui ! qu’il soit exalté !

1042. Quiconque cherche à réaliser un but en passant outre les moyens et voies requis, avec l’espoir de parvenir à ses fins, celui-là

1043. Fait preuve d’impertinence et de mauvaise conduite envers ton Seigneur et ses efforts seront vains

1044. Cette divergence d’esprit consistant à savoir quel est le meilleur des deux comportements, n’intervient que quand il y a impossibilité d’exercer les moyens

1045. Mais dans le cas contraire, le premier 1er cas (l’abandon à Dieu) s’impose à condition

1046. Que cela ne le rende pas envieux, jaloux, troublé, inquiet ou mécontent

1047. Si s’abandonnant à Dieu, il reste envieux, il doit allier l’abandon à l’action ; tel est le sentiment des Sages

1048. L’alliance des deux (2) se réalise dans un cœur détaché des choses de ce monde avec l’intention d’exécuter l’ordre de Dieu dans les actions...

1049. Car Dieu, Très-Haut a ordonné de fuir les causes et les lieux du danger

1050. A tous ses serviteurs afin d’échapper à ces maux et rester sains et sauf autant que possible

1051. Ce qui revient à fuir un destin pour aller tomber dans un autre destin du Maître des créatures

1052. C’est cela qui est recommandé pour obéir aux lois de la "Sariâ mais soumets-toi intérieurement à la Volonté de Dieu, pour réaliser l’abandon

1053. Sachant que c’est lui, notre Seigneur, qui est l’auteur de ces moyens ; compte bien sur lui et tiens toi à la porte

1054. Ainsi, tu réunis la "Sariâ" et la "Haqîqa", c’est le comportement recommandé dans la meilleure des voies

1055. Sache que l’omission de la première est considérée comme une hérésie, celle de la deuxième comme idolâtrie

1056. Le long espoir et les projets lointains empêchent de se repentir et engendrent la sécheresse (du cœur), la paresse et le péché

1057. Car occasionnant l’omission des devoirs obligatoires, ils engendrent la paresse qui pousse à la complaisance

1058. Sache que le temps passe vite, que la vie de l’homme est courte et, les frayeurs de la mort en perspective

1059. Tu ne sais si avec tous tes projets, tu ne te trouves pas au bord branlant d’un abîme fatal

1060. Une vie vaine est celle qui est passée dans l’oisiveté ; cela constitue une grave catastrophe

1061. Sache que la vie de l’homme est une chose très précieuse qu’on ne doit employer qu’à l’utile

1062. La jovialités et l’amour du repos doivent être réprimés par l’idée des dangers et de l’incertitude de l’avenir ;

1063. Pense à la maladie qui doit entraîner ta mort ; songe à l’agonie, au séjour dans le tombeau, à la Résurrection et son cortège de terreurs

1064. Sois conscient de ta négligence en ce qui concerne les bonnes actions et n’oublie jamais que Dieu n’aime pas le jovial

1065. Si tu t’oublies, seulement, parce que Dieu ne te prend au fait aussitôt, pour tes pêchés, lorsque tu désobéis

1066. Sache que cela n’est pas, de Sa part, un relâchement, encore moins un oubli

1067. Mais s’agit-il de te mener étape par étape à ta perte sans que tu le soupçonnes

1068. Si tu te crois à l’abri de Ses finesses, cela ne peut être que par excès de candeur et d’ingénuité très grave, pas autre chose

1069. Le remède du désespoir est de penser à la grandeur, à la Magnanimité du Seigneur, à Sa Miséricorde, cela relève ton moral et te console

1070. Quant à l’aveuglement qui t’empêche de voir tes propres défauts et qui te fait voir ceux d’autrui, son remède est :

1071. D’accepter l’excuse des frères humains, de voiler leurs défauts et qui te fait voir ceux d’autrui pour que Dieu, Très-Haut, voile tes vices au jour du Jugement dernier

1072. Quant aux soins nécessaires contre la maladie de la passion de ce monde, si méprisable aux yeux du Seigneur maître de cette religion

1073. Ils consistent à réfléchir sur le néant de son essence, sur sa fin imminente ; où sont-ils les biens qu’ils avaient accumulés ; possession, produits, richesses, propriétés, etc... ?

1074. Rappelle-toi que ce bas-monde n’est point, pour nous, une demeure éternelle, mais un lieu de soucis et de contrainte

1075. Seul est intelligent celui qui vise la Demeure éternelle fournissant les efforts appropriés nuit et jour

1076. Les regrets et les projets lointains impliquent ton mécontentement de la décision de ton Seigneur au lieu de ta soumission à Sa Volonté

1077. Tu ne sais point, frère, comment sera ton sort, heureux ou infamant, le terme de ta vie ne t’appartenant pas

1078. Ta médiocre conduite n’irritera-t-elle pas ton Seigneur le Très-Haut ? remets-toi à lui en tout qui te concerne

1079. Tu tires de tes bienfaits de la gloire devant les bénéficiaires parce que tu oublies que c’est Dieu qui accorde les dons

1080. Par l’effet de Sa bonté, le Seigneur Très-Haut dispense les faveurs alors que tu n’es, en réalité, qu’un intermédiaire

1081. Quant à la colère, l’aigreur et l’humeur hargneuse, l’intolérance et la rage, cela fait partie des caractéristiques de Satan le maudit !

1082. Que le Secourable nous préserve de lui, tout le temps

1083. Son remède est de savoir que l’action ne s’accomplit réellement que par la Volonté de Dieu Très-Haut

1084. Si tu est frappé du défaut d’impatience remets-toi au Tout-Puissant avec humilité, pour le repousser

1086. Nous prions Dieu qu’Il soit loué ! de nous illuminer ici-bas et dans l’autre monde il faut savoir :

1087. Que la meilleure parure dont l’homme puisse se parer, est la bonne conduite partout où il passe

1088. C’est la chose par laquelle le serviteur parvient au Paradis et au voisinage de Dieu, Très-Haut

1089. Quiconque cherche à pénétrer dans l’enceinte scellée sans cette conduite légale est un sot infâme

1090. Les hommes de science rapportent qu’elle, constitue (ou peu s’en faut) les deux tiers (2/3) de la dévotion, tellement son avantage est évident

1091. Elle se compose de deux (2) parties, selon AL DEYMANI , une première partie devant être pratiquée manifestement vis à vis des hommes

1092. Une deuxième, discrètement à l’égard du Maître des créatures mais la première doit venir nécessairement après la deuxième

1093. Dans la première, on compte le caractère et le scrupule, aie honte. On t’élève

1094. Ainsi le fait de privilégier la droite et de prononcer la "Basmala" chacun à sa place

1095. D’observer les règles de la bonne conduite en mangeant et dans l’usage du cure-dent qui est recommandé, surtout à l’occasion de la prière

1096. De serrer la main à quelqu’un avec les deux (2) mains, de lire le Coran, de prononcer très bien la salutation et d’être généreux

1097. De même le fait d’aller visiter un malade, de répondre à son salut. Observe ces recommandations

1098. La prononciation de la formule "Hamdala" par celui qui éternue et celle de la réponde par qui l’a entendu, le fait de fermer la bouche avec la main quand on baille

1099. De même la coupe (Al fitra), la demande de permission, ô mes frères, avant de pénétrer dans la chambre d’autrui

1100. Le fait d’accorder le pardon à un offenseur, de donner à celui qui te prive

1101. De renouer amitié avec celui qui t’a abandonné, de même de se montrer bon envers tous. Réveilles-toi et suis !

1102. Ces deux derniers principes deviennent des obligations pour des liens de parentés, notamment à l’égard d’un père, fut-il idolâtre

1103. Il faut noter l’éducation de tes enfants afin qu’ils deviennent sages et soient dans la bonne voie

1104. De même, dis-je, la pitié pour les enfants et le respect pour les grands

1105. Traite ton égal de la manière dont tu aimerais être traité toi-même, il y a beaucoup d’autres conseils de ce genre

1106. Un sermonneur dit, s’adressant à son fils chéri : "Apprête-toi à adopter les meilleurs manières, agissant sans hypocrisie"

1107. "L’"adab" et l’"adab", puis l’"adab" c’est obéir et de respecter la mère, le père"

1108. "L’oncle, la tante, le grand-frère, le chef spirituel, ce dernier est, certes, digne du bon traitement"

1109. "quiconque est plus grand (ou plus âgé) que toi, honore-le, quiconque est plus petit que soi, épargne-le et témoigne-lui de pitié"

1110. Ici se termine l’explication de la partie extérieure concernant la conduite. Voyons maintenant la partie intérieure

1111. Quant à cette partie qui est tout à fait intérieure, quand tu t’en moqueras, tu seras repoussé et relégué dans les ténèbres, ô jeune !

1112. Le fait d’être repoussé du Seuil de Dieu, Très-Haut et d’être enténébré, est pire que toutes les peines et tous les châtiments

1113. De même que de critiquer Sa Volonté et Ses Décisions, fut-ce par de simples mots tels que :"Si ce n’était", "puisse Dieu", ... etc

1114. En formulant des regrets, extériorisant son dépit, sa désolation, ses longs projets d’avenir ou regrets de passé

1115. De critiquer Dieu à travers Son essence ou Son œuvre pour quelque événement, pour quelque cause que ce soit

1116. De même à travers les bons chefs spirituels dans le cœur ou par les organes. Tout cela est à éviter. Tâche d’être leur ami ; cesse d’avoir un choix avec Dieu dans le courant des affaires

1117. De spéculer parallèlement à Sa décision, fut -ce par le cœur et le fait de conjecturer

1118. De tourner la tête avec désir ou avec crainte vers les créatures ainsi que de te plaindre à eux. Ne tourne la tête de quelque côté que ce soit vers les créatures, mais aie recours au Créateur

1119. L’habitude de choisir des solutions de facilité, d’interpréter la Sariâ dans le sens le plus simple (par paresse ou par tiédeur dans la foi, de biaiser avec sa conscience)

1120. L’aspirant qui prend l’habitude de choisir les facilités dans l’application de la Sariâ, ne réussira jamais

1121. Il est condamnable d’utiliser les biens désirables et licites que Dieu procure sans avoir l’intention de l’adorer

1122. De même que de se servir de Ses biens sans le faire pour parvenir aux œuvres pies ; quand tu te sers de ses biens, aie cette intention, tu seras comblé de biens

1123. Il y a inconvénient à s’en servir sans l’intention de s’en contenter, afin d’éviter l’illicite, mais si tu t’en sers avec cette intention, il n’y a pas de mal

1124. Il en est (des mauvaises conduites) de dormir pendant le jour, sans avoir veillé la nuit précédente pour l’adoration du Seigneur le Générateur des biens

1125. Il en est de dormir avant que d’y être contraint ou cela, pendant la nuit du jeudi au vendredi, que Dieu nous accorde la réalisation de nos vœux

1126. Le fait de dire "cela est pour moi" ou "cela me nuit" en fait partie ; cesse de te plaindre à cause de tes peines

1127. Il en est de se moquer des assemblées lors des prières obligatoires (fard) ; sache-le toi qui es adorateur

1128. De négliger la présence du cœur dans la prières et de n’aller visiter les précellents, les éminents vertueux parmi les être humains

1129. Il en est de manger les biens des gens perfidement au nom de la religion de Dieu Très-Haut

1130. Il en est de l’abandon total et continu de la prières de nuit pour l’amour de Dieu Très-Haut

1131. Car cette négligence entraîne le dénuement de l’homme à l’au-delà. Ne passe pas la nuit gisant tel un cadavre

1132. Lève-toi avec force quand les gens dorment, combattant le sommeil pour l’amour de Dieu

1133. Il ne convient à aucun homme lucide de dormir toute la nuit car de la sorte, il perdrait un bien immense

1134. Si tu veux être compté parmi les meilleurs aux yeux de Dieu, observe sans discontinuer, la prières de l’aube

1135. La prières de nuit, pour l’amour du Clément, préserve l’homme demain, des feux de l’Enfer

1136. Deux "rakas" que l’homme effectue dans la deuxième moitié de la nuit

1137. Ont plus de valeur pour l’homme que tout ce bas-monde et ce qu’il contient. Cela est rapporté

1138. On rapporte du meilleur des Envoyés d’ALLAH sur lui les deux meilleurs saluts de Dieu (Amen)

1139. Que si ce n’était la peine qui pèserait sur nous, il rendrait cette prière obligatoire par ce qu’elle constitue un idéal très élevé

1140. Nos "Seih JUNAYD et IBN Al Qasim que le Seigneur du monde les agrée

1141. Chacun de ces deux a été interrogé dans un songe par un des élus de cette communauté sur son état (après sa mort)

1142. Chacun avait répondu : "il ne nous reste plus de récompense de nos bonnes actions dans notre tombe que celle "raka" que nous prions à l’aube"

1143. Et cela, bien que toute leur vie fût passée dans l’exécution des bonnes actions, que penser alors du cas des autres gens ?

1144. Si tu es incapable de te lever pour prier la nuit et le jour, de faire le jeûne, tout en utilisant les biens illicites

1145. Sans jamais te repentir avec abandon et regret, tu n’auras que dénuement le jour du Jugement

1146. Celui qui prolonge ici la prière nocturne, verra bien écourtée en sa faveur la longueur du jour du Jugement de Dieu

1147. Si tu vivifies une nuit par la répétition du Nom de ton Seigneur(r, tu te réveilles le matin sans péchés tel que ta mère t’avait mis au monde

1148. Quant à ce qui facilite la prière de nuit, on note la sobriété en aliment et le repos

1149. Le fait de ne pas commettre de péchés pendant la journée, de ne pas s’attacher à une autre chose que Dieu

1150. Car les péchés entraînent la sécheresse du cœur, comme nous l’avons mentionné plus haut, ils causent aussi beaucoup d’autres malheurs

1151. Ils s’interposent entre l’homme et ses chances de bénéficier de la Miséricorde divine (que Dieu nous préserve du péril

1152. Notre seih le sage At-tawrî dit (que Dieu lui accorde la meilleure récompense)

1153. "J’ai été empêché de prier la nuit pendant cinq mois consécutifs"

1154. "Cela à cause d’un seul péché que j’ai commis". Interrogé à ce sujet, le saint homme répondit :

1155. "J’ai vu un parmi ces croyants en train de pleurer et je mes suis dit en moi-même, qu’il n’était pas sincère ; qu’il faisait le "riya"

1156. Voilà tout, car le mal commis appelle le mal, et le bien aussi appelle le bien. Cherche le bien

1157. Une petite quantité de chacun de ces deux en appelle la grande, ne te permet jamais de faire un quelconque mal

1158. On a dit que l’homme ne manque une prière en assemblée qu’à cause d’un pêché qu’il aurait commis

1159. Et que même "le rêve d’homme" pendant la nuit n’est, en fait, qu’une sanction qui leur est infligée

1160. Excepté, dis-je, celui des combattants de "Badr" que Dieu soit satisfait d’eux, tout le temps

1161. Car le leur n’est que l’annonce de bonnes nouvelles de la part de Dieu et n’est qu’une amélioration de leur sort qui les éloigne de toute attrition

1162. Tout pêché commis empêche l’homme de prier la nuit. Accepte ma parole !

1163. Mais l’influence particulièrement néfaste exercée sur le cœur d’un dévot (d’après la déclaration des élus)

1164. Est celle de l’absorption de choses prohibées par la Sariâ à la différence de celle des licites qui produit par contre l’effet contraire. On rapporte que le fait de ne manger que ce qui est licite, produit sur le cœur un effet bénéfique qui le purifie

1165. Que de fois, dit-on, une mauvaise nourriture empêche l’homme de se lever la nuit pour prier et est cause de grande perte

1166. Que de regards portés, nous dit-on, sur quelque chose qui est prohibée, empêchent de lire une seule sourate du Coran

1167. Je signale dans ces vers, quelques facteurs qui facilitent la prière de nuit :

1168. D’abord le fait de connaître les avantages que comporte la prière de nuit en écoutant les versets et les informations qui en découlent concernant ce sujet

1169. Car cela fortifie l’espoir ; de même que d’avoir un cœur exempt de toute haine, d’antipathie et d’innovations blâmables

1170. L’homme doit bannir de son cœur, l’excès de soucis relatifs à ce bas-monde, afin de bénéficier de l’agrément de Dieu

1171. Car, quand ces soucis s’emparent d’un cœur, l’homme, dans sa prière ; diminue donc tes soucis et évite de perdre

1172. Celui qui ne peut se lever la nuit pour prier, à cause d’un lourd sommeil

1173. Doit faire ses prières surérogatoires après la prière du "magrib" (du coucher du soleil) et après celle qui suit, c’est à dire "Al isâ" afin d’obtenir la récompense

1174. Puis, il se lève avant le matin, en faisant des efforts, pour qu’au matin, il ne se trouve pas encore en train de dormir

1175. Qu’il prie, après cela, au début et à la fin du jour, en fournissant les efforts nécessaires

1176. Si cela lui est impossible dans la nuit, à cause d’un mal (malaises ou maladie)

1177. Qu’il se lève, au moins, et se tienne assis pendant un moment qui suffit juste pour prier quatre "rakas" ou pour traire une brebis

1178. Selon le "Hadît" de l’Envoyé d’ALLAH, sui lui la plus sainte prière de l’Envoyeur

1179. Si cela lui est encore impossible, qu’il prie deux "rakas" seulement, ni plus, ni moins

1180. S’il ne le peut pas, non plus, qu’il s’assoie la face tournée vers la Ka’ba invoquant Dieu, le Seigneur absolu

1181. Pendant un laps de temps, méditant et mentionnant le Nom de Dieu, sans être couché à la manière d’un mort dans son tombeau

1182. Quiconque prétend aimer son Seigneur et dort toutes les nuits

1183. Est un menteur , le Prophète DAVID (que Dieu lui accorde salut et paix), a reçu une révélation dans ce sens

1184. La négation est mentionnée parmi les causes qui empêchent de prier la nuit ; ainsi que l’emprunt illégal d’excuse. Cela, d’après le rapport des érudits

1185. Il en est également de la recherche de la beauté (du raffinement) et le fait de courtiser les autorités à la recherche d’une situation, d’une richesse ou de prestige

1186. De s’attribuer la sainteté ou un degré hiérarchique élevé dans les Maqâmât (stations mystiques) ainsi que de les viser dans ses adorations. Sache-le !

SUBDIVISION

1187. Ensuite le respect des droits de chaque moment (dans l’emploi de notre temps) fait partie des "âdâb" aux yeux des gens de la foi

1188. Observe bien quatre de ces moments, qui ne sauraient faire l’objet de rappel, quand ils sont déjà passés

1189. Le droit de Dieu le Tout-Puissant dans les actes de dévotion requiert que l’adorateur sache que Dieu seul est à l’origine de son acte, lui qui est son unique bienfaiteur

1190. Ainsi, il réalise la reconnaissance envers Dieu et lui voue un culte exclusif dans l’action, sans fierté, ni présomption, conscient de son insuffisance et sollicitant le voile sur ses péchés

1191. Agissant ainsi, mon frère, tu surpasses toute personne qui n’agit pas de la sorte

1192. Le droit de Dieu dans les bienfaits est que tu témoigne de Sa générosité et de Sa bonté qui t’a facilité les actions, car c’est lui seul qui nous guide. Qu’il soit exalté !

1193. Qui est le seul à l’origine de tout, sachant que tous les moyens et intermédiaires sont soumis à Sa Volonté

1194. Ensuite le remerciement dû, logiquement et socialement, à celui qui a servi d’intermédiaire, te permet de réaliser en même temps

1195. L’union entre la "Haqîqa" et la "Sariâ " car Dieu nous ordonne de les allier l’une à l’autre

1196. Quiconque omet celui-ci, est coupable de négation et qui omet celui-là, est coupable d’ingratitude

1197. Sois content, à la fois du Bienfaiteur et du bienfait par reconnaissance

1198. Car tout bien reçu est dû à la bonté du Clément Très-Haut ; c’est de lui que nous sollicitons le plus grand bien

1199. Ne sois pas content du bien seulement parce qu’il t’a satisfait ; il y a un danger en cela

1200. Aide-toi des bienfaits de Dieu pour lui obéir et l’adorer, tu bénéficieras ainsi des honneurs lors de ta mort

1201. Si, malgré la multiplicité des faveurs de Dieu à ton profit, tu continues d’agir mal,

1202. Si malgré Ses bienfaits qui se succèdent, tu ne te montres point reconnaissant envers ton Bienfaiteur, sache que cette carence te fait encourir la Colère de Dieu qui t’éloigne de sa Miséricorde

1203. Son droit dans la succession de tes péchés, requiert la crainte de Son tourment et le repentir immédiat

1204. Pleurant à fendre l’âme avec humilité, invoquant sa Miséricorde dans la ferme résolution de mener désormais, une conduite irréprochable

1205. Il te faut tout de même être reconnaissant et rester conscient de la Clémence du Tout-Puissant et de la subtilité de Sa Bonté dans toutes les situations

1206. Car cette situation désespérante peut engendrer ta guérison du mal de la fierté et de ton aveuglement

1207. Or la fierté est pire que tous les péchés ; elle écarte l’homme du Chemin de Dieu qui traite tous selon leurs mérites

1208. Ce vice inculque à l’homme son autosuffisance, le rendant sot orgueilleux et négligent

1209. Le droit de Dieu dans l’adversité (qui frappe l’homme), est : la résignation, la longanimité et la complaisance à Sa décision

1210. Il ne convient à aucun serviteur d’accuser son Seigneur en détestant son action avec chagrin

1211. Car il témoigne à l’endroit des créatures une pitié qu’elles n’ont ni pour eux-mêmes, ni pour leurs enfants

1212. Il ne cherche que notre bien absolu, c’est pourquoi, on juge très injuste de l’accuser

1213. Demande-lui de te conjurer le mal et de t’accorder la paix, Sois satisfait de tout ce qu’il décide

1214. Ne cesse de travailler pour réaliser tes objectifs dans la mesure du possible et cesse de t’adresser tes plaintes aux créatures en cas de peine

1215. Si pour quelque mal tu te retournes vers ces créatures il faut t’en repentir et te retourner vers Dieu

1216. Tout mal qui nous atteint découle de nos propres fautes et de nos péchés

1217. De là il serait injuste, de notre part, d’insulter ou de calomnier ceux qui se montrent injustes envers nous. Cela est de l’avis du consensus des savants

1218. C’est pour cela aussi que les sages considèrent que le s’estiment du bonheur découlant de nos bienfaits, peut cacher un danger de tourment

1219. Remercie Dieu du fait que cette catastrophe pouvait être plus grande encore et qu’elle pouvait porter sur votre foi

1220. Remercie-le du fait qu’il te traite de même manière qu’il traite ses Saints en les mettant à l’épreuve

1221. Encore, il est de Sa Bonté de te punir ou de te corriger ici-bas, alors qu’il pouvait attendre ta mort pour te punir dans l’autre Monde

1222. Prends l’habitude d’implorer son Pardon à chaque instant avant que tu ne le courrouces

1223. Ne cesse de louer, de nier à tout autre que lui, la force, la Puissance et les moyens de faire quoi que ce soit

SUBDIVISION : la longanimité

1224. La longanimité qui implique ici la patience à endurer la peine dans l’adoration du Clément miséricordieux (qu’il soit exalté !) fait partie de ces "Adabs"

1225. La patience à lutter contre les tentations de la désobéissance dès le premier coup, selon l’enseignement de notre Guide

1226. Notre Seigneur MUHAMMAD (salut et paix éternels sur lui, sur sa Famille et sur ses Compagnons)

1227. Il est très méritoire d’être discret à dissimuler le mal qui nous frappe au point de paraître tout à fait en paix et de faire effort autant que possible

1228. Il en est de la patience, du courage de l’homme luttant contre la tentation de ce qui lui est interdit et ainsi contre les plaisirs néfastes

1229. Il lutte contre les mauvaises pensées, restant patient et ferme, dans la félicité et la paix pour l’amour du Créateur

1230. Le mot "sabr" en arabe (patience) accepte trois emplois suivant les particules du cas indirect antéposées au complément, quiconque les observe, est une personne lucide

1231. Ces particules ou "préposition" sont "âlâ" (sur) ; ân (de ou contre) ; fî (dans)

1232. Quant à la patience avec la particule "sur" équivalent à la préposition "dans" en français (1er cas) c’est la patience dans l’adoration et dans l’adversité qui f’rappe. Elle constitue le meilleur comportement

1233. Notre Seigneur mentionne trois cents (300) degrés hiérarchiques d’élévation pour celui qui la pratique

1234. Notre patience (résistance) (le deuxième cas) "contre" la tentation des plaisirs, pour l’amour de Dieu, (Salâm), "contre" les mauvaises pensées et tout ce qui est prohibé

1235. Dieu donne six cents (600) degrés d’élévation à celui qui réalise ce genre de patience

1236. La patience ou fermeté "dans" (le troisième cas :) la paix et "dans" la félicité, est la plus méritoire des trois, oui !

1237. Notre Seigneur fait avancer de neuf-cents échelons, (900) celui qui la professe

1238. Seul celui qui croit à la récompense, patiente dans l’adversité

1239. L’homme ne patiente dans la paix tant qu’il ne croit pas à l’au-delà

1240. L’homme le plus brave, est celui qui patiente dans la paix et la félicité

1241. Cette patience consiste à ne pas s’y attacher au point de s’y laisser tromper en s’y abandonnant naïvement, voluptueusement

1242. Avec béatitude et confiance, par ce que cela expose à des épreuves terribles

1243. L’homme ne doit pas s’abandonner éperdument aux jeux et aux plaisirs sans songer à ses devoirs et à son avenir

1244. Il doit avant tout, s’acquitter des droits de Dieu sur sa fortune

1245. Il en est aussi de s’imposer une rigueur austère au détriment de l’âme charnelle, de réprimer son avidité naturelle incommodante afin de parvenir à la proximité de Dieu le Maître du Trône

1246. Aussi la patience dans l’observance du comportement respectueux devant Dieu Très-Haut

1247. Il y en est de notre patience pour faire face aux multiples dépenses en puisant dans notre bourse sans crainte de pauvreté

1248. Il y en est aussi de donner aux ayant-droits la totalité de leurs parts pour la Face de Dieu ;

1249. De même notre patience devant les charges de la famille et le fait de supporter leur mal dans le meilleur des comportements en paroles et en actes

1250. La famille est à supporter, elle constitue l’un des chemins qui conduisent vers Dieu Très-Haut ; le minimum d’effort est de se soucier de ses membres

1251. Le maximum, le plus haut degré (en acte) est d’en être content pour le Seigneur bien qu’elle soit une charge ; d’avoir confiance en Dieu et de compter sur lui, tout le temps, en ce qui la concerne

1252. L’acte moyen est de les nourrir. Les esprits ne divergent point en cela !

1253. Le fait de se résigner à leurs exigences, de les tolérer, de supporter leur charge sans céder à aucune mauvaise influence

1254. Il y en est encore de la patience de l’homme pour ne pas céder à la tentation d’opérer des "charismes" ou de parler de choses qu’il aurait vues ou sues par Kasf (vision spirituelle par la levée des voiles)

1255. Et de s’interdire volontairement l’amour des louanges en public

1256. Ainsi l’amour de l’autorité et de l’éloge ; il y en est de patienter à rester inconnu, indifférent à la célébrité

1257. Sous la bannière de la modestie et de l’humilité ; préférant l’autre monde à cette vie dérisoire

1258. Ainsi de rechercher la proximité de Dieu notre Seigneur qui satisfait tous les besoins à l’exclusion des créatures

1259. De réaliser pleinement la qualité de "Ubûdiya" (vrai serviteur de Dieu), qui est une très bonne qualité

1260. Qualité par laquelle l’homme se hausse au plus haut rang, de cesser de disputer avec le grand Maître du Royaume

1261. Il y en est de cacher l’action pieuse, de contraindre, tout le temps, notre âme charnelle

1262. De la priver de jouir de fruits succulents, fussent-ils licites. Réveille-toi !

1263. Il y en est de même de cacher les bienfaits et l’aumône. Ne cesse d’être désintéressé

1264. On rapporte que le fait de cacher la douleur, l’aumône et l’adversité ainsi que la pauvreté

1265. Constitue l’un des plus précieux viatiques que l’on puisse se réserver pour l’au-delà auprès de Dieu

1266. Le fait de cacher la pauvreté qui est parmi les choses les plus difficiles, en fait partie. Nous l’avons vu plus haut

1267. Il est plus méritoire encore de patienter dans les séances de "murâqaba" (méditation extatique) avec Dieu

1268. De l’écouter attentivement, de concentrer toute son attention, son souci, etc... cela également en temps de crainte et de sécurité

1269. La patience dans l’amour de Dieu, dans la honte qu’on a de lui et dans la complaisance à sa volonté et à ses décrets

1270. Qui consiste à faire preuve de sérénité face à Ses Décisions où qu’elles se fassent, pour le bien comme pour le mal

1271. Tout en témoignant dans son cœur que ce bienfait vient de Dieu par sa Volonté et Sa Bonté

1272. C’est la sagesse de Dieu qui préside dans tout cela avec l’intention de le mettre à l’épreuve

1273. Puis il faut savoir que la parfait patience a des utilités, des avantages nombreux aux yeux du Seigneur Très-Haut

1274. Elle comporte le salut et la satisfaction, ici-bas et à l’au -delà, sans danger, ni mauvaises conséquences

1275. Il en va de même pour obtenir une haute place demain et de triompher sur ses ennemis. Patientez, ô aspirants !

1276. Ajoutez l’avantage d’être à la tête des créatures et de guider les autres, elle nous vaut l’honneur et l’éloge de Dieu

1277. Il en est de même de l’amour de Dieu. Une récompense sans limite sera pour tous ceux qui s’y adonnent

1278. Elle inspire la joie, donne miséricorde, assure l’honneur et l’exaucement des prières, procure le bonheur ici-bas et au jour de l’Angoisse

1279. On lit dans un "logia" : "Si Dieu aime quelqu’un, il le met à l’épreuve par des malheurs" ; ceci

1280. Dans le but de le combler et d’accroître ses récompenses par cette épreuve. Soit patient et réveille-toi !

1281. On rapporte qu’aucun mal : fatigue, angoisse, douleur, maladie etc, n’atteint un croyant

1282. Fut-ce la piqûre d’une épine dont la douleur lancinante torture le cœur, si ce n’est pour que Dieu ôte à ce croyant tout son péché

1283. Le vocable "nasab" est traduit par fatigue et épuisement par les lucides connaisseurs

1284. Le mot "Wasab" par maladie, ces sages propos sont rapportés par les 2 Seih Al BukhARY et MUSLIM les tenant eux-mêmes, de ABU SSAID et de ABU HURRAYRA

1285. Ces derniers faisant partie des compagnons que (Dieu soit satisfait d’eux)

1286. Dieu éprouve son serviteur en fonction de sa foi, d’après ce qui est rapporté

1287. S’il le trouve ferme, il renforce ses épreuves, mais si au contraire il le trouve affligé, éploré, il le laisse en paix ou il diminue sa peine

1288. Le serviteur ne sort des épreuves que devenu très pur, propre des péchés qu’il avait commis

1289. Celui qui jouit pleinement de la paix ici-bas, regrettera demain à la vue des gens qui ont été éprouvés

1290. Il souhaitera avoir eu le corps "ciselé" et déchiqueté, à chaque instant, dans ce monde

1291. Cela en raison des récompenses sans limites qu’il verra, destinées aux éprouvés d’ici-bas

1292. Dieu, tel un père, se souciant constamment de ses fils

1293. Réitère ses épreuves ici-bas à tout serviteur croyant et combattant

1294. Nous venons de voir un "hadît" selon lequel Dieu éprouve, par des peines, celui que, réellement il aime

1295. Si celui-ci se résigne et tient bon, il le préfère et le choisit, si non seulement, il se résigne, mais en est content, il l’élève et l’agrée

1296. Les malheureux d’aujourd’hui n’auront pas de balances, demain pour peser leurs actions, on ne leur ouvre pas de registre pour quelque examen que ce soit

1297. Mais on leur donne, on leur entasse abondamment leurs récompenses sans mesure et sans contrôle. Bonheur à ceux-là !

1298. Ici, quand un bonheur t’arrive, remercie Dieu, quand un malheur te frappe, patiente

1299. Les anciens ascètes s’inquiétaient, voire s’effarouchaient et s’attristaient

1300. Quand ils avaient passé un an sans être éprouvés par un malheur quelconque

1301. Dans leurs fortunes, dans leur postérité ou leur corps, ils en concevaient une profonde tristesse à cause de leur espérance

1302. En leur Seigneur quand il les éprouve ; ces créatures là sont les gens de la sagesse

1303. Un vrai croyant ne reste pas quarante (40) jours sans être effrayé

1304. Par une grande peur ou une catastrophe qui multiplie ses récompenses

1305. Les plus précieux viatiques auprès de Dieu sont deux "gouttes" et deux "gorgées"

1306. Une goutte de larme dans les ténèbres de la nuit, versée par un adorateur qui s’efforce et s’humilie dans sa prosternation

1307. Une goutte de sang dans le combat pour élever la voix de Dieu le Créateur des serviteurs

1308. La première gorgée est celle de la colère réprimée avec courage et patience du croyant qui se résigne dans le but d’obtenir l’agrément de Dieu l’Absolu

1309. La deuxième est celle d’une catastrophe nous survenant, réprimée avec courage et longanimité. Patiente, ô frères ! tu seras sage

1310. Il en est de prier pour observer la vraie servitude envers Dieu, de faire preuve de sa condition de nécessiteux envers lui et de le prier avec ferveur

1311. Sans pour autant chercher à être un privilégié, de peur d’accuser son Seigneur le Généreux

1312. Car celui, Il fait ce qu’Il veut et non ce que veut l’aspirant

1313. Ce comportement est appelé le cerveau ou le cœur de la dévotion, étant hautement apprécié

CONDITIONS DE PERFECTION DE L’INVOCATION : "ADAB"

1314. Les "Adâb" sont : éviter ce qui est illicite, en n’absorbant, en ne revêtant, en ne prononçant que ce qui est réellement permis par la "Sariâ"

1315. Vouer un culte exclusif à Celui qui détient les âmes et les corps (des serviteurs)

1316. On recommande d’accomplir une bonne action légale avant l’invocation, de faire l’ablution et la purification du lieu

1317. D’effectuer une prière de quelques raka, de s’accroupir et de faire face à la Ka’ba, cela est préférable

1318. De prononcer la louange du Seigneur miséricordieux ; de prier sur le Serviteur honorable au commencement et à la fin

1319. De tendre les deux mains élevées à la hauteur des deux épaules, ouvertes et nettes

1320. Avec respect, vénération et humilité dans l’attitude du nécessiteux

1321. En guise de sollicitation, d’utiliser les Noms glorieux et très beaux de Dieu et par des formules rapportées du meilleur homme

1322. Celles rapportées des anciens vertueux, en guise de prières, tels les Compagnons et les Chefs spirituels éducateurs

1323. Il en est de s’adresser à Celui qui a créé l’univers "ex nihilo" "et qui le reprend, par l’intermédiaire de Ses Prophètes et de Ses vertueux serviteurs

1324. Invoquant à voix basse avec la reconnaissance des péchés ombrant son cœur ; il commence d’abord par lui-même pour ne pas en sortir les mains vides

1325. Il ne doit pas faire de réserve dans ses prières, étant Imam, mais qu’il formule ses sollicitations avec décision pour la Communauté

1326. Qu’il soit résolu et fasse des efforts avec la concentration du cœur, qu’il ait bonne espérance dans son invocation sans cesse réitérée

1327. Sois précis avec persévérance et ne sollicite pas des choses illicites, sois intelligent

1328. Ne sollicite pas non plus quelque chose de révolu (déjà accompli) ou d’impossible ne fais point de restriction, ni abandon d’un quelconque parent

1329. Ne sois pas pressé ou impatient et ne dis pas : "ma prière n’est pas exaucée" surtout ne désespère jamais

1330. Il en est de demander tout ce dont tu as besoin, de même de dire "amen" doit en faire de même celui qui entend la sollicitation

1331. On recommande de passer les deux mains sur le visage après l’achèvement de sa prière

1332. Celui qui respecte ces conseils en priant, aura satisfaction sans aucun doute

LES MOMENTS OU DIEU EXAUCE LES PRIERES

1333. Les moments sont, selon l’avis des connaisseurs : le mois de "Ramadan", le jour de "Arafa"

1334. La nuit du "qadr" (de grandeur) ; la nuit et la grande heure bénie du Vendredi

1335. Il y a divergence d’esprit à situer cette heure bénie du vendredi selon les Doctes "Seih"

1336. Selon une opinion, c’est entre l’installation de l’Imam sur l’estrade dans la station assise et la fin de la prière

1337. Selon une autre : cette heure est le moment où l’Imam récite la Fâtiya

1338. La deuxième moitié de la nuit ; le milieu de sa dernière partie, le moment de la nuit dit aube "sahar" et les deux derniers tiers (2/3)

1339. Le moment de la prière ; celui de l’appel à la prière, le temps situé entre l’appel et le début de la prière dit "l’iqâma"

1340. Le moment de la prononciation des deux hayya-al-s-salâh de l’appel à la prière (Nidâ) est un moment recherché pour toute personne angoissée, perplexe et impuissante

1341. Lors de la mise en rang pour la guerre sainte ou pour la prière et aussitôt après les prières canoniques

1342. Lorsque, dans la mêlée, la bataille bat son plein contre les mécréants pour élever la voix d’ALLAH. Prends bien note de ce qu’on dit

1343. Immédiatement après une séance de lecture du Coran et notamment la dernière qui termine le livre, lorsqu’on boit l’eau de "zam-zam"

1344. Lors de la prononciation par l’Imam du dernier mot de la "Fâtihâ" : "wala-d-dal-lîna", lors d’une assemblée de musulmans pour un quelconque motif légal

1345. Lorsqu’on referme les yeux d’un mort (récemment mort), lors de la tombée de la pluie, lors des chants du coq ou des séances de "Dikr"

LIEUX OU DIEU EXAUCE LES PRIERES

1346. Concernant ces lieux, on cite : les tournées rituelles autour de la "Ka’ba" et à Multazam

1347. Lorsqu’on vient d’apercevoir la maison sacrée d’ALLAH, la (Ka’ba), entre les deux mots "ALLAH" en lisant la sixième (6e) sourate Al An-âm (sn°6v 124)

1348. A l’intérieur de la Ka’ba, au puits de zam-zam, puis à "safâ" et à "Marwa", lors de la marche entre ces deux derniers lieux

1349. Immédiatement derrière le "Maqâm", à "Mina", à "Arafa", il faut compter les trois "Jamra"

1350. Ainsi, les sépulcres des Prophètes, ceux des vertueuses créatures et ceux des Saints

CEUX A QUI ON EXAUCE LA PRIERE

1351. Quant à ceux dont la prière est exaucée, on compte parmi eux, le nécessiteux dans les transes, le musulman sincère

1352. Une quelconque personne victime d’une injustice, fût-elle un idolâtre

1353. Un père priant du mal contre son enfant, un homme vertueux qui s’impose de bonnes actions pour l’agrément de Dieu

1354. Un voyageur, un jeûneur jusqu’à la rupture de son jeûne, un Imam juste et bon

1355. Un bon fils priant du bien pour ses deux parents, un repenti des péchés qu’il avait commis

1356. Un bon musulman qui prie en bien pour un autre musulman en son absence, sans tâche

1357. Ces Âdâbs finissent ici, apprêtons nous maintenant à noter ce que, en prose, le DEYMANI avait écrit

Le (SUKR), LA RECONNAISSANCE ENVERS DIEU

1358. La définition du "Sukr" (reconnaissance envers Dieu) d’après celui qui le connaît, est d’attester que tous les biens viennent du Tout-puissant

1359. En utilisant ces bienfaits, en parole et en action, dans ce qui requiert l’agrément de Dieu

1360. Il en est de s’humilier devant Sa Grandeur, il en est encore, il faut le savoir, de se montrer fier, voire orgueilleux devant le superbe richard

1361. On compte également le fait de vouer un culte exclusif à Dieu dans nos actions pour l’amour de Celui qui est le Maître des personnes

1362. Le "sukr" possède, selon l’avis des "Sufis", trois degrés hiérarchiques, supérieur, moyen et inférieur

1363. "le supérieur consiste à adorer Dieu ayant pour fin sa stricte vénération, le moyen a l’adorer dans le strict dessein de lui être obéissant"

1364. Le degré inférieur consiste à l’adorer pour un but, tels obtenir le Paradis ou être sauvé du tourment de l’Enfer

1365. Il en est (sukr) l’espoir de réaliser son rêve de bonheur à l’au-delà utilisant, par l’action continue, les moyen traditionnels

1366. On appelle ’’Tamma’’ celui qui, sans utiliser les moyens et sans passer par les voies requises, désirerait naïvement en venir à ses fins

1367. L’espoir de ce dernier est appelé pure rêverie, sa paresse le trompe et il périt

1368. La crainte accompagnée d’attrition parce que tu ignore ta fin (puis qu’inconnaissable) est un comportement sage et louable

1369. La sincérité et la satisfaction, accompagnées de l’abandon à Dieu, constituent un excellent Comportement

1370. Il en est la contemplation extatique, l’attention pieuse, de même de se contenter de la connaissance du Maître des destins de ton état (pour ne pas se plaindre)

1371. Il en est de purifier sa foi par l’eau de la repentance vers le Maître du genre humain,

1372. Se contentant du licite, tu arroses ’’ton jardin’’ avec des averses de dévotion et de bonnes actions

1373. La prière facultative, mais combien méritoire, à la levée du jour, dite ’’Al duhâ et le fait de regretter amèrement d’avoir manqué une adoration de Dieu le Bienfaiteur

1374. L’observance de toute cause pouvant entraîner une mauvaise fin

1375. Que Dieu, le Clément, nous en préserve, tout le temps, au nom du Seigneur des humains AHMAD

1376. Sur lui les meilleurs saluts et paix, sur sa Famille et sur ses Compagnons, les nobles illustres

1377. Il y a parmi ce qu’on doit refouler l’amour de ce monde qui s’empare du cœur humain

1378. Par une plongée définitive en y consacrant tout souci et tout soin

1379. Avec la thésaurisation des biens, le cœur complètement absorbé dans la passion de la fortune

1380. Il faut noter l’obstination de l’homme dans les péchés et les innovations blâmables, l’hypocrisie et les vices insignes

1381. Il faut éviter, écoute bien ce que je dis, le fait de formuler des critiques à l’encontre des Saints

1382. De les nier, de réfuter leurs déclarations concernant les choses cachées et les secrets que Dieu, Très-Haut leur confie

1383. Seul l’ignorant ou le jaloux, dis-je, les dénigrent et contestent leurs privilèges

1384. Pourquoi calomnier un Serviteur de Dieu que se détachent des créatures pour mieux servir le Maître de l’Univers avec ferveur et dévouement ?

1385. Comment dénigre-t-on celui qui craint dûment son seigneur et qui immole toutes ses passions à l’amour de Dieu Très-Haut

1386. Comment peut-on mépriser celui dont Dieu le Maître de tous, s’occupe de manière particulière, de son sort et de toutes ses affaires

1387. Dieu écarte Satan de son voisinage et le protège contre toutes craintes et tristesse

1388. Lui confère la force de maîtriser son âme charnelle, de sorte qu’elle n’aura jamais d’emprise sur lui, et l’a éloigné de l’erreur

1389. Lui dévoilant Ses sciences cachées ainsi que tout qui lui advient

1390. Si jamais leur propos hermétique te rendent perplexe, toi qui es profane, évoque la déclaration du sage ABD-AL WADUD :

1391. " Je ne comprends pas, quant à moi, les propos des Saints, car moi, je sui ce que je suis et eux, ce qu’ils sont "

1392. Il peut arriver, dis-je, à l’un d’eux de transgresser en apparence la lettre de la loi (la Sariâ), et les gens le détestent pour cette raison

1393. MUHAMMAD AL ’’GALÂWI’’, le savantissime, que DIEU lui accorde Son Bienfait le plus complet, dit :

1394. " Quiconque attaque le poème des Saints du côté de la grammaire ou de la prosodie, est une personne éprouvée "

1395. Avoir bonne conviction en eux constitue une sainteté, mais formuler des critiques à leur endroit, est un délit

1396. L’histoire du disciple, dis-je, de notre Seih dans son ouvrage ’’Junnat al-murîd’’, illustre cette thèse

1397. Celui qui veut se rendre compte de la valeur des Saints aux yeux du Maître du Trône et de leur considération, n’a qu’à se référer

1398. Au texte de l’ouvrage intitulé " Jidwat al-anwar fil-dabbi âne manâsib al ahyâr " (Sources des lumières dans la Défense de la valeur des saintes élites)

1399. Par SIDI AL MUHTAR, l’homme des secrets, que le Seigneur Créateur l’agrée

1400. " Certes, il est plus difficile, nous dit-il, de reconnaître le Saint que de connaître Dieu, le Très-Haut "

1401. Car la grandeur du Très-Haut est évidente elle n’est point cachée à quiconque réfléchit bien

1402. Quant au Saint, il est dissimulé partout où il se trouve, parmi les créatures humaines

1403. Mangeant, buvant comme tout être vivant, il agit et réagit de la même manière que les autres et subit le mal

1404. Mais malgré tout, les Saints sont des élus cachés dans les lieux secrets de l’enceinte scellée du Tout-Puissant, seuls leurs semblables les reconnaissent

1405. Chacun d’eux possède deux lumières selon l’information des savants de la gnose

1406. Une lumière d’attraction attirant celui à qui Dieu doit faire miséricorde et une lumière de répulsion qui repousse le damné

1407. Quiconque les croit dans leurs états mystiques, profitera des dons gracieux de Dieu, le Maître absolu

1408. Mais, être injuste envers eux en les réfutant, est une attitude coupable qui n’aura pour salaire que le malheur, ceci est très sérieux

1409. Le comportement des Saints, est aussi divergent que celui des Prophètes ainsi que leurs états respectifs

1410. Parmi eux, il y a des individus qui ne manifestent aucun ’’charisme’’ alors qu’ils sont au sommet de la ’’Wilaya’’ (la sainteté)

1411. Il y en a qui opèrent des charismes sans avoir réalisé le parfait équilibre dans la voie de la ’’Sunna’’ traditionnelle

1412. Il y en a qui volent dans les airs, ou marchent sur l’eau

1413. Il y en a qui parlent aux arbres, d’autres parlent aux cailloux, aux pierres

1414. Il y en a qui sauvent leurs disciples du danger alors qu’ils se trouvent loin d’eux

1415. Certains ne sont capables de conjurer le péril que si le disciple qui les appelle, est proche d’eux

1416. Mais tout disciple qui appelle à son secours, s’il est attaché à celui qu’il appelle

1417. Avec une parfaite confiance en lui, Dieu Très-Haut le sauve au nom et par la bénédiction de ce Saint et améliore son sort

1418. Il y en a qui abonnissent l’état d’un disciple par un simple regard et le garantit du mal

1419. Il y en a qui parfont l’état du serviteur alors qu’il se trouve assis loin d’eux

1420. Mais la condition de l’efficacité et tout profit est, à l’avis de tous, la sincérité du disciple et sa bonne intention

1421. Ainsi que son attachement indéfectible au Saint qu’il appelle. Heureux est celui qui aspire et s’engage fermement sans aucun doute !

1422. Quiconque fréquente ces Saints, convaincu et animé d’un amour sincère se réjouira demain

1423. Pourquoi pas ? ces Saints sont les gens de l’Intimité (avec Dieu) grâce à leur parfaite conviction, par l’exclusivité de leur culte et par leur conduite excellente

1424. Nous prions Dieu de nous mettre au nombre de ceux qui donnent leur plein assentiment à tout ce qu’ils déclarent

1425. Nous l’implorons de les rendre tous aimables à notre cœur ainsi que tous ceux qui les suivent

1426. Au nom du serviteur suprême AHMAD, que Dieu prie sur lui et lui accorde son salut éternel

1427. Abordons maintenant, en détail, le sujet que nous avons entamé, mais brièvement, je veux parler des causes efficientes de la damnation

1428. Il faut compter parmi ces causes le fait de se faire passer frauduleusement pour un Saint (un "wali" ) le fait de simuler, de contrefaire des charismes afin de paraître grand aux yeux des gens

1429. Celui qui cherche, dis-je, l’efficacité dans l’action n’a qu’à fréquenter les parfaits Saints

1430. Car c’est un fait évident que la plupart des "Seihs" de notre époque sont des fourbes, des coquins

1431. Il en a parmi eux, qui ont une propension à dominer, cherchant sans scrupule, à subjuguer les esprits par leur ascendant

1432. Et cela, sans savoir distinguer entre les obligations divines dites "Fard" et les traditions prophétiques (dites "sunna" )

1433. Ces vilains rusés, se targuant de perfection et de sainteté, accablent les gens par leurs multiples et diverses relations

1434. S’il t’arrive de louer à coté de l’un d’eux, un autre chef spirituel, jaloux et passionné, il suffoque de colère

1435. Au contraire, quand on critique un autre, il se réjouit à l’écouter et sa figure rayonne, s’agissait-il d’un Seih dont tout le monde connaît la vertu et la sainteté

1436. Il ne lui fait plaisir que d’être seul à être loué et exalté parmi les créatures humaines

1437. Quand, en quête d’un guide éclairé, ton choix porte sur un autre que lui, il en prend ombrage et s’irrite

1438. Malheur à lui ! s’il était désintéressé, s’il n’avait d’autres objectifs que le salut exclusif de ce disciple

1439. Il aurait plaisir à le voir sauvé n’importe où, et par n’importe qui, et son départ ne lui importerait guère

1440. Les chefs religieux de ce genre sont parmi les mercantiles, après au profit matériel, il faut les fuir

1441. Le Seih qui se croit au-dessus des serviteurs de Dieu n’est point à aborder, éloigne-toi de son voisinage, toi qui es vrai aspirant

1442. La Bonté de Dieu n’est point restreinte, Il comble qui il veut parmi Ses serviteurs

1443. Le célèbre proverbe relatif au jaloux renferme une sagesse, soit : "certes, un jaloux n’est jamais noble (de caractère)"

1444. Comment pourrait-il être noble alors qu’il aime et souhaite la perte de tous les biens à ses frères croyants

1445. Tu vois certains de ces faux chef religieux (assoiffés de fortune et de prestige), la tête enturbannée, la figure soigneusementvoilée

1446. Cherchantparce fait à ressembler aux vrais chefs spirituels, probes et vertueux dont le souci n’est tout le temps, que d’obtenir l’agrément de Dieu Très-Haut

1447. Ces aigrefins-là évoquent très souvent Dieu par leur langue alors que leur cœur reste parmi les plus corrompus de ce monde

1448. Ils affichent un ascétisme fervent à travers lequel ils ne visent que l’acquisition de biens et du prestige

1449. Certains Seihs prétendent ne pas manger les produits de la culture du sol et dissimulent pudiquement leur perfidie

1450. Ils ambitionnent d’être comptés parmi les vrais combattants qui luttent héroïquement contre l’âme "charnelle" et dont le but unique est Dieu

1451. Or si de tels hypocrites restaient seuls près d’un récipient de son, ils en useraient largement, il faut se méfier de ces gens-là

1452. Ils ignorent que le fait de manger, comme les autres, des produits de la terre, constitue pour eux une louange dans la Sariâ

1453. Tu peux voir certains d’entre eux se refuser à regarder les femmes, la tête et la figure toujours voilées

1454. Se faisant ressembler aux Docteurs de la loi les plus scrupuleux qui appliquent rigoureusement leurs sciences dans la probité et l’humilité parfaite

1455. Pourtant si ce n’était les yeux des gens qui le regardent, ils tenteraient ces femmes pour adultère ou pour autres indécences.

1456. Certains prétendent parvenir à la proximité de DIEU, abandonnent les actions pieuses et périssent

1457. Ils ont été trompés par leur manque de discernement, de clairvoyance

1458. Le vrai sens du vocable AL "yaqîn" dans la seizième (16e) sûrate : AL "Hijr" V.15, signifiant la mort, leur échappe ; ils lui prêtent le sens étymologique qui signifie "sécurité" ; c’est plutôt ce sens-ci : "adorer Dieu jusqu’à la mort et non adorer Dieu jusqu’à ce que tu aies le salut assuré dans la vie"

1459. Tant que tu n’as pas la chance de rencontrer un vrai sauveur, contente-toi de ce que les vertueux anciens nous ont laissé dans leurs écrits

1460. C’est la loi de l’Envoyé élu de (DIEU) que Dieu l’Infaillible lui accorde Salut et Paix

1461. Je te conseille de n’être ni borné, ni extrémiste, mais de rester dans le juste milieu suivant la Tradition prophétique

1462. On rapporte qu’être juste dans la bonne voie (la sunna), constitue le point culminant de la vertu et de l’honneur charismatique

1463. N’accorde point ta confiance à quiconque se présente sous les apparences d’un Seih à notre époque

1464. Tout ce qui a une forme arrondie n’est pas un gâteau et Tout point lumineux n’est pas la lune

1465. Non ! toute eau n’est pas "Salsabil" et l’acide n’est pas, non plus, le miel

1466. O, homme lucide, tout ce qui illumine la nuit n’est pas un feu pouvant réchauffer le voyageur ! (transi de froid)

1467. Examine les hommes avant de prendre un compagnon et ne suis jamais un novice ou un homme intéressé

1468. Il peut arriver que tu méprises une personne alors qu’elle possède tous les honneurs

1469. Ne mésestime jamais un serviteur de Dieu à cause de L’humble habit qu’il porte ou à cause de sa toilette négligée

1470. Que de personnes en mauvaise toilette vestimentaire, mais pleines de lumières et de secrets divins

1471. Que d’hommes honorables et exaltés aux yeux du monde, tels des Pôles de l’univers partout où ils passent

1472. Dont la renommée est très répandue dans le pays, alors qu’auprès de Dieu, ils ne sont nullement mieux cotés qu’un singe

1473. Revenons aux règles de bonne conduite, données en prose dans un ouvrage où il est question des "surates" du "Qurân"

1474. Des versets excellents et les mentions des Noms de Dieu (qui réunissent tous les avantages) soyez courageux et clairvoyants (il le faut bien) !

1475. Et notamment quand on voit que la vie est de courte durée et le temps insuffisant, soumettez-vous à Dieu, qu’il soit exalté ! Et éloignez-vous de tout ce qui nuit

1476. La lecture de la "sûrate" "AL Mulk" (chap.67) chaque nuit, préserve l’homme de toute frayeur dans la tombe

1477. Celui qui prie tous les jours deux "rakas" après la prière d’AL Isa récitant dans ces deux "rakâ"

1478. "Al Mulk" (V, ° 7) et "As Sajdat" (S.° 32 Dieu Très-Haut lui accorde la rédemption des fautes qu’il avait commises

1479. Et l’élèvera demain à un haut rang et lui enregistrera un bienfait à la place de chaque faute commise

1480. L’homme acquiert aussi, grâce à ces deux surates des avantages et la réalisation de ses vœux

1481. Les deux surates de AL Awâne (S.2) et Al Imrâne (S.3) suffisent comme argument, demain la tombe (pour répondre aux anges interrogateurs)

1482. Si tu lis la "surate" de "Al Awane "n° 2 dans une chambre, par peur des "Jinn" et de satan

1483. Ni Satan ni aucun démon ne pénétreront pour trois jours dans cette chambre

1484. Quiconque lit ces deux sûrates en entier, pendant la nuit afin d’obtenir un profit

1485. Dieu le clément l’élève au rang des adorateurs dévots parmi ses créatures et il ne sera jamais mésestimé

1486. Celui qui lit "Al Imrâne" ( S.3) un jour de Vendredi, les anges prieront avec humilité pour lui

1487. Du début de la lecture jusqu’à la nuit, d’après une relation rapportée

1488. Certes, le verset de Al Kursiyy(Ayatu-L-Kursiy) vaut le quart (1/4) du Coran en lecture

1489. Quiconque le lit, après une prière obligatoire, acquiert le meilleur viatique

1490. Car, rien, si ce n’est la mort, ne le sépare plus du Paradis de son Seigneur

1491. Il te suffit de lire les versets se trouvant à la fin de la sûrate de "Al Awane" n°2

1492. Si tu lis la fin de "Al Imrâne" dans une nuit, désirant l’agrément de Dieu le Clément

1493. Ton seigneur, qui est fort au-dessus de tout, désirant l’agrément de Dieu le Clément

1494. Ton Seigneur, qui est fort au-dessus de tout, note à ton profit, une récompense égale à celle d’une personne ayant prié toute la nuit

1495. Si tu lis la sûrate de "Al Duhâne" N° 44 dans une nuit, tu te réveilles le matin pur et exempt de tout péché

1496. Car soixante-six mille (66.000) anges implorent auprès du Seigneur la rédemption de tes péchés

1497. Sache, o mon ami, que la sûrate Ar-Rahmane est (V.55) appelée la reine du Coran

1498. On rapporte que la lecture de la Surate de "AL Hadîd" n° 57 du début jusqu’à la fin du verset six équivaut à la récitation de mille (1000) versets en récompense

1499. Les deux surates de Al-Kâfiroun n° 109 et d’An Nasr n° 110 équivalent en lecture, au quart du Coran

1500. Chacune des deux Sûrates Al Adiyât n° 100 et Idâ Zulzilat N° 99 équivaut à la moitié du livre saint

1501. O, mes frères, la surate d’Al Ihlas" (S.112) équivaut, sachez-le, au tiers du "Qur àn"

1502. Si tu la lis chaque jour, deux cents (200) fois, mon ami,

1503. Tu obtiens le pardon de tes péchés pendant cinquante (50) ans sauf les dettes que tes créanciers réclament

1504. Si tu la récites en prières ou à n’importe quelle heure

1505. Ton Seigneur te fait une assurance contre l’Enfer, prends donc l’habitude de la lire

1506. Quiconque la lit (12) fois après la prière du matin, sera traité comme ayant lu

1507. Tout le Coran quatre fois et sera considéré parmi les meilleurs habitants de la terre au jour du Jugement

1508. Puis, les deux sûrates qui viennent immédiatement après elle dans le livre, sont les meilleures choses par lesquelles tu cherches refuge en Dieu : suis-les

1509. Il n’y ni dans la Thora ni dans l’Evangile de semblables "Sûrates", ni même dans ce Coran "(Qurân)

1510. Si tu les lis sept (7) fois avec la "Fatiha" n° 1 et "Al Ihlas" n° 112 tous ces sept (7)

1511. Cela après la prière du Vendredi, avant toute parole profane, la station assise demeurant, Dieu t’accordent son Salut et te protège

1512. Contre tout mal que pourrait craindre un homme jusqu’au vendredi suivant, d’après l’ensemble des traditionnistes

1513. La lecture de la "Sûrate" "Al Kahf" (n° 18), le Vendredi constitue le moyen le plus éminent pour acquérir des avantages

1514. Si, désirant l’agrément de Dieu, tu la lis ce même jour, ton Seigneur t’illumine la distance qui te sépare de la Ka’ba

1515. Si on la lit un vendredi, elle illumine jusqu’au vendredi suivant au profit du lecteur

1516. Quant au lecteur de la "surate" de "Yâ Sîne", (S.36) il se verra pardonner toutes ses fautes

1517. Mon ami, si tu lis tous les jours, sans interruption, le verset de "Al Kursiyyi" jusqu’à "... AL Azîmi" (fin du 2e verset)

1518. La "Sûrate" de "Al-Duhân in extenso et le début de "Al gâfir" "surate" n° 40 jusqu’à Al Masîru (fin du deuxième verset)

1519. Tous les jours, matin et soir, on te préserve de tout danger à tout moment

1520. Quiconque récite la formule "Subhâna dil Mulki Wal Malakûti-Subhâna Dil Izzati Wal Jabarûtî-Subhâna-I-Hayyî -L-Ladî Lâ Yamûtu Subhûhun Qudûsun Rabbu-l-Malâ Ikati Wwar-Rûh" TRADUCTION

1521. "Gloire au Maître de l’Univers matériel et Spirituel" ! Gloire au Maître de la puissance et de la Force !

1522. Gloire au Vivant qui ne meurt jamais, qu’Il soit tout glorieux, tout saint !

1523. Lui, le Maître des anges et du grand Esprit "Al Ruh"

1524. Une fois dans un jour, dans une semaine ou dans un mois, verra l’année, Dieu le Maître des choses, lui pardonner tous les péchés

1525. Qu’il aurait commis dans cette année (conformément au rapport de AL GAZALI)

1526. La meilleure formule de demande de pardon dite le "Seigneur des "Al istig far" quiconque la récite matin et soir, obtient satisfaction :

1527. "Allâhumma, anta rabbî, lâ ilâha illâ anta halaqtanî wa anâ abduka wa anâ alâ ahdika wa wa dika mastata tu a ûdu bika min sarri mâ sasn tu abû - u laka bini maika a alayya wa abû - u laka bidan bî fag fir lî fa-innahû lâ yagfiru-d-dunû ba illâ anta"

TRADUCTION

"O Seigneur, Tu es mon Maître, il n’y a de Divinité que Toi, Tu m’as créé, je suis Ton esclave, j’observe tes ordres et attends Ta Promesse selon mes possibilités" "Je me réfugie en toi contre le mal de mes actions, je recours à Toi pour la reconnaissance de Tes bienfaits en ma faveur et je recours vers Toi pour mes péchés" "Accorde moi la rédemption de mes péchés car nul, si ce n’est toi, ne peut accorder la rédemption des péchés" 1528. O frères ! chaque fois qu’on veut t’entretenir de colifichets, recours au "Tasbîh" et au "Tahlîl"

1529. Ou bien réponds par la louange (de Dieu) ou par la négation en disant : "Subhâna-l-lâhi wabi -hamdihî Subhâna-l-lâhi wabi hamdihî Subhâna-l-lâhi-l-azîm" ou bien "Sub-hâna-l-lâhi-wal hamdu li-l-lâhi wa-l lâ ilâ ha illa-l-lâhu wa-l-lâhu akbar walâ hawla walâ quwata illâ bil-lâhi-l-âliyyi-l-azîm"

1530. Cela est plus avantageux, plus valeureux que ce bas-monde et tout ce qu’il contient

TRADUCTION

1531. Gloire à Dieu ! Louange à Dieu (2e formule - la négation). Il n’y a de Divinité qu’ALLAH, Dieu est grand ! Il n’y a ni moyen, ni force si ce n’est par Dieu le Très-Haut et le Très-Grand :

1532. Refusant ce pouvoir à quiconque autre que Dieu notre Seigneur, ou employant d’autres formules pour demander, nuit et jour, le pardon de Dieu et en méditant également

1533. Chaque fois que le sommeil assaille tes paupières, combats-le par des "rakas" de la sorte, tu triomphes

1534. Ne verse jamais dans la paresse, car vie est fugitive, il est sage d’éviter de perdre ton temps

1535. Frère, laisse la médisance, laisse l’ostentation dans les actes et aussi la fierté, laisse la jalousie et la présomption

1536. Le manque de pitié pour le genre humain, l’amour de se distinguer, d’être considéré au-dessus des gens de ta génération

1537. Quiconque réunit ces vices ou qui est entaché d’un seul (de ces vices) perd tout et périt

1538. Car cela cause le refus, par Dieu, de ses bonnes actions, il importe alors d’être intelligent

1539. Notre chef AL GAZALI s’est étendu sur ce sujet, que Dieu lui accorde éternellement son agrément

1540. L’origine en est un "Logia" provenant du meilleur Envoyé, à propose duquel a pleuré MUAD IBN JABAL

1541. En bref le contenu de ce récit est que le Prophète d’ALLAH, salut et paix sur lui

1542. A pris un jour MU AD en croupe sur le dos de sa monture, que (Dieu qui l’a préservé de l’impiété et du malheur lui accorde Son agrément)

1543. L’Elu leva son regard vers le ciel, louant Dieu le Bienfaiteur

1544. Et après avoir médité quelque temps, appela MU AD qui lui répondit : "Labbayka" O meilleur des créatures humaines !

1545. Le Prophète lui dit : "Je vais te faire une prédication utile, si tu l’appliques

1546. Mais si tu l’oublies, tu annules ton argument devant le Maître du ciel

1547. Puis il lui fit le récit (dont il est question aux vers 1531 et suivants) jusqu’à la fin, l’angoisse et la peur lui serrèrent fortement le cœur

1548. MU AD pleura par la suite, (Que Dieu lui accorde Son agrément ainsi qu’à tous ses frères musulmans)

1549. Revenons, encore une fois, sur les "Adâbs" qui doivent constituer la fin de ce livre

1550. Le fait de se soucier, disons-nous, des choses auxquelles Dieu attache une bonne fin de vie, fait partie des "Adâbs"

1551. Nous avons réalisé une bonne fin ici pour notre ouvrage, nous prions Dieu d’en faire de même pour notre vie

1552. Par Sa Grâce et par Sa Générosité, par Sa Bonté, Sa Mansuétude rayonnante

1553. MASSALIK AL JINAN (Itinéraires des Paradis) a pris fin ici, par la Grâce de notre Seigneur Munificent

1554. Louange à Dieu qui nous a permis de terminer notre ouvrage qui nous avait tant préoccupé

1555. Cette prose versifiée qui, dès son achèvement, surpasse en valeur et en beauté, la grosse perle, le corindon et le corail

1556. Dotée du pouvoir de la purification des cœurs qu’elle débarrasse de tout ce qui mène à la carence

1557. Elle renferme en sagesse mystique, une qualité qui, par sa quasi perfection, pourrait remplacer tous les livres du genre

1558. Par la Grâce de l’Auguste, du Majestueux, Que Dieu bénisse cet ouvrage de manière à m’accorder la satisfaction de tous mes besoins !

1559. Que Dieu fasse de cet ouvrage un itinéraire menant au Paradis pour quiconque s’engage dans sa voie

1560. Je sollicite, comme récompense, par Sa pure Bonté, Son Agrément, Son Pardon et Sa Grâce

1561. La joie, la lumière et la garantie contre tout châtiment dans la tombe, et contre le tourment au jour de la grande Terreur

1562. Que Dieu accorde et continue d’accorder salut et paix à celui qui nous a tirés des ténèbres

1563. MUHAMMAD, le meilleur Prophète, qui a abonni l’état du proche comme celui du lointain

1564. A sa Famille, à ses Compagnons adorateurs de Dieu et à toute personne qui suit leur chemin, parmi les serviteurs

1565. Tant que la science (religieuse) profitera à son versificateur qui l’enseigne par la Grâce de Dieu et lui procurera une heureuse fin.

1566. O, Seigneur accorde salut et paix à notre maître Muhammad



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